Urbex Sed Lex de Christian Guillerme

Présentation de l’éditeur :

Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté.
Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné…
Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition.
JAMAIS

Merci aux éditions Taurnada pour leur confiance.

Mon avis :

L’oeuvre commence par un prologue, qui m’a questionnée, pour son lien avec la suite de l’intrigue. Le lien se fera – un peu plus tard, mais il sera bien là.
Le roman met en scène quatre jeunes adultes bien dans leur peau, deux couples qui s’entendent bien, qui ne sont ni dans la rivalité, ni dans la jalousie. Quatre adultes, deux couples, Fabrice et Carine d’un côté, Théo et Chloé de l’autre, qui se sont connus et formés autour d’une passion : l’urbex. Je ne connaissais pas cette activité avant de découvrir ce livre, par contre, j’avais déjà entendu parler de la toitophilie (voici presque dix ans). Si je devais définir l’urbex (le mot vient de l’anglais urban exploration), ce serait l’exploration non de la nature, mais de ce que l’homme a crée, puis abandonné – sans trop savoir quoi en faire. Réhabiliter ? Détruire ? fermer les yeux sur tous ceux qui se lancent des défis et explorent ses lieux? Vaste questionnement auquel il faudra bien répondre sérieusement un jour. Là, un défi leur a été lancé, un défi contre une forte somme d’argent, qui leur permettrait, non pas de changer totalement de vie, mais d’y apporter des améliorations. Oui, l’argent a compté dans leur décision, mais aussi le fait d’explorer un lieu vaste et angoissant (à mes yeux) : un sanatorium désaffecté près de Dreux. Oui, il a existé, et existe encore, et oui, des personnes se rendent bien sur les lieux. Troisième oui : un gardien veille bien sur les lieux. Le lieu, devrai-je dire, qui suscite peur et souvenirs.
Ces quatre jeunes gens d’aujourd’hui se retrouvent plongés dans le passé, dans une géographie médicale qui nous montre la vie au temps où le BCG n’existait pas, au temps où la tuberculose était une maladie dont on guérissait peu, où les traitements (le pneumothorax) étaient extrêmement douloureux. La maladie frappait à tout âge de la vie – les enfants aussi avaient leur « place » dans ce sanatorium.
Mais les quatre jeunes gens n’ont guère le temps de s’interroger sur le passé : un événement se produit et change tout. Peut-on leur reprocher, comme ils se le reprocheront, d’avoir été naïfs ? Ils sont plutôt animés par leur passion.
Avec eux, face à eux devrais-je dire, des personnes qui nous font explorer l’inhumanité de certains êtres en France, et aussi sur d’autres continents. Ils n’auront d’ailleurs pas de noms, pas vraiment, puisqu’ils ont renoncé à ce qui les rendait humains. S’en rendent-ils compte ? Pas vraiment.
Alors, en dépit de tout ce qui nous est conté, en dépit de passages sombres, violents, désespérants, j’ai envie de terminer ma chronique en vous disant qu’il faut toujours tabler sur ce que l’homme a de meilleur, sur ce qui peut l’amener à se dépasser pour les autres. L’union de personnes solidaires est une force.

2 réflexions sur “Urbex Sed Lex de Christian Guillerme

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