Archive | 30 juin 2020

Opération porcelaine d’Hugo Buan

Présentation de l’éditeur :

A l’intérieur de la chapelle de l’Oratoire de Nantes, le musée d’Arts s’apprête à accueillir une des plus prestigieuses collections de porcelaines de différentes dynasties chinoises. La tête de monsieur Zhou, un des Chinois qui accompagne l’exposition, retrouvée sur un plat de la Famille Verte du XVIIIe siècle de la période Kangxi, dynastie Qing, laisse un arrière goût d’amertume aux organisateurs. D’autant plus que Zhou et son plat ont été retrouvé dans le Speed Rabbit, un manège de la fête foraine qui se déroule au même moment devant le musée. Et c’est avec un frémissement glacé que la police découvre avec horreur, la présence, sur place, de Fletcher Nowski, le malfrat amateur d’Art et néanmoins cousin du commissaire Workan.

Mon avis :

– Ce n’est pas mon cousin !

Ah, franchement, il est des gens qui sont durs de la feuille, il est des personnes qui ont la comprenette difficile. Combien de fois le commissaire Workan devra-t-il répéter que non, Fletcher Nowski n’est pas son cousin ! Il n’est que son cousin é-loi-gné, et s’ils ont quelques souvenirs en commun, si la soeur de Lucien Workan, Alice, juge de son état, apprécie Fletcher, ce n’est pas une raison pour rappeler constamment ce vague lien de parenté. Le commissaire a suffisamment de soucis comme cela dans sa vie personnelle, soucis qui implique son ex-femme et un agent immobilier – entre autre.

En attendant, il faut bien enquêter, et ce n’est pas rien. Alors que le musée d’Arts de Nantes s’apprête à recevoir une prestigieuse exposition, un meurtre est commis. C’est déjà assez pénible ainsi de constater que l’on a choisi d’ôter la vie à une personne, mais si en plus, on le fait en exposant sa tête de manière spectaculaire dans un manège de la fête foraine toute proche, c’est le début de gros ennuis. Le mort était un chinois faisant partie de la délégation chargée d’encadrer l’exposition de porcelaine chinoise, autant dire que les relations diplomatiques avec la Chine sont un peu tendues, et elles ne cesseront de se tendre tout au long du roman.

Fletcher Nowski, le coupable ? Mais pas du tout ! Voleur, escroc, certes, fantasque et imaginatif aussi, il n’en est cependant pas un meurtrier, et chercher une solution « facile » n’est pas chercher une vraie solution. Fletcher va déployer toute sa créativité pour mener à bien l’opération qu’il aura décidé, et il en fera voir de toutes les couleurs à son cousin, et à Prigent, son supérieur, qui ne manque pas d’imagination non plus – pour le pire.

Opération porcelaine ? Un polar drôle et divertissant.