Archive | 13 juin 2020

Sherlock, lupin et moi, tome 8 : le secret de l’oeil d’Horus

édition Albin Michel Jeunesse – 246 pages
Présentation de l’éditeur :
Londres, Noël 1871. Alors que l’humeur est à la fête, un sinistre événement vient secouer la ville : le directeur du British Museum a été assassiné, et dans des conditions très étranges. Seul indice : un symbole d’Horus, laissé comme un message… Irène, Sherlock et Arsène s’emparent aussitôt de l’affaire. Cette enquête périlleuse les mène sur les traces d’une expédition en Égypte vieille de vingt ans ! Les fantômes du passé ressurgissent pour dévoiler leurs secrets…
Mon avis :
Il est agréable de retrouver de vieux amis. Il est agréable de se replonger dans la lecture d’un roman de littérature jeunesse qui ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des idiots (non, ne suivez pas mon regard, mais j’ai des titres en tête), et qui offre une bonne intrigue policière.
Cependant, plus les tomes passent, plus je sens venir le moment où le chemin des trois héros se séparera, où l’amitié cèdera la place à autre chose – à moins de récrire l’histoire complètement, ce qui me paraît peu crédible au vue des commentaires d’Irene adulte.
En lisant ce livre, j’ai davantage pensé à Agatha Christie qu’à Sherlock Holmes ou Lupin. Il faut dire que nous partons en Egypte, et non en Inde – même si certaines péripéties de l’intrigue m’ont rappelé, habilement, une des enquêtes d’Holmes.
Oui, beaucoup de rappel, mais, je tiens à le répéter, rien de désagréable, et pas de nécessité, pour le jeune lecteur qui aurait ce livre entre les mains, de connaître les oeuvres de Conan Doyle ou de Maurice Leblanc pour apprécier ce livre. Lupin, d’ailleurs, ne veut pas se ranger, se lancer dans un emploi qui ferait de lui un homme qu’il n’est pas appelé à devenir. Quant à Holmes, il se voit obligé de demander l’aide de Mycroft, ce grand frère si particulier.
Il faut dire que l’enquête les plonge dans le passé, vingt ans plus tôt, lors d’une mission dont les conséquences ont explosé dans le présent, en cette veille de fête de Noël. Pourquoi autant de temps après ? Tout vient à point à qui sait attendre – et il est au moins une personne qui attendait, angoissée, les conséquences de ce qu’elle avait fait, ou laisser faire, ce qui revient parfois au même.
Pour ma part, j’attendrai patiemment la suite de la série.