Adventureland – Tome 1 La quête du maître des clés par Jason Lethcoe

Présentation de l’éditeur :

Un grand-père chasseur de trésors, c’est le rêve, non ? Sauf qu’Andy n’a jamais connu son super aventurier de papi. Tout ce qu’il en sait, à vrai dire, c’est ce qu’on a bien voulu lui raconter. Mais tout change le jour où il reçoit une lettre bien mystérieuse de sa part. Et en résolvant l’énigme qu’elle contient, Andy est loin d’imaginer le monde qui s’ouvre à lui. D’ado ordinaire, il devient le gardien d’un trésor inestimable, qu’il doit protéger à tout prix. Sur les traces de son grand-père, le voilà donc embarqué dans une aventure palpitante qui l’emmène à l’autre bout du monde, à la recherche d’une clef qui lui permettra de tenir le trésor loin de ceux qui le convoitent.

Mon avis :

Merci à Netgalley et aux éditions Hachette pour ce partenariat.

Ce livre est un roman d’aventures pour la jeunesse, et c’est peut-être le souci : il est vraiment destiné à un jeune lectorat. Alors, oui, il y trouvera son compte. Le héros, Andy, est jeune, attachant, parfois maladroit. Il s’affirme au fur et à mesure de son aventure. Surtout, il est entouré d’adultes prêts à l’aider au cours de son aventure, adultes qui font partie d’une organisation très bien organisée, nommé la Société, tout simplement, qui ne manque ni de moyens, ni d’originalité, ce qui est plutôt un point positif.

Maintenant… oui, certains points sont originaux. L’action nous fait partir de l’Oregon (qualifié par certains de Normandie des Etats-Unis) à Hawaï, et découvrir certaines légendes. Bien sûr, l’origine de tout ceci est ce grand-père chasseur de trésor, Ned Lostmore. Il a été tellement occupé par ses recherches et par ses trouvailles loufoques qu’il n’a pas vraiment pris le temps de voir son petit-fils. Leur rencontre ? Ce sera par l’intermédiaire d’une lettre, qui sera remise à Andy au cours de l’enterrement de son grand-père – l’expédition de trop ? Andy découvre aussi que son grand-père l’avait fait surveiller au cours de toute ses années pour voir si, contrairement à sa fille, il avait hérité de « l’esprit Lostmore ». Et là, cela a beau être un roman de littérature jeunesse, je coince un peu parce qu’un grand-père, si loufoque soit-il, n’a pas à estimer que son petit-fils est digne d’intérêt – ou pas. Certes, il lui donne confiance en lui en lui donnant mission sur mission, et en lui donnant de nombreux moyens de se protéger, cependant je me demande pourquoi il n’en a pas fait autant avec sa fille, personnage qui sera simplement « sa fille » ou « la mère d’Andy ». Ni description, ni intervention dans le récit, si ce n’est qu’elle laisse son fils partir en expédition. En lisant ceci, j’ai pensé à tous ses lecteurs qui reprochaient au personnage de Fantômette de ne pas avoir de parents – tout comme Tintin ou Mickey, d’ailleurs. Andy a des parents, et ils disparaissent du récit avec une facilité déconcertante.

De même, nous avons d’un côté les gentils, de l’autre les méchants, ou pour être plus littéraire, deux organisations rivales, l’une la Société œuvrant pour le bien, l’autre le Collectif œuvrant pour le mal, ce qui est à nouveau un classique des romans d’aventures. Pas de nuance, pas vraiment de nuances, le méchant étant très méchant, très laid, très doué aussi – enfin presque – et il ne saura pas utiliser à bon escient ce qu’il pourrait découvrir. Il est quand même un personnage qui navigue entre les deux camps : Abigail, fille d’Albert, un des alliés les plus sûrs de Ned Lostmore, a rejoint les rangs du Collectif, pour des raisons assez classiques, je dois dire. Elle aide donc activement le professeur Phink, sans trop se poser de question sur ce qu’il lui demande de faire. La « méchante » est donc un personnage féminin, mais je vous rassure tout de suite, il est aussi des femmes parmi les « gentils », dont une vieille guérisseuse. J’ai envie de dire « heureusement ».

De l’originalité, oui, mais pas forcément assez exploité. Certains points le sont, je pense notamment à l’invention-serviteur-sous-marin de Ned, à savoir Boltonhouse. D’autres le sont moins, comme ses perroquets multicolores, qui apparaissent, ont droit à une scène, et disparaissent tout aussi vite. Même le professeur Phink aurait pu être davantage exploité. Certes, c’est un tome 1, mais il ne me donne pas vraiment envie de découvrir le tome 2.

Si vous cherchez un roman d’aventures bien meilleurs, je vous conseille Dossier Evan Cartier – Tome 2 – Cité secrète par Déborah J. Marrazzu publié chez le même éditeur.

 

 

2 réflexions sur “Adventureland – Tome 1 La quête du maître des clés par Jason Lethcoe

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