Robicheaux de James Lee Burke

édition Rivages noir – 506 pages
Présentation de l’éditeur :
Dave Robicheaux découvre qu’il est peut-être l’auteur du meurtre sur lequel il enquête. Plus que jamais c’est un homme hanté par des fantômes…
Mon avis :
Quel plaisir ce fut pour moi de retrouver Dave Robicheaux ! Certes, il s’en est passé, des événements, depuis sa dernière enquête. Molly, sa troisième femme, est morte dans un accident de voiture. Alafair a percé en tant que romancière et scénariste. Clete reste Clete, toujours aussi borderline, et le coeur sur la main. Dave doit faire face non pas à ses démons, mais à ses fantômes dans cette Louisiane qui est un un « asile psychiatrique en plein air », où la cirrhose est héréditaire. Mais j’ai vraiment aimé me retrouver dans cette Louisiane poisseuse, avec ses affaires non réglées, non résolues, et cette absence de volonté que les choses bougent. Il est effarant de voir les affaires qui, dans la vie, ont réellement été classées – l’affaire du Superdome, la fusillade sur le pont pour ceux qui essayaient simplement de survivre : leurs échos sont bien présents dans le livre.
Dave est fidèle en amitié, quel que soient ce que ses amis sont devenus. Il est cependant lucide sur ses personnes dont il était sûr, dont il connaissait les engagements : il ne peut que constater, témoin des ambitions individuelles et du temps qui passent, à quoi certains sont capables de renoncer, avec qui ils peuvent s’allier pour parvenir à leur fin.
Pas de blanc, pas de noir, mais une zone grise pour ces personnages que l’on retrouvera dans le prochain volume, je l’espère (oui, je me suis renseignée). Racisme, misogynie, système judiciaire timoré, déficient, sont les fondements de cette société où pas grand chose ne va. J’oubliai la manipulation, toujours utile quand on ne veut surtout pas se salir les mains. Robicheaux est une fresque mêlant passé et présent, avec un souffle épique que l’on ne peut oublier.
Vous l’aurez compris, je suis fan, et j’aime être emportée dans cet univers littéraire si particulier.

12 réflexions sur “Robicheaux de James Lee Burke

  1. Dave Robicheaux, j’avais commencé à lire sa série et puis j’ai plus eu le temps, j’ai fait autre chose et il est allée rejoindre tous ces personnages intéressants de romans que je n’ai pas le temps de suivre… Je vais aller chialer, tiens…

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