Le message du pendu de Pieter Von Aspe

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 Mon résumé :

Une famille toute entière a été tuée. Le père aurait tué sa femme et ses enfants avant de se suicider, ce sont du moins les conclusions du légiste, arrivé de Pologne six mois plus tôt et déjà très ami avec Van In. Et si les apparences étaient trompeuses ? Le commissaire brugeois enquête.

Merci à Asphodèle qui m’a offert ce livre pour mon anniversaire.

Mon avis :

Revoilà mon cher Van In ! Et il a des problèmes, oh, là, là, mais alors de gros problèmes. Il est presque à deux doigts du divorce. Non, pas avec Hannelore. Encore que… Ils ont bien de petits soucis de couple, Hannelore prenant la mouche facilement mais rien n’est insurmontable. Non : Van In est à deux doigts de divorcer de la Duvel ! Il supporte moins bien l’alcool qu’avant, et au bout de trois bières… il ne réfléchit plus de manière cohérente. Enfin, suffisamment pour se rendre compte qu’il n’a plus ses capacités d’antan, et qu’il craint de ne pouvoir mener à bien cette enquête.

Elle est en effet particulièrement cruelle : une femme et ses deux enfants ont été sauvagement assassinés, le père a été retrouvé pendu dans les combles. Drame familial suivi d’un suicide ? C’est ce que tout laisse à croire. Van In, cependant, a des doutes, et subodore une réalité bien plus complexe. Pourquoi ce père aimant, cet époux attentif, ce gendre si aimé par son beau-père, qui ne veut pas le voir coupable, aurait abattu toute sa famille avec tant de sauvagerie ? De plus, il était à la pointe de l’écologie, et reversait une partie de ses bénéfices à des oeuvres de charité.

Il faut, littéralement, un autre meurtre pour relancer l’affaire, celle d’une prostituée de luxe, maîtresse du disparu. Comme quoi, il avait des zones d’ombre, qu’il vaut mieux explorer, même si certaines personnes, très haut placé (non, plus haut encore…) ne le souhaitent pas vraiment. Manque de chance (pour elle) : Van In est bien connu des services plus vraiment secrets, il n’est pas le genre à abandonner une affaire. Que faire, que faire ?

Le message du pendu nous plonge à la fois dans les rouages et les magouilles de la politique belge et dans son passé colonial, un peu oublié, sauf par ceux qui veulent récrire Tintin au Congo. Ah, il était joli, le temps des colonies. Dommage que, maintenant, on ne puisse plus tout faire en toute impunité. Dommage aussi que les faibles, les sans-grades, les gens qui n’ont que l’amour pour vivre ne se laissent plus manipuler facilement. Ils mettent tant de temps à bien vouloir mourir. Et Van In qui continue à mettre de la mauvaise volonté à disparaître du paysage. La justice est très lente, aveugle, cause des dégâts irréparable,  elle finit pourtant par triompher. A quel prix.

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14 réflexions sur “Le message du pendu de Pieter Von Aspe

  1. C’est ce qu’on appelle une affaire rondement menée Inspecteur Sharon : reçu, lu et chroniqué en à peine 5 jours, waouh ! Mais c’est que tu me tenterais en plus si je n’en avais pas tant sous le coude !!! Je ne dis pas que je n’y viendrais pas un jour, ton enthousiasme est contagieux ! 😉 Bises

      • Un peu exclusif, aussi. Le belge comprendra mieux les sous-entendus, les tensions, parfois… plus difficile de passer en France, sans doute.

        Pourtant, il a du talent !

      • Oui, c’est sur. Mais quand je vois le succès des polars suédois… Et je suis sûre que nous ne comprenons pas tout. Ainsi, j’ai cité le titre d’un roman de Sjöwall et Wahlöö devant une copine d’origine suédoise – pour savoir si le titre était bien traduit. Elle s’est littéralement décomposée, m’a dit de ne jamais dire cela si j’allais en Suède, parce que c’était une insulte très grave contre la police, et que je finirai au poste !

      • Non, nous ne savons pas tout ce qu’il se passe en Islande ni en Suède et ailleurs dans le Nord. Mais ils sont plus populaires que les Commissaire Van In !

        Qu’est-ce qui était une insulte ?? le titre du livre en suédois ou le nom des inspecteurs ? Ou alors, c’était ta prononciation qui était si mauvaise que ça en devenait une insulte ?? 😀

      • La Belgique ne fait pas rêver… ou bien Van In boit trop, est trop heureux en ménage, et cela dérange. Et que dire d’un adjoint gay même pas bourrelé de remords ?
        Le titre du livre en suédois, et la première traduction française du titre, modifiée depuis. Je ne me suis pas risquée à prononcer.

      • Je sais que les gens ne sont jamais content : si le personnage est trop bien, ça fait râler, s’il a trop de vices, aussi. 😆 Sacré Van In !

        Je vois… trop peur de terminer ta nuit au poste 😀

      • Effectivement, ils ne le sont ja-mais. Ou alors, il faudrait que Van In rentre dans une abbaye… pour y fabriquer la Duvel, bien sûr.
        Je ne suis jamais allée en Suède, cela ne risque donc pas. 😉

      • Les abbayes ont été démantelées lors de la révolution française, si mes souvenirs sont bons… La Duvel, c’est pas de la pisse de chat, c’est fort !! Van in ne se contente pas d’une Jupiler, lui ! 😉

      • Certaines ont été rouvertes à la Restauration. J’ai quelques adresses, où il est possible d’effectuer une retraite spirituelle – et il paraît que certaines vedettes du show-biz ne s’en privent pas !
        Le jour où Van In demandera du Champomy, ce sera le début de la fin !!!

      • Maredsous, tu peux aller te retirer, des étudiants y vont souvent pendant les périodes de blocus. Les vedettes frôlent plus le burn-out que nous, sans doute… 😀

        Non, pas du Champomy, c’est à vomir !

  2. Pingback: Challenge ABC polar 2015 | deslivresetsharon

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