Archive | 2 février 2015

Journal d’un louveteau garou XIV

Cher journal

Oui, je sais, je t’ai déjà écrit samedi, mais là, c’est une urgence !

– Je confirme, dit Valère, c’est une urgence.

Aujourd’hui, c’était la chandeleur. Autre bonne nouvelle : le CPE est revenu sur sa décision de démissionner, et il a repris du service à la surveillance de la cantine. Troisième bonne nouvelle : une chef cuisinière remplaçante a été embauchée. Pour être plus précis, elle vient mettre la patte à la pâte.

– On aurait quand même dû se douter que cela allait dégénérer ! La soeur cadette de monsieur Trukenski ne lui ressemble pas du tout. Elle a des cheveux, elle.

– Elle est quand même sacrément costaude !

Puis, pas de bol pour le CPE : elle était aussi une de ses ex. Sauf qu’elle n’a pas démissionné : elle est arrivé avec la pôele à crêpe portée avec élégance, tel le dernier sac à main à la mode, et l’a assommé d’un revers de poêle à faire pâlir d’envie les meilleurs tennismen !

On n’aurait pas dû : on a tous applaudi.

@bientôt cher journal !

Anatole Sganou, 4e Bleu.

Valère Sganou, 6e Cyan.

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Pour l’amour de Claire d’Edwige Danticat

9782246808916-XPrésentation de l’éditeur :

A Villa Rose, un petit village côtier au sud de Port-au-Prince, tout le monde se connaît. Une embarcation de pêcheur vient d’être emportée par une gigantesque vague et une enfant, Claire, a disparu. Elle venait d’avoir sept ans et de comprendre que son père envisageait de se séparer d’elle, qu’il aimait plus que tout au monde et qu’il élevait seul depuis la mort de la mère en couches, pour la confier à une femme aisée…

Mon avis :

Ce roman doit être très bien, sauf que je ne l’ai pas aimé du tout, sans doute parce qu’à la lecture de la quatrième de couverture, je m’attendais à tout autre chose. Je pensais que le récit serait centré sur Claire, il n’en est rien, elle disparaît au premier chapitre, et ne réapparait que dans le tout dernier. Bien sûr, il sera question d’elle de temps à autre dans le roman, mais elle n’est alors qu’un personnage en arrière-plan.

En fait, le roman semble tisser d’un ensemble de nouvelles, mettant en lumière un des personnages du livre, sans parfois que j’ai perçu immédiatement le lien entre les personnages précédemment rencontrés. Le récit effectue de nombreux retours en arrière, osant même l’inversion de l’ordre chronologique dans le premier chapitre, et s’il n’est pas si difficile de se repérer dans le temps, cette gymnastique constante gâche un peu le plaisir de lecture.

Je n’ai pas aimé non plus la résignation des personnages. La mort est omniprésente, la violence aussi, et rares sont ceux qui osent lutter. Je n’en dirai pas plus, parce que je pense que ceux qui sont plus sensibles que moi à ce genre littéraire, à la littérature haïtienne prendront plaisir à lire ce livre, un plaisir qui m’a fui. challengerl2014