Archive | 25 mai 2014

Molosses de Craig Johnson

Molossesédition Gallmeister – 330 pages.

Mon résumé :

Comté d’Abarosa, Wyoming, le moins peuplé des comtés de l’un des Etats d’Amérique les moins peuplés. Il neige, et grâce à la neige, le gentil papy de Duane a pu s’initier au ski, accrochée au pare-choc de la voiture de son petit-fils au moyen de 35 mètres de corde en nylon. Ce n’était pas volontaire ? Tant pis ! Papy, la boite aux lettres qu’il a heurté et la vitre arrière du véhicule vont bien. Ajoutons également que Walt Longuemire est chargé de retrouver le propriétaire d’un pouce égaré pendant qu’un de ses homme lui donne sa démission, et vous comprendrez que rien ne se passe jamais comme prévu.

Mon avis :

Je suis conquise ! Emprunté hier, lu quasiment d’une traite, j’ai adoré retrouvé l’univers inimitable de Craig Johnson.

Il faut dire que Walt, son héros, est abondamment sollicité. En plus de toutes les mésaventures que je vous narre dans le résumé, il doit organiser le mariage de sa fille, ou plutôt convainre la nation cheyenne (à savoir son ami, Henry Standing Bear) de marier sa fille et son fiancé, qui a pour principal défaut d’être flic (et le plus jeune frère de Vic, son adjointe). Puis, Walt est un homme, un vrai, et ses précédentes aventures lui ont laissé quelques séquelles. Quant à savoir laquelle en particulier, c’est assez dur à déterminer :
– Ouaip, ou alors, c’est quand je me suis fait piétiner par un cheval, cisailler les jambes par un Vietnamien, écrasé par un Indien de 2,10 m, ou quand je suis tombé du pare-chocs arrière d’une voiture à Philadelphie, ou que je me suis battu avec un camé, ou que j’ai été bouffé par le gel dans la montagne. (Il poursuivit son examen, le visage inquiet.) Cette dernière année a été assez chargée, comme ne cesse de me le rappeler Isaac Bloomfield.

Cependant, cette enquête, apparemment déjantée, ludique pour un homme qui a traversé autant d’épreuves, l’entraînera bien plus loin qu’il ne le pense. La faute à certaines personnes, pas très recommandables, qui ont choisi le Comté comme planque, et ne pensent pas qu’on viendra déranger leurs petites affaires et leur précieuse tranquillité. Raté.

Message d’espoir ? Pas vraiment. La nature humaine est toujours aussi sombre, le bonheur difficile à atteindre, encore plus à conserver. Les Roméo et Juliette du Wyoming ont vraiment une drôle d’allure, ce n’est pas pour cette raison qu’ils n’auraient pas mérité d’être heureux. Les témoins, bientôt les suspects, ne pensent qu’à s’échapper, puis à s’écharper – comme si la cellule du bureau du shérif n’était pas assez confortable ! Bien plus que le manteau neigeux qui recouvre le Wyoming.

Dernier point, et non des moindres pour moi : les chiens, les deux molosses qui donnent leur nom au roman, ne sont pas inutilement sacrifiés, même quand le malheureux Longuemire paiera (et largement) de sa personne lors de leurs confrontations.

A quand la prochaine aventure ? Dès que la longue convalescence du shérif sera terminée !

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