Archive | 21 mai 2014

Les dames mortes de Robert Vincent

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Mon résumé :

Une jeune femme a été tuée dans un colombier en Normandie. Elle n’est autre qu’une scientifique éminemment reconnue. Qui a bien pu vouloir la tuer, et commencer s’y est-on pris ?

Mon avis :

Une nouvelle enquête commence, pour l’équipe du commissaire Faidherbe. La différence avec les trois précédents opus est l’absence du chef de la police havraise, porté disparu depuis deux mois. Autant le dire tout de suite : Victor Etrela est bien plus préoccupé par l’enquête qu’il mène pour retrouver son chef que par le meurtre de la célèbre scientifique. Il retourne souvent à l’appartement de son chef, gardé intact par Josette Ba, sa femme de ménage, dans lequel il peut croiser la belle Irina, la fiancée que la fille de son chef a fait venir des pays de l’Est et que le malheureux Faidherbe n’a pas pu connaître.

Et pourtant, un meurtre a bien eu lieu, avec une précision quasi-chirurgicale. Qui pouvait bien en vouloir à cette chercheuse, qui faisait l’admiration des milieux médicaux ? L’enquête progresse, et avec elles, des découvertes sordides, à la limite du supportable parfois. Rarement descriptions auront été aussi glauques, sans pour autant prendre place dans les traditionnelles séances d’autopsie dont nous régalent les séries policières télévisées. Nous sommes à la fois dans le roman policier, le roman réaliste (la Normandie des cambrousses paumées y est parfaitement restituée) et la science-fiction. Les deux auteurs conservent de plus une pointe d’humour qui est la bienvenue.  Ils battent aussi en brèche certains clichés. Pas le racisme pur et dur, non, juste le racisme ordinaire, les idées préconçues, dont on ne s’aperçoit même plus à quel point elles sont simplistes.

Les dames mortes est à lire pour les amateurs de polar scientifique, munis d’un estomac bien accroché.

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