Archive | 22 mai 2014

Ad Unum de Didier Fossey

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Présentation de l’éditeur :

Paris, Février 2011, le froid, la neige, le verglas. Un délinquant notoire est retrouvé pendu, portant une inscription sur son front : « Ad Unum », dont la traduction signifie « Jusqu’au dernier ». Deux autres victimes ont déjà été découvertes dans les mêmes conditions. Quelles sont les motivations du tueur qui s’avère méthodique et discret ? L’enquête s’avère difficile pour le Commandant Boris Le Guenn et les membres de son groupe, le tueur n’hésitant pas à les impliquer personnellement dans sa descente aux enfers pour arriver à ses fins. Mais tout bon rouage est susceptible d’être grippé. Même si ce ne sera pas sans dégâts…

Mon avis :

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé le commandant Boris Le Guenn pour cette nouvelle enquête. Tout va bien dans la vie privée de ce commandant « normal », ses enfants sont en bonne santé, son petit carlin est en pleine forme, et sa femme… Ah, pardon, c’est là que cela coince. Autant, dans le premier volume, Soizic savait bien qu’elle avait épousé un flic et qu’on ne pouvait pas lui demander d’avoir des horaires de bureau, autant elle s’impatiente sérieusement quand Boris oublie de la prévenir de ses retards conséquents. Et Boris de ne plus comprendre grand chose aux femmes en général, et à la sienne en particulier.

Il faut dire que la nouvelle enquête qu’il a sur les bras est assez conséquente : trois meurtres, trois exécutions, dirait-on. Les points communs ? Tous ont été pendus, tous étaient de petits délinquants, plusieurs fois condamnés, sans jamais avoir effectué de très longs séjours en prison. C’est quand même pénible, ceux qui se prennent pour des juges et bourreaux ! Comme si Le Guenn n’avait pas assez à  faire avec les vrais procureurs, les vrais avocats qui ne portent pas les policiers dans leur coeur.

Oui, l’enquête n’est pas facile, et remonter la piste du tueur demande de l’acharnement. Comme dans un polar américain, une course contre la montre s’engage pour l’empêcher de faire de nouvelles victimes. Comme dans un polar américain, un « profileur » apporte son aide généreuse et dresse un profil relativement intéressant du meurtrier. La différence, dans ce polar français, est qu’il se concentre sur l’aspect humain, non sur la violence. Pas de scènes d’autopsie à rallonge, pas de description minutieuse des conditions de l’exécution. Nous sommes d’abord du côté des (futures) victimes, puis des enquêteurs et enfin, seulement, de celui des membres de ce tribunal hors-la-loi et de leur chef. Des retours en arrière nous permettent d’appréhender la personnalité de ce dernier, et d’éprouver une certaine empathie pour celui qu’il a été. Pas pour celui qu’il est devenu. Mais qui est le coupable, cette fois-ci ?

Ad Unum est un très bon roman policier, que je ne peux que vous recommander.

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