Isaac, caniche maniaque par Charles Mazarguil

éditions Poulpe fictions – 168 pages.

Mon avis :

Mais quel est ce sagouin, cet irresponsable ? Non, je ne parle pas d’Isaac, je parle de son maître Oscar ! Ce citadin célibataire a besoin de faire des rencontres, de s’aérer, du coup, il part en Espagne et laisse son fidèle compagnon à son cousin Hubert, dans une ferme, sans même se demander si son cher et tendre compagnon à quatre pattes sera bien traité. D’ailleurs, se préoccupe-t-il vraiment du soin à donner aux animaux autres que son caniche abricot de salon ? Je ne pense pas.

Son cousin est un fermier, un vrai de vrai, pour qui les animaux sont là pour le profit qu’il peut en tirer. Par conséquent, la place d’un animal est pour lui dehors, et il n’hésite pas à user de violence pour bien maintenir Isaac dans les limites qu’il lui a assignées. Je sens bien que, grâce à ce livre drôle, ou ce drôle de livre comme vous voudrez, on peut lancer un débat sur la place que l’on veut bien accorder aux animaux, ce paradoxe qui fait que certains sont choyés, comme Boris le chat et d’autres non, comme Barbie, la chienne, et ce, au sein d’un même foyer, alors que tous deux appartiennent à la catégorie des « animaux domestiques ».

Si pour Isaac, la vie à la ferme n’est pas la vie de château, il découvre très vite que c’est aussi le cas pour les autres animaux. D’ailleurs, certains disparaissent, comme Zog le cochon, frère de Zig et de Zag, ou des poulettes Aurore, Jasmine et Elsa, disparues, jamais revues. Si certains pensent à un complot extraterrestre, le lecteur aura sans doute compris pourquoi les animaux disparaissent pour ne plus revenir – même sans connaître La ferme des animaux d’Orwell, auquel le chapitre 12 rend hommage. Il faudra néanmoins qu’Isaac endosse une casquette de détective (virtuelle) et mette son flair à contribution pour tirer les choses au clair.

Que faire ? Eh bien, les animaux, sous la direction d’Isaac, vont agir, et c’est vraiment très drôle, tirant partie de leur union, qui fait leur force des faiblesses d’Hubert, qui semble méconnaître certains recoins de sa ferme. Ne ratez surtout pas l’épilogue de cette douloureuse aventure à la campagne (à mon avis, la suite risque d’être encore plus surprenante pour Isaac !).

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