Pandémia de Franck Thilliez

couv63722610Présentation de l’éditeur  :

Comme tous les matins, Amandine a quitté sa prison de verre stérile pour les locaux de l’Institut Pasteur. En tant que scientifique à la Cellule d’intervention d’urgence de l’Institut, elle est sommée, en duo avec son collègue Johan, de se rendre à la réserve ornithologique de Marquenterre pour faire des prélèvements sur trois cadavres de cygnes. Un sac avec des ossements est trouvé dans l’étang.

Mon avis :

J’aime bien rédiger, de temps en temps, des avis qui ne servent pas à grand chose. Les fans de l’auteur, de Franck Sharko et de Lucie Hennebelle se seront déjà procurés le livre et l’auront lu, les autres non, et mon avis n’y changera rien. Pour ma part, je n’avais lu qu’un roman de cet auteur, il y a très longtemps – mais là, je dois dire que j’ai été absolument scotchée.

Je l’ai lu en 24 heures – dans le train, dans un parc, et même pendant les entractes de la dernière représentation de l’Alvin Ailey compagny à Paris. Il est vraiment très difficile de lâcher ce livre, tant il est efficace. L’intrigue est si bien construite que je n’ai pas senti sa construction. Elle s’appuie sur le volume précédent ? Ne pas l’avoir lu ne m’a pas gêné, tant les rappels sont suffisamment bien intégrés à ce roman pour que je ne me sois jamais sentie perdue.

Dois-je préciser que les personnages, je parle bien sûr de Sharko, de Lucie, de Nicolas et de Camille, sans oublier Amandine et son mari Phong sont attachants ? Ceux qui suivent la série sont déjà au courant. Et pourtant, Amandine, et son besoin de tout contrôler, de protéger à tout prix son mari gravement malade tout en prenant des risques inconsidérées pour elle-même peut paraître déroutante – n’est-ce pas une autre manière de le protéger à toute force, mais aussi de le garder pour elle toute seule ?

Et il y en aurait encore à dire sur ce livre, même si je pense qu’il est plus important de le lire que de le chroniquer. Les formes de délinquance et de terrorisme qu’il décrit sont particulièrement angoissantes, et nous questionnent. Serions-nous prêts si une épidémie de grande envergure survenait ? Pas vraiment. Sommes-nous vraiment aptes à lutter contre les nouvelles formes de délinquance ? On fait ce qu’on peut. Sommes-nous toujours bien informés ? Bien sûr que non ! A l’heure des chaînes d’info en continue qui rabâchent les mêmes informations en continue, il serait reposant de croire que nous savons tout – et nous serions alors vraiment très naïfs.

De même, les personnages, Franck Sharko en tête, sont persuadés que le mal existe – tout comme, de l’autre côté de l’Atlantique, Maura Isle, l’héroïne de Tess Gerritssen. Et ceux qui le font ne sont pourtant pas persuadés de le faire – il est encore des personnes, et pas forcément très loin de nous, qui pensent que certaines personnes ont plus le droit de vivre que d’autres.

Pandémia, un roman bien construit, bien écrit, qui donne à réfléchir.

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13 réflexions sur “Pandémia de Franck Thilliez

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