Archive | 14 août 2015

Appel du pied de Risa Wataya

51FP3ZZH15L._SX297_BO1,204,203,200_Mon résumé :

Hatsu n’arrive pas à s’intégrer au lycée, elle ne parvient à s’intégrer à aucun groupe, d’ailleurs. Elle a même l’impression que sa meilleure amie l’a rejetée, alors que celle-ci tente au contraire de rester proche d’elle, tout en liant de nouvelles amitiés. Hatsu se rapproche presque malgré elle de Ninagawa, un jeune garçon encore plus renfermé qu’elle qui n’a qu’une passion : une jeune mannequin sur laquelle il collectionne tout.

Mon avis  :

Court roman ou longue nouvelle ? C’est probablement ainsi qu’en France, on classerait ce livre. Il nous offre un moment de la vie d’Hastu et de Ninagawa, particulier, certes, mais pas décisif.

Ce qui ressort de ce livre est la profonde solitude dans laquelle se trouvent ses personnages. Ninagawa est seul avec sa passion hors-norme pour cette mannequin-chanteuse, il n’est pas qu’une groupie, il est le détective privée de sa vie, guettant le moindre article sur elle, notant le moindre lieu où elle est passée, tel un historien de sa vie. Ninagawa vit quasiment en autarcie dans sa chambre, n’ayant que quelques contacts obligatoires avec le monde extérieur, y compris avec sa propre mère qui semble pourtant veiller sur lui, prendre soin de lui, même si lui n’aime pas que l’on prenne soin de lui.

Hatsu semble encore plus isolée que lui – volontairement. Ne trouvant sa place nulle part, ne sachant d’ailleurs pas très bien ce qu’elle veut faire de sa vie, totalement coupée des autres. Comme souvent dans la littérature japonaise contemporaine, je ne peux que remarquer le fossé entre la jeunesse et le monde des adultes : les deux évolulent les uns à côté des autres.

Y a-t-il une lueur d’espoir dans ce roman, une possibilité de changement ? Pas tant que cela, à moins d’imaginer qu’Hatsu prenne enfin les mains qui lui sont tendues.