L’enquête interrompue de Renato Olivieri

Mon avis :

Ce roman date des années 80. Cela se sent, parce que l’enquêteur fume. Et oui, c’est quasiment impossible, de nos jours, de présenter un policier en possession d’un paquet de cigarette, sauf si celui-ci est une pièce à conviction. Et pourtant… se pencher pour attraper son paquet de clopes sauve la vie du vice-commissaire. Mais qui a bien pu avoir l’idée d’abattre Ambrosio ?
L’enquête est pourtant des plus ordinaires, de prime abord. Un journaliste a été retrouvé assassiné dans un parc. Un vol qui a mal tourné ? Ce serait trop facile, surtout que la vie privée de Walter Merisi, tout comme sa vie professionnel, était très compliquée, pour ne pas dire parsemée d’ombres (légères) et de contradiction. Ambrosio s’acharne, il veut comprendre les liens qui unissent les différents protagonistes, voire le dessous de cette affaire. Il croise de bien curieux personnages, du travesti incompris (le début des années 80 vous dis-je, et encore, je ne suis pas sûre que les choses aient tant changé que cela) au colonel des services secrets à la retraite en passant par son chauffeur sanguin. Qui a-t-il pu déranger pour qu’on cherche à l’écarter de manière définitive ?
Fait rare : l’enquête est bien interrompue, par le changement de grade d’Ambrosio. Le hasard fait bien les choses, non ? Il laisse pourtant un goût amer au quinquagénaire milanais. Le lecteur saura pourtant qui et pourquoi ont commis ce meurtre – être réaliste, crédible, c’est aussi montrer les limites d’un système judiciaire, quel qu’il soit.
L’enquête interrompue est un roman policier italien solide et bien construit. N’hésitez pas à découvrir l’oeuvre de Renato Olivieri et son héros Ambrosio s’ils croisent votre route.

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30 réflexions sur “L’enquête interrompue de Renato Olivieri

  1. J’avoue que pour la cuisine, je fais souvent « italien » mais pour les polars, je suis au Nord !!! Ha un livre où on fume mais quel bonheur !!! Dit celle qui vient d’arrêter et crache encore ses poumons goudronnés ! 😆 Non mais c’est vrai, c’est de la censure la plupart du temps car les gens fument toujours autant qu’avant, faut pas croire ! Cet aparté terminé, je le note pour quand j’aurais fini mes Erlendür !!! 😉

      • Je ne suis pas pro-tabac mais je refuse la censure et l’hypocrisie comme je refuse la posture comme quoi tous les flics seraient alcooliques, névrosés, etc. Ça ne traduit plus du tout la société dans laquelle nous évoluons ! Grrr !

      • Je ne suis pas pro-tabac non plus, j’aurai du mal (un de mes cousins est mort d’un cancer des poumons à 44 ans) mais ce n’est pas pour autant qu’il faut nier une réalité, ou stigmatiser les fumeurs.
        Bien sûr que non ! Mais à cet égard, le livre que je vais chroniquer ce soir est bourré de clichés.

  2. Ça fume et ça ne textote pas, ce qui est un plaisir (pour le GSM parce que pour la cigarette, je ne fume pas – juste la pipe). 😆

    Non, trop à lire, trop de tentations, trop… et trop is te vell !

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