Archive | 26 mars 2017

Nuit de Bernard Minier

Présentation de l’éditeur :

Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l’hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L’inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d’une technicienne de la base off-shore.
Un homme manque à l’appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz.
L’absent s’appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié.
Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d’un enfant.
Au dos, juste un prénom : GUSTAV
Pour Kirsten et Martin, c’est le début d’un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.

Mon avis  :

Oui,je vais dévoiler un peu de l’intrigue, parce que ce n’est plus vraiment un secret : dans ce volume, Martin Servaz retrouve son ennemi de toujours, Julian Hirtmann, et l’affronte. Cet affrontement est un peu décevant, et je suis presque sûre que beaucoup de lecteurs auraient voulu que les choses se passent autrement. Maintenant… l’auteur a conçu son roman ainsi, et c’est à nous de faire avec, voire de nous demander pourquoi l’intrigue est conçue ainsi (cinq années d’étude de lettres, je ne me refais pas).
Je classe ce roman dans la catégorie « roman français », très français, et le détour par la Norvège n’y fera rien. D’ailleurs, j’ai failli refermer le livre dès le premier chapitre, parce que l’enquêtrice ne m’attirait pas plus que cela, il est des policières scandinaves bien plus charismatiques – et bien plus professionnelles. Quant à la suite, j’ai eu du mal avec les péripéties, parfois trop beaux pour être vrais, ou alors trop prévisibles, déjà lus ou vus dans de nombreux romans, pour ne même pas parler de séries policières françaises. De même « l’administratif » prend de la place : pour le coup, cela ne m’a pas dérangée, sans doute parce que les précisions étaient nécessaires à cause de la présence de l’enquêtrice norvégienne et des péripéties dont j’ai déjà parlé. Oui, les mêmes qui ne m’ont guère emballée. J’ai d’ailleurs posé le livre à plusieurs reprises, je n’ai sentis, contrairement à la lecture de Dompteur d’anges de Claire Favan ou de Froid comme la mort d’Antonio Manzini aucune envie irrépressible de rester en compagnie des personnages.
Nuit est à lire si vous êtes fans de Bernard Minier et de ses personnages – et, comme souvent, les fans l’auront déjà lu bien avant que je publie ce billet.