Archive | 15 mars 2017

Froid comme la mort d’Antonio Manzini

Présentation de l’éditeur :

Ester Baudo est retrouvée morte dans son salon, pendue. Le reste de l’appartement a été saccagé, et ce qui semble à première vue être un suicide se révèle vite un meurtre. On fait appel à Rocco Schiavone, ce drôle d’inspecteur, amateur de joints matinaux et de jolies femmes. Dans la petite ville grise et froide d’Aoste, il croise et interroge les proches de la victime. Il y a Patrizio le mari, Irina, la femme de ménage biélorusse à l’origine de la découverte du cadavre, ou encore celle qui semble avoir été la seule amie de la défunte, Adalgisa. Si la vie de la victime se dessine peu à peu, le mystère reste entier. Qui pouvait bien en vouloir à la calme et tranquille Ester Baudo ?

Mon avis :

Allô, météo Italie ? Non mais c’est quoi, cette météo ? Il neige, il nei-ge au mois de mars ! Un vrai scandale – surtout que le vice-questeur n’a plus une paire de pompes en état d’affronter ce fameux froid. Que faire ???
Surtout que les enquêtes se multiplient, et Rocco Schiavone, n’écoutant que son sens du devoir et ayant de grandes capacités à diriger ses troupes, confie un lourd travail de filature à la fine fleur de la police locale. Il nous offre ainsi des scènes absolument inoubliables, montrant à la face du monde que les policiers italiens sont prêts à tout pour parvenir à mener à bien leurs enquêtes. Copie de la vidéo disponible sur simple demande.
Il y a plus grave, forcément – même si une affaire de trafic de drogues est déjà grave en soi. Il y a eu un meurtre, et Rocco n’a pas l’intention de laisser un meurtrier impuni. Il ne met pas tout en oeuvre, non, il va au-delà, et tant pis pour la légalité puisque la loi n’est pas vraiment appliquée pour de multiples raisons, qui riment parfois avec corruption. Oui, à cause de cela, Rocco ne plaira pas à tout le monde (sans oublier son caractère plus que direct). A la société de réfléchir au changement qu’elle est prête à effectuer pour que la justice existe pour tous. A cet égard, la postface d’Antonio Manzini est éclairante.

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