Archive | 25 mars 2017

Le principe du désir de Saïdeh Pakravan

Présentation de l’éditeur :

Le plus grand paradoxe de l’amour ? Le couple. Sarah Bly, artiste new-yorkaise en pleine ascension dans le marché de l’art contemporain, rencontre un homme exceptionnel et immensément charismatique, Thaddeus Clark. Non seulement est-il un collectionneur de renommée internationale, un mécène et un géant des marchés financiers mais c’est aussi un être profondément équilibré et adorant la vie. Un homme heureux dont Sarah s’éprend de toute son âme mais avec qui elle ne veut pas vivre une banale histoire d’amour. Pour parer à ce risque, elle fait sien le Principe du désir : puisque nous voulons tous ce que nous n’avons pas, jamais Clark ne verra d’elle autre chose qu’une tiédeur amicale et plutôt indifférente, sauf dans leur vie sexuelle, d’une rare intensité. Devant la poursuivre sans cesse, il continuera à l’aimer. Dans l’état second qui devient le sien, saura-t-elle dépasser sa folie passagère pour arriver à vivre avec Thaddeus?

Mon avis :

Sarah est une jeune artiste à la vie sentimentale pas vraiment satisfaisante. Elle est une femme « moderne » et une relation intermittente avec un homme égoïste et capricieux, pour ne pas dire immature. Il aurait bien besoin d’une maman, le cher petit : qui, à part une mère, subirait son comportement ?
Sa famille semble plus stable. Ses parents, un couple uni et serein, n’ont jamais mis un frein à ses désirs de création, ils l’ont baigné toute jeune dans un milieu artistique serein – oui, on peut créer sans être torturé. Quoique…
Si Sarah admet les étapes du processus créatif avec sérénité, si elle possède un univers créatif certain, elle manque cruellement de confiance en elle dans le domaine sentimental et quand elle rencontre Thaddeus, le beau, le riche, le très parfait Thaddeus, elle met au point une stratégie pour le garder par devers elle qui m’a paru tout droit sortie de ce que l’on peut lire de pire dans les magazines féminins.
Combien de temps Sarah persistera-t-elle dans ce Principe du désir ? Quand se rendra-t-elle compte de l’erreur qu’elle commet ? Aimer, c’est prendre des risques, et, en dissimulant ce qu’elle ressent réellement, elle court le risque de tout perdre. Oui, Thaddeus est un homme parfait, avec, tout de même, quelques fêlures. Combien de temps supportera-t-il la tiédeur de Sarah ? Et si celle-ci lui avoue tout, comment réagira-t-il ? Sera-t-il trop tard ?
Oui, beaucoup d’interrogation pour un livre prenant, qui montre jusqu’où on peut aller par peur de perdre l’être aimé. Un livre comme une photographie d’un état de notre société qui choisit la complexité plutôt que la simplicité et l’abandon au sentiment amoureux.

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