Haig, tome 3 – le sang des sirènes de Thierry Poncet

Résumé (quatrième de couverture) :

Je ne suis guère qu’un gosse parti pour l’aventure.
Quand les douaniers marocains me laissent franchir leur barrière, je me dis que j’ai du bol.
Quand le salopard en cavale monte à mon bord, je crois lui offrir sa chance.
Quand la ferme isolée apparaît dans nos phares, je pense que la bonne fortune nous a trouvé un refuge.
Je me trompe sur toute la ligne.
Un gamin, c’est fait pour se gourer.
Et apprendre…

Mon avis :

Voici le troisième tome des aventures de Haig, ou plutôt, si l’on respecte la chronologie, le tout premier,puisque c’est un Haig de seize ans qui nous raconte sa première aventure, avec le recul, néanmoins : le narrateur nous raconte cette histoire après coup, avec une volonté de ne rien cacher, ni le moins bon, ni le pire. La distance entre le temps du récit et le temps de l’écriture nous prouvent assez que le jeune Haig s’en est sorti, ce dont on ne doute pas, d’ailleurs, si l’on a lu ses deux premières aventures. En revanche, on peut se demander ce qu’il a laissé dans ce tout premier départ.

Sa naïveté ? Ce que l’on découvre de l’enfance et de la jeunesse de Haig nous laisse à penser qu’il l’a perdu depuis longtemps. Son goût de l’aventure ? Mais d’abord, qu’est-ce que c’est, l’aventure ? Haig se retrouve au Maroc bien décidé à … à quoi, au juste ? Une rencontre en décide autrement, ou plutôt un acte fondateur puisqu’il aide un inconnu à fuir la police et qu’il découvre que cet inconnu est bien plus dangereux que le tout jeune homme ne le croyait.

Le sang des sirènes est un roman d’initiation. Haig croyait savoir beaucoup de choses, il découvre, au cours d’un huis-clos tragique dans une ferme marocaine perdue au milieu de nulle part, que savoir et voir sont deux choses différentes. Partir à l’aventure, ce n’est pas seulement oublier le confort physique, c’est aussi vivre avec ce que l’on a fait, ce que l’on n’a pas su empêcher d’arriver. Le confort moral ? On oubliera ! Si tant est, bien sûr, qu’il existe réellement, eu égard à tout ce qui se passe, ici ou ailleurs.

Comme dans les deux précédentes aventures d’Haig, cherchez la femme. Si la mort de Maya, sa mère, a poussé Haig à partir, sa rencontre avec Zohra et Saïda est due au destin – qui parfois, se moque bien de lui. On a beaucoup à apprendre des femmes.

Un grand merci au forum Partage-Lecture et aux éditions Taurnada pour ce partenariat.

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6 réflexions sur “Haig, tome 3 – le sang des sirènes de Thierry Poncet

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