Archive | 24 décembre 2016

Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 1 de Ransom Riggs

Edition Le livre de poche – 437 pages.

Présentation de l’éditeur :

Jacob est un ado comme les autres, excepté qu’il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d’enfants qu’il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu’il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ? Tout s’accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu’à suivre les dernières instructions qu’a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle…

Mon avis :

J’ai commencé par voir le film, à sa sortie. Puis, j’ai eu envie de lire le livre.J’ai mis un peu de temps, non à l’acheter, mais à le lire. Je ne le regrette pas, j’ai très envie de lire les suivants.
Tout d’abord, je ne crois pas que les prénoms, bibliques, soient choisis au hasard. Abraham a pour petit-fils Jacob. Quant à Miss Peregrine, ce  nom ne désigne-t-il pas avant tout un pélerin ? Malencontreusement, Jacob est né au XXe siècle et si son grand-père lui a raconté des histoires merveilleuses, des contes de fée, ou plutôt des contes de monstres, ses parents sont des américains moyens, très moyens, qui ne jurent que par la psychologie et la psychiatrie jusqu’à outrance – lire la réplique qui ne manque pas de bon sens de Jacob à son père, quand celui-ci veut, du Royaume-Uni, appeler pour la énième fois le psy de son fils. Et oui, c’est bien une critique de ces personnes qui ne sont pas capables de prendre une décision par eux-mêmes, de comprendre qu’il est normal d’être traumatisé par la mort tout sauf accidentelle de son grand-père et qu’il faut du temps pour s’en remettre. L’écoute attentive de ses parents, bien trop occupés par on ne sait trop quoi (sa mère remplace le psy par des achats compulsifs) n’aurait pas été de trop. Mais sont-ils capables d’écouter qui que ce soit ?
L’action est peut-être un peu lente à mettre en place, cette lenteur est cependant nécessaire pour comprendre ce qui va motiver Jacob à la fin du texte.
Je ne crois pas révéler un grand secret en disant que Jacob rencontre les enfants particuliers, et Miss Peregrine qui, comme toutes les ombrunes, veut avant tout protéger les enfants dont elle a la charge. Chacun a des pouvoirs, chacun sait qu’une vie normale est impossible, voire compliquée – certains ont payé très cher le fait de vouloir en vivre une. D’autres paient leur orgueil démesuré, leurs ambitions – les sépulcreux et les estres. Oui, nous avons là la lutte éternelle entre le bien et le mal, si ce n’est que le camp du bien a beaucoup de mal à trouver des alliés, y compris au sein de sa propre famille. J’ai pensé aux X-Men après avoir terminé ce livre, série dont je suis fan : tout comme pour cette série de film, l’histoire prend sa source pendant la seconde guerre mondiale.
Il est aussi question d’amours impossibles, et Jacob a suffisamment de lucidité, quoi qu’en pense son père, pour comprendre que lui et Emma, ce n’est pas nécessairement une bonne idée, elle qui a vu l’homme qu’elle aimait lui préférer une vie « normale », vie qu’elle était tout à fait prête à mener à ses côtés.
A lire, oui, et la suite aussi.

cof

cof