Archive | 21 décembre 2016

L’homme qui marchait sur la lune d’Howard McCorde

Présentation de l’éditeur :

Qui est William Gasper, cet homme qui depuis cinq ans arpente inlassablement la Lune, une “montagne de nulle part” en plein coeur du Nevada ? De ce marcheur solitaire, nul ne sait rien. Est-il un ascète, un promeneur mystique, un fugitif ? Tandis qu’il poursuit son ascension, ponctuée de souvenirs réels ou imaginaires, son passé s’éclaire peu à peu : ancien tueur professionnel pour le compte de l’armée américaine, il s’est fait de nombreux ennemis. Parmi lesquels, peut-être, cet homme qui le suit sur la Lune ?

Mon avis :

Un roman court ? Oui, il mesure 144 pages. Un roman facile ? Pas vraiment. Le héros ? Un homme seul, qui évite le plus possible le contact avec les autres êtres humains. Sa logeuse est sans doute celle qu’il côtoie le plus – et encore. Elle aussi semble jalouse de sa vie privée et de celle de son étrange locataire. Qui est-il ? Un ancien militaire, un authentique tueur à gages ? Est-il le poursuivant, le poursuivi ? Gare à celui qui s’attaque à lui, il a intérêt à bien connaître la Lune, cette montagne au milieu du Nevada, et surtout, à faire preuve d’une discrétion à toute épreuve. Si nous n’étions dans un roman américain, je dirai qu’il a intérêt à être un ninja, ce qu’il n’est pas. Difficile de surprendre quelqu’un constamment sur ses gardes.
Plus que son trajet physique, c’est le cheminement mental de William Gasper que nous raconte ce livre – un cheminement mystique même puisque l’on y croise Ceridwen, divinité celte tantôt amie tantôt ennemie du promeneur, au cours de sa longue vie. Cheminement qui nous ramène à quelques vérités, rarement énoncés, sur la guerre, sur les tueurs, même chargés d’une mission dite « officielle ».
Un roman déroutant, dérangeant, intéressant, qui ne laissera pas indifférent.

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Finalement, c’était moi la plus heureuse de Rose Lagercrantz et Eva Eriksson

Présentation de l’éditeur :

Bientôt la fin du CP… Une robe bleue, des sandales blanches et des fleurs qui décorent les murs de la classe : Dunne se prépare pour la fête de l’école. Bien sûr, tout n’a pas été parfait cette année, mais ce sera quand même une belle fête, quand son papa verra cela. Sauf que… les choses ne se passent pas comme toujours comme on s’y attend.

Mon avis :

Un tel livre, écrit par une auteur française, serait-il possible ? Pas sûr. Qui, mis à part Marie-Aude Murrail saurait raconter une situation aussi dramatique avec autant de simplicité, sans chercher des complications inutiles.

Dunne a appris très tôt à accepter les épreuves et les imprévus de sa vie. Sa meilleure amie a déménagé ? Certes, elle ne la voit pas tous les jours, mais elle peut lui téléphoner, et elles se reverront aux vacances : les adultes ont fait en sorte que cette séparation ne soit pas insurmontable.

Les adultes, pour Dunne, ce sont son père et ses grands-parents, sa mère est décédée. Ils l’entourent de toute leur affection, vous l’aurez compris. Ils ne peuvent cependant empêcher, comme un nouveau coup du sort, que le père ne soit victime d’un grave accident.

Pas de mélodrame, cependant. Pas d’enfants à qui l’on raconte de pieux mensonges. Un enfant peut tout entendre, à condition de trouver les mots pour le dire. Un enfant peut voir certaines choses, et la réalité – son papa sur un lit d’hôpital, même très amoché – est toujours mieux que d’imaginer le pire.

Un beau roman, qui interroge autant les adultes que les enfants.