Selfies de Jussi Adler-Olsen

Présentation de l’éditeur : 

En raison de ses échecs répétés, l’existence du département V est menacée. Rose doit montrer que le service vaut encore quelque chose, mais elle se retrouve internée, en proie aux fantômes d’un passé violent. D’un autre côté, de nombreux crimes ont lieu à Copenhague. Carl, Assad et Gordon devront empêcher les nouveaux crimes en préparation.

Mon avis : 

Le département V ne parviendrait-il plus à résoudre des enquêtes ? C’est en tout cas ce que l’on prétend en haut lieu, menaçant de fermer le sus-dit département, ou du moins de réduire drastiquement son personnel et sa marge de manoeuvre. Autant vous dire que le sang de Carl ne fait qu’un tour et qu’il cherche très vite comment leur 65 % de réussite a fondu jusqu’à devenir un tout petit 15 %  ! Bienvenue au pays de la paperasserie, de l’informatique qui dysfonctionne et autres joyeusetés !
Résoudre ce problème est une chose, continuer à enquêter en est une autre, parce que les crimes non résolus existent toujours – forcément – et qu’un crime récent en met justement un en pleine lumière. Carl, Assad et Gordon s’y attèlent – et pas Rose.
Rose si discrète, si efficace, a basculé non dans la dépression mais dans la folie, au point d’être internée – volontairement. Et l’on a beau être d’excellents policiers, l’on a beau être proche de ses collègues – ce n’est pas Gordon qui dira le contraire – on peut ne pas voir les tourments qu’elle endure. Et ce que l’on apprend sur le passé de Rose, son enfance, nous en apprend aussi beaucoup sur la société danoise.
D’ailleurs, quelle image avons-nous du Danemark, de l’extérieur ? Nous ne faisons pas vraiment attention à ce pays ! Et bien, ce n’est pas forcément très réjouissant, nous pouvons le voir avec le quotidien des services sociaux, qui sont absolument débordés. Nous pouvons le voir aussi avec ce trio de presque trentenaires qui se rencontrent quasiment par hasard et qui unissent non pas leur infortune, mais leur sentiment de mériter mieux que ce que leur société leur propose. Un travail ingrat, comme leur mère avant elles ? Non. Il y a mieux ailleurs, et la télévision, ou plutôt la télé-réalité, ne manque pas de les faire rêver. Mention spéciale à la très naïve Michelle, à moins que l’on ne préfère Jazmine, vraiment prête à tout pour ne rien faire ou presque.
Si le présent n’est guère réjouissant, le passé ne l’est pas non plus ! Il n’est pire secret, finalement, que celui que l’on partage avec les siens.
Et nos enquêteurs, dans tout cela ? Carl peut compter sur Gordon et surtout sur Assad, toujours aussi énigmatique, et toujours prompt à parler de dromadaires.
Le seul défaut de ce livre, lu quasiment d’une traite ? Il donne envie de connaître la suite tout de suite !

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25 réflexions sur “Selfies de Jussi Adler-Olsen

  1. Je n’en ai lu qu’un (le tome 2 je crois) mais j’avais adoré ! Il me reste Dossier 63 dans ma PAL, le seul souci étant que ces livres sont lourds et encombrants, je suis obligée de les lire couchée sur le côté et le livre posé !!! 😆 Bon, j’y arriverai quand même ! Et puis celui-ci fait envie ! 😉

      • Hé bien non tu ne m’étonnes pas plus que ça parce que du plus loin que je puisse remonter dans mes souvenirs, j’ai commencé à lire allongée par terre sur le tapis de ma chambre et c’est vrai que j’ai du mal à lire assise !!! Ça m’arrive bien sûr mais je préfère être allongée ! Alors quand le livre est trèèès lourd, c’est une obligation ! 😆

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