La boite à musique de Mary Higgins Clark

Présentation de l’éditeur :

Mère d’une petite fille de 5 ans, Lane Harmon est le bras droit d’un célèbre architecte d’intérieur. Ses missions la conduisent plus souvent dans de somptueuses demeures que dans cette modeste maison de ville de Bergen County qu’elle vient d’être appelée à redécorer. Jusqu’à ce qu’elle apprenne que sa cliente est l’épouse de Parker Bennett, un magnat de la finance porté disparu 2 ans auparavant, après que l’on ait découvert un trou de 5 milliards de dollars dans un des fonds dont il s’occupait. Suicide ou disparition orchestrée, personne n’a oublié l’affaire qui avait fait la une de la presse : ni les clients ni la police, qui traquent toujours l’argent et l’homme en espérant qu’il soit encore en vie.

Mon avis :

Je crois que je n’avais pas lu de romans de Mary Higgins Clark depuis presque dix, et je dois dire que redécouvrir cette auteur, par le biais de son dernier roman, est plutôt sympathique.

Ce roman est de facture relativement classique : ne vous attendez pas à ce que Mary Higgins Clark vous présente les experts, ou une autopsie à n’en plus finir. D’ailleurs, ne vous attendez pas non plus à un crime sanglant. Les crimes contemporains sont invisibles, les conséquences sont d’autant plus dramatiques qu’il est quasiment impossible de condamner le responsable, à plus forte raison quand celui-ci a opportunément disparu et que les siens se débattent pour survivre. Parker Bennett était un financier qui s’intéressait plus aux bas de laine de ses contemporains qu’aux grosses fortunes, il avait su s’entourer de collaborateurs qui inspiraient la confiance puisqu’eux-mêmes croyaient en ce que disait leur patron. Ses victimes sont bien présentes dans le récit, et même s’il n’a pas utilisé d’armes, même si le sang n’a pas coulé, les tragédies sont réelles et durables.

Lane Harmon n’est pas une victime de Bennett – elle a vécu sa propre tragédie personnelle en perdant son mari. Et si elle s’épanouit dans son travail, elle n’en oublie pas pour autant de prendre soin de sa fille. Sa rencontre avec le fils de Bennett a tout du conte de fée. Il est jeune, beau, courageux, il n’a pas pris part aux magouilles de son père et est prêt à tout pour réparer. Lane, de son côté, est charmée, bien que sa patronne et son beau-père (le second mari de sa mère) aient une opinion bien tranchée à son sujet. Sûre d’elle, Lane fait tout pour leur prouver qu’ils ont tort : Bennett Junior, qui prend tant soin de sa mère, est bien celui qu’il paraît être. Qui a raison ?

Nous croisons au cours de ce récit des personnages attachants, déboussolés, sincères. D’autres sont prêts à faire quelques concessions à la justice et à l’honnêteté pour conserver leur train de vie et leur liberté. Certains vont bien plus loin. Si les romans de Mary Higgins Clark se déroulent le plus souvent dans des milieux aisés (voir la facture de la décoratrice), rarement l’argent a autant régné en maître.

Les fans adoreront, les autres se distrairont d’autres polars plus sanglants.

 

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8 réflexions sur “La boite à musique de Mary Higgins Clark

  1. Pingback: Le mois américain – Récapitulatif | Plaisirs à cultiver

  2. J’aime bien Mary Higgins Clark, j’ai encore quelques livres d’elle à lire dans ma PAL par contre, je ne possède aucun de ses récents polars. Celui que j’ai le plus aimé de cette auteure jusqu’à maintenant c’est « Nous n’irons plus au bois ».

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