Archive | 5 septembre 2015

Le crime du comte Neville d’Amélie Nothomb

Edition Albin Michel – 134 pages.

Quatrième de couverture
« Ce qui est monstrueux n’est pas nécessairement indigne. » Amélie Nothomb

Mon avis :

Lu ce midi, chroniqué la foulée.
Le comte de Neville a des soucis, avec sa fille Sérieuse. Autant ses deux aînés sont des perfections, en tant que garçon et fille, autant la petite dernière lui cause bien du souci. Note : au cours d’une interview, Amélie Nothomb avait déclaré que son frère et sa soeur étaient ce qui se faisaient de mieux, l’un en matière de fils, l’autre en matière de fille, et ne comprenait pas ses parents qui avaient voulu un troisième enfant – elle.
Sérieuse a fugué, dit une voyante. Elle a juste voulu passer une nuit en forêt, prétend l’adolescente. Le comte lui fait plutôt confiance. Quant à la voyante, qui a prédit qu’il tuerait un de ses invités, elle l’énerve au plus haut point. Comme Lord Arthur Savile auquel il fait référence au cours du récit, Henri de Neville en perd le sommeil.
Comme souvent chez Amélie Nothomb, nous trouvons des digressions (sur le passé et la famille du comte), des joutes oratoires en un personnage masculin et un personnage féminin (ici, Henri et sa fille cadette Sérieuse), des références à d’autres oeuvres bien connues (les Atrides, Antigone, en plus de la nouvelle d’Oscar Wilde) et une chute qui, pour une fois, m’a semblé bien conclure le roman. Je ne crierai pas au chef d’oeuvre, mais j’ai apprécié cette lecture.

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Maisie Hitchins et l’affaire du manoir hanté d’Holy Webb

Présentation de l’éditeur :

Maisie et Alice Lacey passent quelques jours dans la maison louée pour la convalescence de cette dernière. Un garçon les prévient que le manoir de Wisteria Lodge est hanté. Maisie décide de mener l’enquête

Mon avis :

Les fantômes n’existent pas, tout le monde le sait. Sauf en Ecosse. Cependant, ce n’est pas en Ecosse qu’Alice, la grande amie de Maisie, se rend pour sa convalescence, non, c’est un charmant manoir anglais, doté d’un personnel féminin pas forcément ravis d’être là.  Et oui, d’habitude, les nouveaux locataires viennent avec leur propre personnel – ce qui n’est pas tout à fait le cas ici, puisque Alice est seulement accompagnée par sa gouvernante et par Maisie : Alice, que l’on craignait atteinte de diphtérie,  n’a pas reçu beaucoup de visite pendant ces trois semaines de maladie.

Tout devrait aller pour le mieux dans ce charmant village anglais, même si l’on sait bien que les villages anglais ne sont pas aussi calmes qu’il le paraisse. Celui-ci, en tout cas, est littéralement envahi par les rumeurs les plus folles, contre lesquelles même le pasteur du village ne peut pas grand chose. Alors Maisie seule… Les phénomènes sont là, et bien là, elle ne peut les nier. Seulement, au lieu de les expliquer par la voie du surnaturel, elle cherche les explications les plus rationnelles : elle ‘n’est pas détective privée amateur pour rien.

Ses aventures sont toujours aussi agréables à lire. Le bon sens, la logique n’ont jamais fait de mal à personne. L’obscurantisme, les préjugés, si – et ils ont encore la vie dure.

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