Le jour où tu m’as quittée de Vanessa Schneider

Présentation de l’éditeur :

« Où es-tu mon amour, que fais-tu ? Ton absence me donne des vertiges, je n’arrive plus à marcher droit. Tout se brouille, tout s’enroule. J’aperçois la brume de tes cheveux mousseux, la courbe de ton nez, ta veste élimée dansant sur les trottoirs. Je donnerais tout pour que tu reviennes. »
Mais il ne revient pas et ne reviendra pas. Jeanne, divorcée, mère de deux petits enfants, est brutalement quittée par un beau jour d’été, et c’est comme le ravissement de tous ses espoirs, le début d’une longue descente, et surtout le retour de tous ses démons : une mère trop présente, un père absent, une identité fragile qui casse comme du verre. Ressusciter, se reconstruire, aimer à nouveau ?

Mon avis :

J’ai mis plus d’un mois entre la fin de ma lecture et la rédaction de cet avis, tout simplement parce que je n’ai pas vraiment apprécié ce livre. Pourquoi écrire un avis dans ce cas ? Pour ne plus penser à ce livre, sans doute.

Ce livre est un long monologue intérieur, dans lequel Jeanne, la narratrice, s’adresse à l’homme qu’elle aime toujours et qui l’a quittée. Elle a deux enfants, de son mariage. Au cours de ce long récit, elle revient sur son enfance, ses relations avec sa mère, son adolescence, sa solitude, ses amours aussi.

Le ton qu’elle emploie a fini par me hérisser. Jeanne a beau avoir quarante ans, elle est extrêmement puérile. D’autres la trouveront peut-être touchante, moi, non. Sa capacité à ne penser qu’à une seule personne, elle-même, est agaçante, pas seulement au moment de la séparation, non, tout au long de sa relation avec l’homme aimé, et tant pis pour les dégâts collatéraux. Je ne dis pas non plus qu’être quittée est facile, je dis simplement qu’elle passe son temps à s’apitoyer sur son sort – et il faut qu’un de ses amis lui dise ce qu’il a sur le coeur pour qu’elle prenne conscience que le monde tourne toujours, même si elle ne fait attention qu’à sa petite personne.

Une scène, particulièrement, m’a fait bondir : celle où elle s’imagine veuve, et se délecte, en visionnant le film de sa vie rêvée, des sentiments qu’elle aurait pu éprouver en apprenant la mort de l’homme qu’elle aimait, des soins qu’elle aurait reçus en tant que veuve, et du bonheur de réapprendre à vivre. Quand une femme vous aime ainsi, elle n’a vraiment pas besoin de vous haïr.

 

challengerl2014

 

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6 réflexions sur “Le jour où tu m’as quittée de Vanessa Schneider

  1. Comme disait l’autre « avec des amis pareils pas besoin d’ennemis » !!! C’est la journaliste qui avait écrit un document sur les adolescentes enceintes (tu en avais parlé sur ton autre blog) ? Elle ne me tente pas plus que ça mais alors l’apitoiement et le nombrilisme me font carrément fuir, sans parler des femmes qui refusent de grandir (pour ne pas dire vieillir) !!!

    • Oui, c’est elle, c’était pour une précédente rentrée littéraire.
      Vieillir ? Non, il n’en est pas question, il est d’ailleurs très difficile de penser qu’elle a quarante ans. Même le fait qu’elle sorte toujours maquillée avec un soin minimal (je me maquille mais il ne faut pas que cela se voit) me paraît désuet. Elle le fait, parce que sa mère lui a dit de le faire, et parce qu’une femme ne peut sortir sans être maquillée.

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