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Trois femmes et un fantôme de Roddy Doyle

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Mon résumé :

Mary vit à Dublin. Sa meilleure amie, Ava, vient de déménager, et ses parents trouvent « mignons » que les deux adolescentes n’aient pas envie de se séparer. Mary est également doté de deux grands frères, deux ados qui grognent plus qu’ils ne parlent, d’une mère, Scarlett, d’un père, et d’une grand-mère, Emer, gravement malade. Un jour, elle croise dans la rue Tansey, sa nouvelle voisine, croit-elle.  Pas vraiment : Tansey est le fantôme de son arrière-grand-mère, morte à 25 ans. Elle a encore des choses à accomplir pour sa fille.

Mon avis :

Ne lisez pas le véritable quatrième de couverture : ce qu’il raconte n’aura pas lieu avant la page 164 (sur 220) : autant dire que le lecteur ne peut qu’être déçu. Comme il ne peut être, parfois, qu’agacé par les tics de langage de Mary. Elle précise qu’elle n’est pas insolente (surtout quand elle l’est), elle insère le mot « genre » constamment dans ses phrases. En plus, ses proches finissent par reprendre ses tics, ce qui est soit usant, soit amusant, selon le regard que l’on porte sur ce récit.

Parfois, j’ai eu l’impression aussi que les personnages étaient interchangeables. Ainsi Emer, trois ans, et Tansey, 25 ans, racontent exactement de la même manière les derniers moments qu’elles ont passé ensemble, avant que Tansey ne rechute et ne décède . Et pourtant, ce n’est pas la mère qui a pu transmettre, mot pour mot, ce récit à sa fille. Ce manque de caractérisation ne dure qu’un temps. Scarlett, enfant, est très différente de sa propre mère. Emer change – celle qui a vécu toute son enfance avec la mort (dit-elle à son timide fiancé) pleure au souvenir de sa mère disparu, de son bébé perdu et a peur du grand départ. L’émotion est souvent au rendez-vous, dans ce roman essentiellement féminin – Jim le bébé, frère d’Emer, n’a pas su se construire une vie indépendante, il est resté le bébé de la famille jusqu’à sa mort.

A travers ces quatre femmes, toutes unies par les liens du sang et le besoin de transmettre ce qu’elles ont vécu, nous revivons l’évolution de l’Irlande, non à travers ses conflits, mais sa vie quotidienne. Une belle histoire à lire si les fantômes ne vous effraie pas. Il ne pose de problèmes à personne dans ce roman :

– Je ne suis pas convaincue, dit Mary. On dirait un peu, genre, une superstition.
– Je suis un fantôme, dit Tansey. Alors je suis sans doute, genre, un peu une superstition moi-même. Mais tu vois, je suis là. (p. 149).

 

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Skully Fourbery, tome 1 de Derek Landy

couv45805861édition Folio Junior – 365 pages.

Présentation de l’éditeur :

À la mort de son oncle, Stephanie Edgley, douze ans, hérite d’une vaste propriété. Un curieux individu, emmitouflé dans un long manteau, le visage dissimulé par une écharpe, des lunettes noires et un chapeau, fait irruption chez le notaire lors de la lecture du testament. Son nom est Skully Fourbery, détective privé de son état, cynique comme il se doit, mais aussi… le squelette vivant d’un magicien mort quatre cents ans plus tôt ! Il lui apprend que son oncle a été assassiné et qu’elle pourrait bien être la prochaine sur la liste…

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Mon avis :

L’action démarre sur les chapeaux de roues, et se termine abruptement. Entre les deux, les péripéties auront été nombreuses, suffisamment pour que je termine ce livre, mais pas totalement abouties.

Prenez les deux héros, Stéphanie et Skully. Quatre cents ans les séparent mais la jeune adolescente n’est pas aussi choquée que l’on pourrait s’y attendre de découvrir que le meilleur ami de son oncle est un squelette – pardon, LE squelette d’un magicien torturé à mort des siècles plus tôt. Il a de l’humour, ce squelette. Il a aussi appris à ne s’attacher à personne, afin de ne plus être vulnérable. Sa femme et son enfant sont morts à cause de lui, chacun devrait mourir pour soi. Je paraphrase ce qu’il dit, et j’approuve à demi : ras-le bol de ses personnages qui sont crées et n’ont pour seule utilité que d’être assassinés atrocement. Je me reprends : ils ont été assassinés atrocement avant le début du récit.

Stéphanie aussi a une famille, des parents notamment, et un père qui m’a exaspéré à chacune de ses apparitions. Son oncle, sa tante, ses cousines sont les archétypes des « méchants » que l’on rencontre dans les contes – antipathiques et bornés. Notez également qu’ils ont un léger excédent de poids, alors que l’héroïne est mince comme un fil. Cela m’exaspérait étant enfant, cela m’exaspère toujours autant (cf : les cousins Karlsson de Katarina Mazetti, pour lire une héroïne sympathique et « en forme »). Skully a des amis, des ennemis, et les personnages rencontrés changent parfois de catégorie. J’ai eu l’impression que l’auteur en gardait sous le coude pour les tomes suivants – six composent la série, quatre sont traduits en français. Pourquoi pas ? Seulement pourquoi se débarraser très rapidement d’une des composantes principales de l’intrigue.

Skully Fourbery est une lecture facile, divertissante, un peu inaboutie mais j’ai tout de même emprunté le tome 3 à la bibliothèque – ce sont des lectures parfaites pour les vacances.

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Sur ta tombe de Ken Bruen

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Présentation de l’éditeur :

Certaines personnes aident les plus pauvres.D?autres les tuent.Bienvenue sur ta tombe, Jack.Cynique alcoolique doté d?un humour noir inébranlable, Jack Taylor tente à sa façon de rétablir l?ordre au royaume de Galway. Sur ta tombe est sa neuvième enquête.

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Mon avis :

Mon problème en écrivant cet avis est d’être à la hauteur de la qualité de ce roman, et du plaisir que j’ai eu à le lire.  Je l’ai lu en anglais, voici quelques mois, puis je l’ai relu en français, c’est dire à quel point j’aime les oeuvres de Ken Bruen.
Ce qui est impressionnant aussi est la capacité de cet auteur à toujours renouveler ses intrigues, à être dans l’air du temps, sans jamais céder aux facilités. Je pense d’abord aux références culturelles : musique, lecture, Jack le cabossé recherche le meilleur. Une des manières les moins dangereuses pour sa santé d’apaiser ses douleurs.
Parce que sinon…. Jack augmente les doses : ses copains xanax et Jameson sont bien présents dès l’ouverture du roman. Comme le disent ses amis Stewart et Ridge, « heureux », et « Jack » dans une même phrase, c’est impossible. La suite des événements leur donne raison, et encore, ils ne connaissent pas toutes les étapes du chemin de croix de Jack, juste quelques-unes. L’Irlande va mal, Jack aussi, et certaines théories particulièrement puantes refont surface. Et se trouvent appliqués au pied de la lettre par des jeunes qui n’ont que cela à faire de leurs journées.
Certaines scènes sont difficilement soutenables. Cependant, jamais Ken Bruen ne les traite jamais comme de simples péripéties destinées à entretenir le suspens. Il montre une réalité crue, une violence toute aussi crue, dirigée contre des êtres qui ne peuvent se défendre. Il ne cache pas non plus le passé de l’Irlande, ces heures sombres, à la violence omniprésente – pour signifier aussi qu’elle est toujours là, si ce n’est qu’on en parle moins, en ces temps de paix.
Non, Jack n’est pas rattrapé par son passé, Jack est son passé, il le hante, il pourrit ses jours et ses nuits. Rien n’est réglé, et même le poids s’alourdit encore après cette neuvième enquête. Qui aurait pu la résoudre, à part lui ? Comme le dit son ami Stewart : On devrait demander son avis à Jack. Cinglé comme il est, il perçoit des cohérences étranges qui échappent aux esprits ordinaires.

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Carmilla

tea-cup-and-queen-lylouanneMon résumé :

Laura nous raconte son histoire, cette aventure qui a bien failli lui coûter la vie. Nous sommes au XIXe siècle, en Styrie, dans un château perdu au milieu de la campagne. Laura a 19 ans. Un accident, tout prêt du château, lui fait rencontrer la jeune Carmilla. Sa mère doit partir rapidement, pour une affaire urgente, elle est obligée de laisser sa fille aux bons soins du père de Laura.

Circonstance de lecture :

J’ai lu ce roman il y a deux semaines, je le gardais pour le dimanche victorien. J’aurai dû rédiger mon billet plus tôt.

Mon avis :

Évidemment, je lis ce roman avec les yeux d’un lecteur moderne, et je ne pense pas vous en dévoiler trop en disant que Carmilla est une histoire de vampires.

Ou plutôt, une histoire de vampirette. Carmilla ne s’intéresse qu’aux jeunes filles, ou aux jeunes femmes. Homosexualité féminine ? Franchement, vous avez déjà vu des vampires chastes ? Ah, si, pardon, dans Twilight ! Donc, les intentions de Carmilla sont chastes et pures, et c’est en toute innocence qu’elle se rapproche de jeunes filles très jeunes, très belles. Mouais. N’y a-t-il pas de beaux jeunes hommes en Styrie ? Apparemment non.

Par contre, il existe des hommes d’âge mûr, qui ne parviennent pas à protéger les jeunes filles qui sont sous leur garde, que ce soit leur fille ou celle qu’ils considèrent comme leur fille. Comme quoi, il n’y a pas que les jeunes hommes qui représentent des dangers pour la gente féminine.

Ainsi, Laura et son père sont bien naïfs. L’une est trop jeune, trop inexpérimentée, trop seule enfin dans ce château où elle s’ennuie un peu, il faut bien le dire, l’autre est trop rationnel, trop peu à l’écoute des signes, et pourtant, il croit en l’histoire de la mère de Carmilla. De même, Laura croit en tout ce que lui dit Carmilla, trop contente de se trouver une amie, presque une âme soeur, et tant pis si son comportement est étrange. Carmilla a toujours une explication pour tout, elle a eu le temps de peaufiner sa stratégie.

Heureusement, le bien triomphe, grâce à un concours de circonstance. Nous le savions à l’avance, puisque le récit est rétrospectif. Il aura tout de même fallu plusieurs victimes…

Carmilla est à lire si vous aimez les vampires.

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London Boulevard de Ken Bruen

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Mon résumé :

Mitch sort tout juste de prison, après y avoir passé trois ans. Il n’a qu’une envie, ne plus y retourner. Entouré de ses amis, de respectables truands, une vie nouvelle s’offre à lui.

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Mon avis :

Ce roman est le dixième livre de Ken Bruen que je lis depuis février. Autant dire que je ne peux que vous recommander chaudement cet auteur – très chaudement. Et le fait que j’ai lu des avis parfois tièdes sur ce roman ne me fera pas changer d’avis. La seule chose qui peut me faire reculer à son sujet est l’extrême violence de certaines scènes. Vous voilà prévenu – sachant que j’ai lu bien pire récemment, et avec infiniment moins de réussite, à n’importe quel point de vue.

Je retrouve dans cette oeuvre ce qui m’a plu dans les séries Robert et Brant ou Jack Taylor. Le style est percutant, haché, brut de décoffrage, sans camouflage de la réalité – de la pire comme de la meilleure. Encore que…. difficile de trouver une réalité « meilleure » dans ce roman.

Prenons le héros, Mitch. Il sort de prison, et vue l’optimisme ambiant, personne ne serait étonné :

– qu’il retourne en prison.

– qu’il ne continue à voler – dans cet ordre, ou peu s’en faut.

Voler est le hobby préféré de sa soeur – avec une grâce et une folie non pareille. Elle vole ce qui lui fait envie – comme l’enfant qu’elle n’est plus, sauf pour son frère. Aussi Mitch, même s’il aimerait tenir sa sœur à distance souhaite :

– qu’elle aille mieux.

– qu’elle soit heureuse.

Vaste sujet , encore plus difficile à accomplir que régler quelques comptes. Professionnellement, Mitch débute une belle carrière d’encaisseur et d’homme à tout faire, ce qui revient quasiment au même. Deux univers qui semblent ne rien avoir en commune. D’un côté, la violence extrême, la force brute, l’absence de réflexion – sauf ce qui permet le profit immédiat et la survie. Et si la uite ne suffit pas, ayez de bonnes jambes – ou une place déjà réservée au cimetière. Les places coûtent cher, à Londres.

Mais moins que ce cimetière à ciel ouvert où s’est réfugié Lilian, actrice oubliée. Ce mausolée à sa gloire passée est soigneusement entretenu par Jordan, son fidèle, dévoué et parfait majordome.

Il est vrai qu’au début, le lecteur a plutôt tendance à se focaliser sur la carrière de voyou de Mitch, et ses multiples rebondissements (gare à vos rotules) plutôt qu’à cet hommage à peine voilé et très réussi à Sunset Boulevard. Et si pourtant elle était plus importante ? Après tout, ce n’est pas si grave si le lecteur ne s’en aperçoit pas, Mitch lui-même s’est laissé prendre, comme le montrent ces commentaires qui annoncent, comme de mauvaises augures, la tragédie à venir.

Au fond, London Boulevard pourrait se résumer à cette question : jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour garder la femme de votre vie ? Un seul personnage y parvient réellement, d’une manière qui feraient dire à ceux qui me connaissent que je n’aime que les histoires horribles. Pas faux. J’aime aussi l’humour noir et la justesse des réflexions de Ken Bruen. Et je ne raconte pas des histoires horribles aussi bien que lui.

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Le démon de Ken Bruen

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Quatrième de couverture :

Pauvre Jack Taylor ! Lui qui pensait prendre un nouveau départ aux États-Unis, il s’est fait refouler par la police des frontières et l’avion a décollé sans lui… Il renoue alors une idylle désabusée avec l’Irlande, son pays, dont les vieux démons ont été réveillés par la crise.
Carburant au cocktail Xanax-Guiness-Jameson, Jack s’engage dans une affaire diabolique : des cadavres martyrisés selon un rituel satanique font surface dans les rues de Galway. Surtout, il ne cesse de croiser la route d’un mystérieux Mr K., sans jamais réussir à le cerner…
Avec l’aide de ses fidèles acolytes — Stewart, le dealeur zen repenti, Ridge Ni Iomaire, la fliquette lesbienne, et le père Malachy — Jack Taylor s’engage dans un combat contre le mal qui redonne du piment à sa vie.

Mon avis :

Si je vous disais « ce billet a été difficile à rédiger », je ne suis pas sûre que vous me croiriez, car il est le neuvième que je consacre à cet auteur. Pourtant, je maîtrise un peu moins la saga Jack Taylor, que j’ai pris en cours de route avec En ce sanctuaire de Ken Bruen. même si j’ai l’impression, après avoir lu ce tome, de côtoyer le héros depuis toujours.

J’ai bien dit « héros », car je n’ai pas envie de me lancer dans une classification héros/antihéros. Entre En ce santuaire, qui marquait un début de rédemption, et Headstone, que je lis en VO, Jack Taylor vit presque une parenthèse qui n’a rien d’enchantée, face à un adversaire qui tient plus du fantastique que du policier. Le démon, ou l’incarnation du mal tel que la religion catholique se le représente, et les crimes sont accomplis dans ce volume sont quasiment insoutenables, par leur violence, leur gratuité aussi. Tout aussi insoutenable est le manque de justice – voir l’impunité dont certains sont les bénéficiaires, pendant que leurs victimes n’ont parfois même plus leurs yeux pour pleurer. Autant vous dire que pour lire ce texte, il faut avoir les nerfs bien accrochés, même si l’humour est largement présent.

S’en est presque étonnant, car Jack Taylor n’est ni Porter ni Brant. Cette manière d’affronter l’ennemi avec dérision serait-elle dû à l’abus de Xanax, ou à la nécessité de lutter contre ses propres démons ? Il le fait en tout cas de manière très expéditive, au point que l’on peut se demander s’il a rêvé ses actes ou s’il les a réellement accomplis. Dans cette Irlande qui n’est plus celle de sa jeunesse (heureusement, par certains aspects) et qui n’est pas pour autant sortie de la crise, Jack se remémore sans nostalgie ses pires enquêtes, qui ont façonné et meurtri l’homme qu’il est aujourd’hui. Ces souvenirs ne l’incitent pas vraiment à diminuer sa consommation de ses trois meilleurs amis. Quant au dénouement, il n’est pas franchement rassurant et annonce le chaos de Headstone.

Fan de Ken Bruen ? Définitivement !

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Munitions de Ken Bruen

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Quatrième de couverture :
Alors que l’inspecteur Brant se remet à peine de la mort d’Ed McBain, son idole, il se fait tirer dessus comme un vulgaire poulet par un trader de la City. Nash, le flic homo du commissariat, est chargé de l’enquête, épaulé par un collègue américain venu se former aux méthodes anglaises mais qui a une fâcheuse tendance à se prendre pour l’inspecteur Harry. De son côté, Falls, que nous avons connue si timide, devient chaque jour un peu plus l’alter ego féminin de Brant et part à la poursuite d’un «serial baffeur» qui sévit dans le voisinage. Sans oublier le conflit qui oppose des gangs pakistanais à une milice privée de septuagénaires et qui menace de dégénérer… Bienvenue à Londres, attachez vos ceintures… Pour son dernier volet des aventures de Roberts et Brant, Bruen nous offre un feu d’artifice digne d’un cartoon de Tex Avery. Peuplé de psychopathes aussi bêtes que méchants, de flics féroces et brutaux, le monde de Bruen est un cauchemar pour tous ceux qui aiment la justice et l’ordre…
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Mon avis :
C’est la dernière enquête de Roberts et Brant. J’espère seulement qu’il s’agit de la dernière enquête parue à ce jour, et que j’aurai le bonheur, de lire, un jour, de nouvelles aventures de ces deux héros totalement hors-normes. Cette enquête est aussi la toute première que j’ai lu, mais j’ai fait le choix de la présenter en dernier, car elle clôture la série des sept tomes de R&B.
On a voulu tuer Brant !!! Je sais, ce n’est pas la première fois, sauf que le tueur a bien failli réussir. Moralité (déjà dite lors d’un autre opus) : on n’est jamais si bien servi que par soi-même et engager un tueur à gages et vraiment une idée absurde. Brant est im-bat-table, dans tous les sens du terme – il aurait vraiment fallu ne pas le rater.
Problème : personne, sauf Porter Nash, n’a réellement envie de savoir qui a commandité cette tentative de meurtre. Même le superintendant est navré que le tueur ait échoué, et il a du mal à contenir sa déconvenue. Nash, lui, mesure très vite l’ampleur de la tâche : ceux qui en veulent à Brant sont si nombreux qu’il ferait mieux d’abandonner immédiatement cette tâche titanesque.
Heureusement, Brant se remet – et s’il a souffert, s’il souffre encore, certains ne perdent rien pour attendre,et pour payer les dettes contractés à son égard. L’agent Falls ne dira pas le contraire. Quant à Mac Donald, il quitte définitivement l’univers de R&B.
Falls. C’est à cause de ce personnage et de l’incertitude de son avenir que je ne peux pas croire qu’un prochain opus ne verra pas le jour. En tout cas, je l’espère.

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