Mes archives criminelles par Jacques Pradel

Présentation de l’éditeur :

Voix (et plume) incontournable depuis plus de 30 ans des faits divers et affaires criminelles, qu’il sait conter comme personne, Jacques Pradel s’est replongé dans ses dossiers et archives. Pour la première fois, il livre aux lecteurs le récit des affaires qui, intimement, l’ont le plus marqué, passionné, bouleversé, intrigué. Des affaires très connues, pour certaines, Assassinat de John Lennon ou du producteur Gérard Lebovici ou mystérieuse disparition de la Joconde, et d’autres à (re)découvrir. Mémoire vivante de la part sombre des hommes, Jacques Pradel revisite l’Histoire, rappelant que le crime n’est pas une idée neuve. Il nous amène au coeur de tragédies ayant endeuillé des villages français, dans des ambiances qui rappellent les films de Chabrol. Et quand il dépasse les frontières hexagonales, il nous embarque dans des histoires tortueuses dignes d’Agatha Christie.

Mon avis :

Je lis beaucoup de romans policiers. Je m’intéresse aussi aux faits divers, aux affaires criminelles, et c’est pour cette raison que j’ai lu ce livre de Jacques Pradelle. Je le reconnais, je n’ai pas lu le premier texte (Crime à Uruffe), parce que cette affaire, je la connaissais, je savais toute son horreur et je n’avais pas envie de me replonger dedans. Pour ceux qui la découvriraient, je dirai que ce n’est pas en découvrant cette atrocité que mon anticléricalisme viscérale s’arrangerait. J’ai en revanche lu toutes les autres, y compris celle que je connaissais déjà, comme l’affaire Yves Dandonneau (qui a donné de son côté naissance à un livre). Je reconnais, aussi horrible que cela puisse paraître, que des coupables peuvent être attachants, comme Olivier et Maud, puisqu’ils ont avoué eux-mêmes leur crime, crime que personne ne soupçonnait. Aucun attachement, par contre, pour les meurtriers de Sault-au-Cochon, au Québec : la justice fut intraitable avec eux, ce qui pourra choquer les âmes sensibles. De mon côté, je note l’absence d’a-priori et la patience des enquêteurs.

Bien sûr, il est des affaires extrêmement connus, comme l’affaire Violette Nozière ou l’assassinat de John Lennon, même si elles ne sont pas du tout lié. Violette est devenue célèbre à cause du crime qu’elle a commis, et je pense qu’elle a dû être soulagée de retrouver l’anonymat. John Lennon reste célèbre par-delà la mort, alors que le nom de son assassin… je ne me donne pas la peine de le retenir. Il en est qui le sont moins et qu’il est étonnant de découvrir. Il faut cependant avoir vraiment le coeur bien accroché pour les lire.

Je terminerai par une citation : A propos des auteurs de ces crimes souvent machiavéliques, ceux ou celles qui m’intéressent – et souvent me fascinent è ,e sot pas les tueurs en série, les braqueurs et autres professionnels du crime, qui vont au hold-up comme on va à l’usine… Ce sont, comme chez Simenon, les « criminels d’occasion ». Ceux-là me touchent, parce qu’ils sont le reflets de nos propres failles. Qu’aurions-nous fait das la même situation ? Qu’est-ce qui a poussé ces gens ordinaires, ces gens qui nous ressemblent tellement, dans lesquels chacun peut reconnaître un père, une mère, un voisin ou un collègue de travail, à franchir la ligne jaune du passage à l’acte ? 

Merci aux éditions du Rocher et à Netgalley pour ce partenariat.

2 réflexions sur “Mes archives criminelles par Jacques Pradel

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