Soixante printemps en hiver par Chabbert, de Jongh

Présentation de l’éditeur :

Le jour de son 60e anniversaire, Josy refuse de souffler les bougies de son gâteau. Sa valise est prête. Elle a pris une décision : celle de quitter mari et maison pour reconquérir sa liberté en partant avec son vieux van VW ! Sa famille, d’abord sous le choc, n’aura dès lors de cesse de la culpabiliser face à ce choix que tous considèrent égoïste. Josy va heureusement tenir bon, trouvant dans le CVL (« Club des Vilaines Libérées ») des amies au destin analogue et confrontées à la même incompréhension sociétale… Mais cela suffira-t-il pour qu’elle assume sa soif d’un nouveau départ ? Et qu’elle envisage peut-être même un changement d’orientation sexuelle ? Oui, si l’amour s’en mêle. Ou pas…

Mon avis :

Merci aux éditions Dupuis et à Netgalley pour leur confiance.
Je n’ai qu’un mot à dire : bouleversant. Je ne pensais pas que la décision de Josy, son départ, loin de mari et famille, son installation dans son van VW entraînerait pour moi un tel flot d’émotions. Le dessin, les couleurs, tout respire la tendresse que, à mon avis, Aimée De Jongh et Ingrid Chabbert éprouvent pour leur personnage principale. Il ne s’agit pas tant de changement de vie que de vivre enfin, d’oser vivre, ne pas se contenter des apparences, de faire avec les convenances. Les enfants de Josy sont bien conformistes, j’ai envie de dire « hélas », pas seulement parce qu’il est dur de se souvenir que sa mère est aussi une femme mais parce que cette génération peut vouloir ne surtout pas sortir d’un cadre étroit. Personne ne cherche, sauf les femmes que Josy croisent et avec lesquelles elle noue de nouvelles amitiés, à comprendre pourquoi elle a agi ainsi, ses enfants plaquent des stéréotypes surannées sur ses actes, son mari, qui, même le jour de son anniversaire, ne faisait pas d’efforts pour elle, attend son retour – parce qu’elle ne peut que revenir, il est malheureux, lui.
Il fallait aussi aborder un tel sujet, celui du changement de vie, celui aussi d’un nouvel amour à la soixantaine, un amour différent des autres, un amour qui pourra choquer les biens pensants. J’ai trouvé que les images étaient à la fois réalistes et infiniment pudiques. Certains se choqueront peut-être. Ce n’est vraiment pas mon problème.
La lecture de Soixante printemps en hiver a été un véritable coup de coeur pour moi. J’espère qu’elle le sera aussi pour ceux qui découvriront cette oeuvre.

2 réflexions sur “Soixante printemps en hiver par Chabbert, de Jongh

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