Les tribulations d’une gothique amoureuse de Cécile Guillot

Présentation de l’éditeur :

« Lily est amoureuse de Vince, mais pas seulement… Elle aime aussi…
La vie.
La musique.
Son travail.
Ses corsets.
Les cupcakes.
Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… elle décide de vivre ses rêves au lieu de rêver sa vie… »

Mon avis :

Je ne suis pas fan de romance, je ne suis pas gothique, et pourtant, j’ai beaucoup aimé la lecture de ce roman très plaisant.
Pour quelles raisons ? Pour beaucoup de raisons !
Tout d’abord, l’héroïne, Lily, est professeur des écoles et le compte-rendu de son métier est très réaliste, jusque dans les relations entre les collègues. Les préjugés ont la vie dure, la manie qu’ont certains d’user de leurs petits pouvoirs aussi. Quant aux enfants, force est de constater qu’à leurs égards, quelques professeurs préfèrent le « dressage » à la bienveillance, encore un discours déjà entendu.
Ensuite, l’héroïne a une vie à côté de son travail – encore heureux, me direz-vous. Elle est bassiste dans un groupe de métal et, dans les chapitres consacrés à sa passion, elle ne vous racontera pas, extasiée, à quel point tout va toujours bien quand elle joue (j’en passe et des clichés). Non, jouer implique répéter (et se tromper), cela implique aussi des querelles entre les membres du groupe, le stress, la nécessité de gérer maintes choses – comme écrire de nouveaux morceaux ou décider d’une reprise. Bien sûr, le plaisir de jouer est là – mais pas que.
Puis, Lily a une vie sentimentale assez désertique – quand sa meilleure amie ne joue pas les entremetteuses de façon compulsive. Oui, dans ce cas, l’intrigue est plus classique. Cependant, tout n’est pas tout rose dans l’univers de notre gothique amoureuse et s’interroger sur ses choix de vie (ou ses absences de choix) ne peut que lui permettent, finalement d’aller de l’avant. Attention ! Lily n’arrive pas à la conclusion qu’il faut se mettre en couple avec le premier venu, encore moins renoncer à sa personnalité pour ne plus être seule. Il faut être sincère avec soi-même avant de l’être avec les autres, et ce n’est pas toujours facile. Et s’apercevoir que les conseils que l’on donne aux autres, on peut aussi les suivre soi-même (bis).
Enfin, comme une cerise sur le gâteau, les cupcakes et le rituel du mercredi après-midi sont là pour :
– nous montrer la nécessité, en tant qu’enseignant, d’avoir des vrais plages de détente (là, je prêche pour mon compte, mais je peux vous donner mon adresse décompression sur Rouen) ;
– rendre l’héroïne proche de nous ;
– nous donner envie de manger des gâteaux, par la description précise de leur saveur.
Bref, si vous lisez les tribulations d’une gothique amoureuse, vous passerez un très bon moment de lecture !

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2 réflexions sur “Les tribulations d’une gothique amoureuse de Cécile Guillot

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