Je voudrais parler de Duras de Yann Andrea, entretien avec Michèle Manceaux

Présentation de l’éditeur :

En 1982, Yann et Marguerite vivent ensemble depuis deux ans. Elle en a plus de soixante-dix, il en a quarante de moins. Derrière l’écrivain, Yann a découverte le « personnage » Duras, aussi assoiffée d’absolu dans la vie qu’elle l’est dans l’écriture. Sur cette expérience bouleversante, qui brise aussi bien des codes de l’amour que ceux de la littérature, il sait qu’il ne peut garder le silence.
Mon avis :
Tout d’abord, je voudrais remercier Dominique et les éditions Pauvert pour l’envoi de ce livre inédit. Et ajouter que ce n’est pas vraiment facile pour moi de le chroniquer, tout comme il n’est pas si facile de lire ce texte, transposition de l’enregistrement de l’entretien entre Yann Andrea et Michèle Manceaux, amie de Marguerite Duras. Même si sa publication a été possible, j’ai du mal à « entendre la voix des morts », puisque Yann, Michèle et Marguerite, au coeur de ce texte, sont morts aujourd’hui. Ce texte est une transposition fidèle, sans correction : tout y est, y compris les sonneries du téléphone intérieur, les miaulements d’un chat, les lapsus de Yann Andréa… Ce livre se classe désormais comme le premier ouvrage, en ordre chronologique d’écriture et non de parution, dans lequel Yann Andrea parle de son amour pour Marguerite Duras.
Oui, j’ai choisi de dire « amour », et non « relation », même si rien n’est simple entre Yann et l’écrivain. Il est difficile d’analyser les paroles d’un homme passionné par les mots de Duras alors que lui-même se refuse à analyser ce qui a provoqué ce coup de foudre littéraire. D’ailleurs, peut-on réellement analyser une passion ? Je ne le crois pas, sinon, elle cesse d’en être une puisqu’on a acquis suffisamment de distance avec elle.
En revanche, il sait dire leur passion amoureuse, complexe. Les questions de Michèle Manceaux facilitent la parole, poussent dans les retranchements celui qui veut parler mais n’ose dire. Elles fixent des axes, rétablissent une chronologie. Questionner, oui, interroger, non.
La fin du livre aborde les préférences sexuelles de Yann Andrea avant sa rencontre avec Marguerite Duras. Autre temps, autre manière de pensée et le point de vue de Yann Andrea sur l’homosexualité, sur son homosexualité m’a mise mal à l’aise.
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5 réflexions sur “Je voudrais parler de Duras de Yann Andrea, entretien avec Michèle Manceaux

  1. Il y a fort longtemps, j’étais passionnée par Duras (je crois que j’ai lu tous ses romans et vu les films). Depuis j’ai changé de style d’écrivain, mais il reste toujours quelque chose. J’aimerais bien lire ce livre.

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