Archive | 11 mars 2016

Salt river de James Sallis

 

Mon résumé :

La vie s’écoule tranquillement dans le Tenesesse pour le shérif Turner. Mais un jour, deux hommes, partis depuis quelques temps, reviennent dans la ville, l’un provoque un accident, l’autre est en cavale. Quels seront les conséquences de leur retour ?

Mon avis :

Ce troisième tome de la trilogie mettant en scène John Turner, dans une petite ville perdue du Tenesesse, est à mes yeux le moins réussi. En effet, j’ai ressenti une profonde sensation d’inachèvement, là où, avec une même thématique, Joe R. Lansdale a su aller jusqu’au bout de son intrigue. Bien sûr, c’est un choix de l’auteur d’avoir écrit un livre si court (160 pages) et d’avoir laissé presque toutes les enquêtes inachevées. Le lecteur a quelques réponses (pas toutes) mais aucune certitude, comme si, finalement, la vie, la mort, n’étaient dû qu’au hasard qui fait que vous êtes au mauvais endroit au mauvais moment avec les mauvaises personnes. Ou comment redéfinir le sens du mot « absurde ».

Deux ans se sont écoulés depuis Criple Creek – deux ans depuis la mort de Val. La vie a continué pour John, toujours shérif par défaut, avec toujours ses incidents et ses drames qui ponctuent la vie locale. La liste des plaintes que le bureau du shérif reçoit quotidiennement est édifiante à cet égard. Reste à faire le tri entre celles qui sont insignifiantes, et celles qui méritent toute l’attention du shérif : la différence est ténue, les conséquences vraiment inattendues.

Les retours en arrière qui nous racontent le passé de John sont toujours présents, mais dans ce troisième volume ils m’ont vraiment semblé parasiter le déroulement le l’intrigue par leur longueur et leur fréquence. Quant à son futur, il nous est annoncé de manière pudique, tout en sous-entendus. L’ensemble donne un roman en demi-teinte, avec ses violences et ses tendresses, un roman qui laisse cependant un goût d’inachevé.

50