Deadlock, tome 1 d’Aida Saki

Merci au forum Livraddict et aux éditions Taïfu comics pour ce partenariat.

Mon avis :

Je lis des yaoi assez régulièrement. Les intrigues sont souvent convenues et, disons-le, un peu niaises pour les plus connus. Cependant, comme tout genre, il comporte tout une gamme qui s’étend du plus mignon au plus trash.  Où situer Deadlock sur cette échelle ? Surtout que celui-ci se double d’une autre composante, puisque l’action se déroule en prison – autant dire que le lecteur peut s’attendre à de la violence, dans le graphisme et dans l’intrigue. Ce n’est pas si simple.

Le héros, Yûto, est presque un anti-héros. Il est un policier déchu, autant dire qu’il ne saurait tomber plus bas dans la hiérarchie de la prison. Jeune, pas très moche, il est une proie facile – et le langage très cru qui salue son arrivée ne laisse pas présager des lendemains qui chantent pour lui. Il est facilement reconnaissable au milieu des autres personnages. Ainsi, j’ai parfois eu du mal à distinguer Dick et Nathan – peut-être est-ce volontaire, tant les deux hommes semblent proches. Yûto, lui, ne passe pas inaperçu, ce qui est un comble quand on sait qu’il doit accomplir une mission d’infiltration. Le FBI sait vraiment utiliser au mieux les compétences des policiers, quelles que soient les circonstances.

Mission dangereuse, oui – un témoin y a déjà laissé la vie – elle l’est d’autant plus que Yûko ne maîtrise pas encore les codes de l’univers carcéral. Les clans règnent, et Yûko, métis, n’est pas le genre à vouloir s’intégrer à l’un ou à l’autre. Bizuté ? Oui, certainement un peu, mais rien d’aussi grave qu’on aurait pu le craindre. Cela reste presque gentillet – presque. Les mots, les situations qui sont décrites, tout ce qui est suggéré en somme, sont plus violents que ce qui est montré. Je pense, par exemple, aux « sisters » et à Tonya, leur chef, leur « protectrice », « celle » qui prend des risques pour les autres – et met presque Yûko à nue. Elles sont à mes yeux les personnages secondaires les plus intéressants par leur ambivalence, bien plus que Lindsay ou Gayren, très manichéens, très prévisibles – trop ? Les choses ne sont peut-être pas aussi simples.

Ce premier tome a suffisamment piqué ma curiosité pour que j’ai envie de connaître la suite de l’intrigue et de voir comment les liens vont se tisser entre les personnages principaux.

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9 réflexions sur “Deadlock, tome 1 d’Aida Saki

    • Disons qu’un yaoi met en scène une mignonne histoire d’amour entre deux garçons. Mais un yaoi en prison, cela donne, par exemple, Underground hotel avec des scènes très très crues (voire bien plus). Pour l’instant, pas vraiment d’histoires d’amour, plus des histoires de protection et de prostitution.

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