La bonne, la brute et la truande de Samuel Sutra

Quatrième de couverture:

Dans la truande, il y a des règles ! Bon, pas des masses non plus. Quand on fait carrière dans cette branche, c’est rarement pour se coltiner des contraintes. Mais il y a une règle qui passe avant toutes les autres, sans laquelle même un coup réussi peut vous faire regretter de l’avoir tenté : il faut toujours payer ses hommes. Toujours !Tonton parvient à monter un plan aux petits oignons. Il réussit à faucher le plus gros diamant du monde et à le rapatrier chez lui sans laisser ni témoins ni indices. Mais est-ce l’âge, la fatigue, ou un excès d’enthousiasme, voilà qu’il fait une erreur de débutant : il renvoie ses gars chez eux sans un sou en poche. Alors, c’est pas qu’ils soient méchants, les mecs, mais dès qu’on parle pognon, ils deviendraient presque pointilleux et auraient bien envie de rappeler au taulier que s’il néglige l’effet salaire, l’ambiance peut franchement se rafraîchir et signer le début des emmerdes…

Petite précision :

La sortie du prochain tome est annoncée pour début juillet.

Mon avis :

C’eût été dommage que l’amateur de romans policiers éclairé passât à côté de ce roman à la construction hautement littéraire, puisque le récit principal enchâsse une succession de récits secondaires, mettant ainsi en valeur chacun des personnages, devenus à la fois acteur et narrateur de ses aventures. La juxtaposition de ces différentes subjectivités permettent au lecteur de reconstituer la complexité d’un moment à la fois unique et pluriel.

Voici donc la fin de la minute littéraire, qui ravira les personnes (si, si, elles existent) qui sont ravis qu’on leur décortique une intrigue. Soyez rassuré : vous pouvez ranger les médicaments contre le mal de tête.

Pour nos amis truands, en revanche, c’est un tout petit peu plus compliqué. Disons le mot : c’est le gros bordel. Voir plus. Quelqu’un a osé voler Tonton (il fallait le faire…) mais en plus cette personne a la bonne idée de le narguer en voulant lui refourguer son butin. Tonton compte bien y mettre bon ordre pendant que ses hommes ne se sentent pas très bien – et ils ont largement de quoi !

Ce n’est pas que le livre est rempli de retournement de situation, c’est qu’il est difficile de se souvenir dans quel sens on état au départ ! Et quand les intérêts des uns convergent miraculeusement avec les intérêts des autres, ce n’est jamais pour longtemps. Mention spéciale pour Gérard, toujours capable d’aller encore plus loin dans le pire. Jugez plutôt : « En deux jours, Gérard pouvait vous inverser les pôles, transformer un orchestre de cordes en copeaux, vous convertir à la cornemuse, transformer la banquise en vapeur, tout ça en gardant une marge, pour peu que vous le laissiez faire.  » Et on s’étonne après que les autres aient du mal à le suivre…..

La bonne, la brute et la truande n’est pas seulement un bon moment de lecture, c’est aussi un livre que j’ai eu envie de relire – pourquoi se priver ?

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6 réflexions sur “La bonne, la brute et la truande de Samuel Sutra

  1. Oui, pourquoi ne pas se faire du bien en relisant un livre que tu as aimé ?!
    J’ai relu 2 fois quand Gérard inverse les pôles… et j’aime bien la tournure.

    • Une de mes citations préférées concernant Gérard, lui qui a eu une enfance difficile… pour les autres.
      Exactement : j’ai fait une razzia à la bibli aujourd’hui, vu qu’elle ferme jusqu’en septembre.

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