Archive | 29 juin 2016

Un conte peut en cacher un autre de Roald Dahl

Présentation de l’éditeur :

Blanche-Neige inculpée, Boucle d’Or démasquée par les trois ours ! Découvrez les dessous de l’affaire Cendrillon, la véritable histoire du Petit
Chaperon rouge ou encore le sort incroyable réservé aux Trois Petits Cochons… Reconnaîtrez-vous nos plus célèbres contes de fées, dans cette version en rimes épouvantablement comique ?

Mon avis :

Il est des réécritures de contes qui sont ratés, oubliables – et je vous fais grâce des titres. Il en est d’autres qui sont réussie et inventives, tout comme ces contes qui peuvent en cacher un autre de Roald Dahl. Il nous démontre joyeusement (enfin, pas pour tout le monde) qu’une jeune fille n’a pas besoin d’un prince charmant pour être heureuse, que cela peut même être très risqué ! Il démontre aussi que l’on peut porter un vêtement un petit peu ridicule (un magnifique chaperon rouge, si vous voulez plus de précision) et être tout à fait capable de se défendre toute seule, voire même de défendre les autres. Bien avant que l’on parle de la fameuse « théorie des genres », Roald Dahl montrait de quoi une fille était capable !
Et je ne vous parle pas non plus de la débrouillarde Blanche-Neige et des sept nains qui l’accompagnent et qui ne sont pas nécessairement de gentils travailleurs. Quant à Jack et son haricot magique, il découvre les vertus de l’hygiène corporelle. Comment ? Je vous laisse découvrir tout cela dans ses réécritures pleines d’humour, en vers et contre tout.

 

Les minuscules de Roald Dahl

Présentation de l’éditeur :

Petit Louis est trop curieux. Sa maman lui avait pourtant raconté des choses terribles sur la Forêt Interdite. Il n’aurait jamais dû y pénétrer. Maintenant l’horrible Goinfrognard est à sa poursuite, crachant une fumée rouge, prêt à le faire griller dans son ventre-rôtissoire. Par bonheur, Petit Louis va rencontrer le peuple des Minuscules qu’abritent les arbres géants de la forêt…

Mon avis :

Il est des auteurs, bien moralisateurs, qui sont « du côté des mamans », surtout des mamans qui, comme celle de Petit Louis, ont pour seules obsessions que leur enfant soit sage et obéissant. Ne bouge pas, ne va pas dans la forêt, sois sage – sois heureux, épanoui, curieux de tout, ce sera pour un autre jour.

Heureusement, il est des auteurs qui sont du côté de l’ouverture d’esprit, de la créativité, du merveilleux enfin. En osant braver un interdit maternel (une mère pas très tendre, il faut bien le dire), en s’aventurant dans ce lieu de tous les possibles depuis fort longtemps (voir les récits de chevalerie), Petit Louis fait des rencontres extraordinaires.

Oui, il se met en danger, mais l’union fait véritablement la force dans ce livre, quel que soit l’âge, la taille ou la force – tant que l’on a de la jugeote et du courage. La fin aussi est encourageante – grandir ne signifie pas perdre ses qualités. Dernier point fort : les illustrations, magnifiques et créatives.