Nos folies ordinaires d’Eva Giraud

Merci à Netgalley et à Lilys éditions pour ce partenariat.

Mon résumé :

Jean a grandi, orphelin de mère, élevé par Joséphine, sa gouvernante. Ayant quitté le manoir familial pour suivre des études d’avocat, il est très vite recruté dans un prestigieux cabinet. Cela suffit-il à son bonheur ?

Mon avis :

Je lis parfois plusieurs livres en même temps et j’en ai mis un de côté, parce que je n’accrochais vraiment pas. J’ai donc commencé la lecture de Nos folies ordinaires, et là, je me suis laissée emporter par cette lecture, au point de le lire d’une traite.

Pourtant, Jean, le personnage principal, n’est pas attachant. Il est pourtant le fils que tout parent rêve d’avoir, il exerce un métier dont ils peuvent être fiers : il est avocat pénaliste, et convainc les jurés de l’innocence de clients qui ne le sont pas. Il ne ménage pas sa peine pour son travail. Sa vie personnelle est réglée comme une montre suisse, pas de place pour l’imprévue, pas de places pour des rencontres mêmes avec ses voisins, qu’il juge trop extravagant, pas assez dans la norme – la sienne. Puis, alors qu’il travaillait sur un dossier qui le tourmentait – la défense d’un homme qui a tué son fils – il apprend la mort de son père, et là, il craque, lui qui avait déjà bien du mal à être à fond dans ce dossier. Et enfin, tout change : Jean cherche enfin qui il est et comment il veut vivre.

Devient-il extravagant pour autant, se jetant dans tous les excès ? Non, le tourbillon qui l’emporte est celui de la vie. Il s’intéresse aux autres, lui qui se sentait si différent, pour ne pas dire si supérieur. Il apprend à découvrir la diversité, la richesse, et aussi à voir les passions, les tourments des autres, qui ne sont pas seulement édicter par la nécessité d’être performant au travail. Oui, Jean semble vivre à une autre époque, et pourtant, ses préoccupations sont furieusement contemporaines. Il est trop de personnes pour qui seul leur travail compte dans la vie. Je ne parle pas de personnes qui ont peur de perdre leur travail, qui ont des difficultés à joindre les deux bouts. Je parle de personnes pour qui « J’ai un bon travail donc je suis » et sont incapables de développer quoi que ce soit d’autres à côté. Leur métier est leur identité. Au contraire, ceux qui vivent dans l’immeuble de Jean travaillent pour payer leur loyer mais aussi pour avoir le temps de vivre leur passion sans se soucier du quand dira-t-on. Jean lui-même apparait parfois comme ayant l’esprit plus ouvert que certains artistes – un comble.

Etre soi, être aimé pour soi, n’est pas facile- mais c’est indispensable. Telle est la leçon de ce petit livre qui fait du bien.

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4 réflexions sur “Nos folies ordinaires d’Eva Giraud

  1. Oh ! Mais c’est que je connais la demoiselle qui a écrit ce livre, on se voyait chaque été quand nous étions ados. Je suis contente que son livre t’ai plu, c’est une belle personne, elle a beaucoup travaillé pour en arriver là. 🙂 (Je ne suis suis plus active sur les blogs mais j’y passe quand même de temps en temps lire vos articles, et me tenir au courant de la vie des matous de la maison. 🙂 )

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