A quoi bon la révolution si je ne peux pas danser d’Ece Temelkuran

Présentation de l’éditeur :

Sur le toit d’une terrasse à Tunis, quatre femmes se retrouvent par hasard, et tandis que résonnent les youyous suraigus d’un mariage elles bavardent, boivent du whisky, assistent à un feu d’artifice. Il y a Maryam, l’historienne égyptienne, qui a fait preuve d’une liberté sexuelle surprenante quand elle déclare avoir fait l’amour sur la place Tahir, lors du soulèvement. Et Amira, la jeune tunisienne de retour de New York, activiste politique, danseuse du ventre et Mme Lilla, la plus âgée, qui a vécu à Paris et à Londres,  et qui veut entraîner les autres en Lybie, sur les lieux des cités antiques où a vécu la déesse Didon. Après une traversée rocambolesque de la Lybie à bord d’une voiture conduite par un chauffeur local, puis à dos de chameau, elles vont tenter de rejoindre Tripoli à bord du yacht d’un oligarque russe qui finira par les débarquer à Beyrouth.Un roman au charme tout oriental où mythes et réalité s’entrecroisent.

Merci à Netgalley et aux éditions Jean-Claude Lattès pour ce partenariat;

Mon avis :

Le sujet de ce roman m’attirait, je pensais vraiment en apprendre plus sur le printemps arabe et ses conséquences. Je pensais également en apprendre davantage sur la condition féminine dans différents pays. Le constat est simple : pas vraiment.
J’ai vécu plusieurs faux départs avec ce roman. Je l’ai commencé trois fois, avant de poursuivre, m’attendant à lire autre chose que des promesses.
La narratrice ? On ne sait pas grand’chose d’elle. Elle se contente de raconter et d’écouter. La plupart des chapitres s’ouvrent sur une anticipation, qui gâche un peu la lecture, puisqu’on la retrouve après, dans le bon ordre chronologique, sans que cela ne nous apporte grand’chose. Les fins de chapitres promettent beaucoup aussi, et je n’ai rien vu venir.
Quant aux trois femmes que nous suivons, elles ne sont que des femmes. Amoureuses ? Parfois. Mais l’on ne saura que peu de choses sur les hommes qui les ont aimés – et qu’elles ont aimés aussi, parfois. A force de distiller peu à peu les révélations, voire de refuser de révéler la fin d’une histoire, l’attention du lecteur retombe. Femme fatale ? Madame Lilia en est une, les hommes qu’elle a aimé n’ont pu l’oublier, et le seul qu’elle a vraiment aimé l’a brisée. J’ai presque envie de dire que c’est très classique. Mères ? Non. Là aussi, être mère de personnes que l’on a choisi est vraiment trop classique à mes yeux. Quant au road trip, il m’a paru un peu décousu.
Un rendez-vous manqué.

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6 réflexions sur “A quoi bon la révolution si je ne peux pas danser d’Ece Temelkuran

    • Cela m’arrive tout de même… mais c’est très rare de me voir abandonner définitivement une lecture.
      Oui, la déception est là, j’ai l’impression qu’aucune progression n’a eu lieu dans ce roman.
      Merci, belle journée à toi aussi.

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