Archive | 23 avril 2016

L’imagier des oursons d’Elisabeth Ivanovsky

Mon avis :

Oui, j’ai choisi ce livre à la bibliothèque pour valider un challenge – après tout, je lis ce que je veux, non ? Elisabeth Ivanosvky est une auteure d’origine moldave, qui a ensuite vécu en Belgique. Elle a écrit plusieurs albums pour enfants, dont cet imagier des oursons. Le livre a été édité pour la première fois en France en 1984, puis réédité en 2012, ce qui explique sans doute ses couleurs douces, ses dessins aux formes chaleureuses – je trouve parfois certains albums plus contemporains assez agressifs, avec des couleurs un peu trop vives à mon goût. Certes, l’enfance n’a pas à être cantonné dans des tons pastels, mais j’ai beaucoup apprécié l’art de la nuance exprimé par les couleurs utilisées. Les tuiles du toit, les murs, même les vêtements des ours ne sont pas unis, le pelage des différents membres de cette charmante famille nombreuse est représenté avec soin. D’ailleurs, nous voyons ses ours « en mouvements », et je me dis que cet imagier peut permettre non seulement d’apprendre de nouveaux mots, mais aussi d’inventer des histoires.

La maison comporte plusieurs pièces, et l’extérieur n’est pas oublié non plus. Je me dis cependant que certains mots étonneront les plus jeunes, qui n’ont pas forcément de chauffe-eau de cette forme dans la salle de bain ou de cuisinière ainsi faite – de même que l’on ne conserve plus les aliments dans le grenier, et qu’il est rare de trouver des chapelets d’ail dans une cave. En dépit de sa date de parution française, cet album me paraît plutôt dater des années 60. Et si papa ours se promène de page en page, et rentre les provisions, si maman ours a eu sept oursons, si grand-mère ours tricote et veille sur le petit dernier, l’absence de grand-père me paraît elle aussi significative d’une époque où l’espérance de vie était plus courte qu’aujourd’hui, surtout pour les hommes ayant vécu une ou deux guerres.

L’imagier des oursons est un joli album à partager.

 

Journal du louveteau garou – XXVI

Cher journal
– TCHAK !
Cela fait longtemps que je ne t’ai pas écrit.
– TCHAK !
Mon petit frère est né et il est déjà un louveteau très dynamique.
– TCHAK !
Le bruit que tu entends, c’est ce que fait madame Cobert.
– TCHAK !
C’est aujourd’hui le goûter de printemps est un abruti s’est tromper dans les commandes.
– TCHAK !
Il y a donc 350 oursons pour 700 louveteaux.
– TCHAK !
Madame Cobert est donc en train de couper les oursons en deux pour que chacun ait un demi ourson.
– TCHAK !
Comme dit Théodose, un petit nouveau, c’était plus pratique malgré tout.
– TCHAK !
Ainsi coupé en deux, on pouvait voir à quoi les oursons étaient fourrés.
– TCHAK !
Et oui, ce sont des gâteaux en forme d’ourson, pas des vrais.
– TCHAK !
Nous ne sommes pas des barbares, nous sommes des loups garous.
– TCHAK !
Sur ce, je te laisse, cher journal, j’ai des devoirs à faire.
Anatole Sganou.