Au rendez-vous des mariniers de Frédéric Vitoux

Présentation de l’éditeur :

C’est l’histoire d’un restaurant populaire dans l’île Saint-Louis, où l’on prenait ses repas à même le marbre des tables et où la patronne présentait l’addition sur une ardoise. Son enseigne ne trompait pas : Au Rendez-vous des Mariniers…
Au 33, quai d’Anjou, s’y donnèrent rendez-vous, de 1904 à 1953, les habitants du quartier, les patrons des péniches amarrées sur les berges et les blanchisseuses des bateaux-lavoirs tout proches…

Merci aux éditions Fayard pour ce partenariat.

Mon avis :

Il est plus facile de parler d’un roman que de parler d’un récit. Le personnage principal de ce livre est le restaurant, le bistro plutôt : Aux rendez-vous des mariniers. Ce bistro vécut presque un demi-siècle, quasiment l’espérance de vie d’un homme au XIXe siècle. Trois familles se succèdent à la tête du restaurant, qui chacune imprima sa patte à ses lieux.
Banal restaurant ? Non. Et s’il a intéressé l’auteur, ce n’est pas uniquement parce qu’il est lié à son histoire personnelle. C’est aussi parce qu’il fut le lieu de rendez-vous, pour ne pas dire aussi d’inspiration, d’écrivains de tout bord. Certains sont toujours très connus de nos jours, tels Aragon, qui met en scène le restaurant dans Aurélien ou Simenon, qui, s’il ne le cite pas, a toujours montré son attirance pour le monde des mariniers. D’autres sont injustement oublié, tel Jean de La Ville de Mirmont, poète tué pendant la première guerre mondiale. Il est intéressant de voir comment des créateurs se sont croisés en ses lieux, Dos Passos et Hemingway, qui n’étaient pas encore les auteurs renommés qu’ils sont devenus. Plus étonnant, ce dîner qui réunit Ramon Fernandez, Céline et François Mauriac, en 1933.
Frédéric Vitoux ne prétend pas tout savoir sur l’histoire de ce lieu. Il s’appuie sur une documentation solide pour retracer l’histoire des lieux, et pose des hypothèses, romance un peu, il précise aussi ce qu’il ignore, comme le devenir des premiers patrons des lieus, ceux qui, finalement, ont véritablement crée le rendez-vous des mariniers. Madame Leconte devait être non seulement une excellente cuisinière, mais aussi une maîtresse femme pour avoir su attirer autant de clients différents sur son île.
Le risque est peut-être là, aussi, pour ce livre: que son audience soit limitée parce qu’il parle d’un petit coin de Paris, d’une époque révolue. J’aimerai, pour ma part, qu’il redonne envie de lire certains auteurs.bannière vle2Challenge-Rentrée-littéraire-janvier-2016-150x134

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5 réflexions sur “Au rendez-vous des mariniers de Frédéric Vitoux

  1. J’aime beaucoup le style de Frédéric Vitoux et cette histoire (ce récit du moins) a l’air passionnant(e) pour les deux raisons que tu cites : le lieu et le rendez-vous d’écrivains qu’il fut ! 😉

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