Archive | 2 février 2016

Les séries policières

Je profite de ce mois du polar pour parler des séries policières qui envahissent nos écrans télévisées. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il est difficile de trouver une série non policière, mais presque.  Quel que soit le jour de la semaine, il est possible, j’en suis presque sûre, d’en trouver une à regarder. D’ailleurs, pendant que je mets la dernière touche à cet article, je  regarde un épisode de Maigret avec Bruno Cremer. Et si certaines séries sont excellentes, d’autres sont désolantes. Voici le genre de phrase ou de situation que je ne supporte plus de voir ou d’entendre.

« J’ai besoin d’être seul(e). » Réplique valable pour n’importe quelle série ou téléfilm, quand le scénariste ne sait plus comment terminer la scène.
« J’ai l’intuition qu’il/elle n’est pas coupable. » A se demander ce que l’enquêteur a appris à l’école de police. Ou comment il a eu son concours. Suivre son intuition, et ne conserver que les preuves qui la confirment, n’est-ce pas le début d’une erreur judiciaire ? Petite précision : cette phrase est très souvent prononcée par une femme.
– L’enquêteur a de gros problèmes familiaux, qui occupe une bonne partie de l’épisode. C’est très méchant, mais je m’en fous un peu.
L’enquêteur n’a pas de problèmes familiaux, mais sa vie de famille occupe une bonne partie de l’épisode. Il faut bien meubler la vacuité du scénario.
La fliquette fait une fausse couche/accomplit un acte héroïque qui provoque la fausse couche. Oui, c’est en contradiction avec ce que j’écris plus haut, mais cela simplifie la vie des scénaristes.
– L’enquêteur a une tumeur au cerveau, en fin de saison, et l’on ne sait s’il survivra. Il serait intéressant de confronter les statistiques et la réalité.
Le présumé coupable/le suspect principal est abattu par la police/se suicide. Du coup, d’un simple point de vue judiciaire, l’affaire risque de ne jamais être résolue, puisque sans procès, le suspect ne sera jamais, aux yeux de la loi française, un coupable. Je vous laisse compter, si vous en avez la patience, le nombre de séries françaises qui ont recours à ce dénouement.
Et vous, qu’est-ce qui vous agace dans les séries policières ?

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