Une minute avant minuit de David Baldacci

Présentation de l’éditeur :

Lorsqu’Atlee Pine, agent du FBI, fait preuve d’un peu trop de zèle en appréhendant un dangereux criminel, son supérieur lui ordonne de prendre des vacances. Elle en profite pour retourner là où tout a commencé et enfin obtenir des réponses et exorciser ses démons. À peine arrivée, Atlee est plongée au cœur d’une enquête frénétique pour arrêter un potentiel serial killer. Avec l’aide de son assistante Carol Blum, elle va déterrer des secrets enfouis depuis longtemps, démêler les mensonges… Et affronter une révélation qui fera voler en éclats toutes ses certitudes.

Mon avis :

Merci à Talent éditions et à Netgalley pour ce partenariat.

La lecture de ce livre est sur le point de causer de graves dommages à ma PAL.
Je n’avais jamais lu de livres de David Baldacci jusqu’à présent, et je dois dire que je suis devenue totalement accro. J’ai lu ce livre en deux jours (ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour moi qui me plaignais de ne plus parvenir à lire de pavé), l’emportant partout, dans le bus, le métro, le chocolate bar, le parvis de la cathédrale en attendant une amie, le cinéma et le lisant, bien entendu.
Pourquoi ai-je autant apprécié ce livre ?
En premier lieu, je pense aux personnages, qui sont tous originaux. L’agent Atlee Pine pourrait sembler n’être qu’une agente particulièrement aguerrie comme l’on en voit beaucoup dans les romans. Ce n’est pas aussi simple. Certes, elle aime son métier et se montre particulièrement compétente, rompue qu’elle ait à l’analyse. Son passé de grande sportive (elle était haltérophile) explique sa forme physique. Son passé explique qu’elle soit devenue agent du FBI. Oui, l’on ne perd pas de temps en tergiversation : l’enlèvement de sa sœur et le fait qu’elle-même a été laissée pour morte expliquent en partie qu’elle ait choisi cette voie, et elle n’en fait pas mystère. Au début de ce livre, son supérieur lui donne d’ailleurs un congé pour qu’elle puisse se concentrer sur l’affaire, son affaire, l’affaire de sa vie, en quelque sorte. Si l’on ne reverra pas son chef, en revanche elle sera accompagnée par Carol Blum, une administrative mère de six enfants et grand-mère de douze enfants, qui se comporte avec beaucoup de bienveillance et de lucidité avec elle. En plus d’être elle aussi parfaitement compétente et de maîtriser les arcanes de la paperasserie du FBI, elle agit comme une sorte de conscience envers Atlee, l’amenant à se questionner sur ses choix et sur les enquêtes.
Oui, les. Alors qu’Atlee pensait enquêter uniquement sur son passé (et ce qu’elle découvrira lui fera mettre en cause tout ce qu’elle pensait connaître de sa jeunesse en Georgie), un meurtre est commis dans cette petite ville, Andersonville, où rien ne s’était passé depuis trente ans. Pas n’importe quel meurtre : tout l’apparat qui l’entoure, le fait que personne ne connaissait la victime dans une petite ville où tout le monde se connaît donne l’impression que ce meurtre sera tout sauf facile à résoudre, et l’aide d’une agent du FBI en vacances est sollicitée et acceptée – là aussi, j’ai trouvé plutôt rafraichissant de ne pas lire une énième guerre des service, comme si le sujet était trop lourd pour l’encombrer de lieux communs.
De même, il sera question, brièvement, de la différence entre la manière dont les agent du FBI sont représentés dans les séries, et la manière dont ils travaillent réellement, non pour faire la leçon aux spectateurs naïfs, mais pour déplorer que, dans la réalité, l’on a beau être agent du FBI, on manque malgré tout de moyens – si tant est que l’on parvienne à les obtenir. Heureusement, il existe des administratifs qui maîtrisent le système pour cela – voir Carol Blum.
Le problème dans cette enquête, c’est non ce que les personnes interrogées disent, mais ce qu’elles ne disent pas. S’en apercevoir, c’est la spécialité d’Atlee, tout comme les pousser dans leur retranchement, si nécessaire.
Les fausses pistes sont bien présentes, destinées autant à nous égarer qu’à égarer les enquêteurs. Se fier aux preuves ? Oui, bien sûr, tout en interrogeant ces preuves, ce qu’elles disent véritablement sur le ou les coupables.
Oui, l’enquête nous plonge dans ce que l’homme peut faire de pire. Agréable ? Non, pour personne. Crédible ? Oui, malheureusement. Atlee est amenée à suivre le raisonnement des tueurs, à reconstituer les méandres de leur cerveau. Choix conscient, jamais plaisant – pour que d’autres ne vivent pas ce qu’elle a vécu. A Andersonville et aux alentours, l’extrême richesse côtoie la plus grande précarité qui soit – voir Cy Tanner et son gros vieux chien incontinent, qui squatte l’ancien logement des parents d’Atlee – parce qu’il n’a pas d’autres endroits où vivre. Voire aussi ceux qui se dévouent pour aider les enfants en difficulté, qu’ils en aient fait leur métier, ou qu’ils apportent une aide ponctuelle. Il faut bien qu’un peu de lumière émerge de ce récit très sombre.
Un auteur que je compte relire très prochainement.

5e participation – Etats-Unis/Georgie- Arizona.

5 réflexions sur “Une minute avant minuit de David Baldacci

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