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Sphaira d’Alice Nine

Présentation de l’éditeur :

Sphaira, le monde parallèle qui maintient l’équilibre de la Terre, est menacée. L’énergie qui l’anime vacille. Quand Jem, natif de la sphère, et Lucy, son élève terrienne, se rencontrent, ils ignorent qu’ils vont devoir s’allier pour sauver leurs mondes. Peu à peu, les secrets éclatent et les masques tombent. Le temps est venu de tout recommencer. Pour cela, ils doivent choisir : se battre et rester, ou laisser Sphaira décider de son avenir ?

« Vaincre, ou ne rien sauver. »

Merci aux éditions Explora et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Grâce aux éditions Explora, je découvre de nouveaux univers de science-fiction, genre dont je n’étais pas du tout coutumière.

Lucie découvre Sphaira, et elle n’est pas vraiment enthousiaste. Quelques années plus tôt, il lui a en effet fallu digérer beaucoup de choses, notamment le fait qu’elle était une mêlée, et qu’elle devait partir pour Sphaira, être formée et devenir une testeuse et ainsi, influencer le destin de certains terriens. Pour cela, elle a dû sacrifier ses rêves pour accomplir son destin, comme c’était le destin de ses parents avant elle. La différence est que ses parents ne semblent pas se plaindre de leur vie et ne mesurent pas ce qu’ils demandent à leur fille aînée – elle a deux jeunes frères.

Lucie est une jeune fille d’aujourd’hui, c’est à dire qu’elle accepte d’aller à Sphaira, de suivre la formation, il ne faut cependant pas lui demander de tout accepter docilement. Se questionner sur ce qu’elle voit, ce qu’elle vit, ce qu’on lui demande, oser dire ce que l’on pense est très important. Lucie « détonne » dans un paysage où pas grand chose ne bouge, mais où il était nécessaire que les choses bougent – enfin.

Jem est son tuteur, et il est le meilleur testeur de Sphaira. Ce n’est pas lui qui le dit, et il accepte mal ce titre, qu’il juge totalement immérité. Il n’est pas parfait, cependant il fait avec la forte personnalité de Lucie, il fait avec ses propres doutes aussi, avec ses douleurs qu’il ne tient pas à partager, ce qui n’est pas forcément facile. Ils doivent s’unir, ils ne se doutaient ni l’un ni l’autre, et surtout pas Jem en dépit de son expérience, de ce qui les attendait.

Surprenant ? Oui. Déstabilisant ? Parfois. Il faut se poser la question : jusqu’où certaines personnes sont prêtes à aller pour conserver leurs privilèges ? Loin. Très loin. Et tant pis pour ceux qui auraient l’outrecuidance de se mettre sur leur toute.

A découvrir.

(In)Humaine Le Chant des Lames par Clara Vincendon

Présentation de l’éditeur :

Alors que l’humanité se réfugie dans l’espace au sein de grands vaisseaux-villes, le Sanctuaire lance l’étude des « Sujets Protégés », génétiquement modifiés pour retourner sur Terre. Astree, un sujet aux résultats exceptionnels, retient l’attention des scientifiques : la survie de l’humanité repose désormais sur ses épaules. Mais au fur et à mesure de ses expériences, ses certitudes vacillent… Pourquoi a-t-elle été choisie ? Quel secret dissimule vraiment le Sanctuaire ?

Le destin d’Astree pourrait bien basculer le jour où sa fuite l’entraîne dans une odyssée aussi enivrante que dangereuse.

Merci aux éditions Explora et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Ce n’est pas un livre facile à lire, je tiens à le dire tout de suite. Certes, je ne suis pas habituée à lire des livres appartenant à ce genre littéraire (la science-fiction), mais j’ai trouvé que ce livre décrivait un monde dur, difficile, où la douleur est omniprésente.

Nous sommes en 2488 et la Terre a arrêté de tourner sur elle-même. Autant dire qu’elle est dévastée, devenue complètement inhabitable. Les survivants se sont réfugiés dans des vaisseaux-villes. Quant au Santuaire, il expérimente, modifie le code génétique des humains, pour les rendre apte à … A quoi, au juste ? A retourner vivre sur Terre, à devenir plus résistant face aux conditions de vie difficile ? Le lecteur apprendra beaucoup de choses au fur et à mesure de sa lecture, il découvrira aussi jusqu’où l’homme peut aller quand la puissance est de son côté, quand les sentiments sont oubliés, quand les humains ont perdu leur humanité.

Astrée ne cherche pas un sens à sa vie, elle cherche un sens à ce qu’elle subit, à ce que tous les autres subissent avec elle. Sa vie a si peu de sens qu’elle n’aspire qu’à la mort, là où d’autres se raccrochent encore à ce qui leur permet de gagner un peu de temps, sans véritable espoir.

Sombre, dur, cruel, dérangeant, voilà les meilleurs qualificatifs pour décrire ce livre. A découvrir si vous voulez être déstabiliser vous aussi.

Le dragon sous la mer de Frank Herbert

Présentation de l’éditeur :

Vider des puits de pétrole sous-marins dans une zone contrôlée par l’ennemi, puis ramener le butin aux États-Unis : une mission ultra-dangereuse, même pour un sous-marin aussi perfectionné. Mais le plus curieux dans cette mission est l’équipage : quatre hommes, pas un de plus. Dont un psychologue, « Long John » Ramsey. Tout le monde sait que les vingt missions précédentes ont échoué. On recommence parce que le manque d’énergie devient critique. Cette fois, il faut réussir. Ramsey est l’inventeur d’un appareil qui peut déjouer les effets d’une psychose artificielle, si vraiment se trouve là, comme on l’a dit, l’arme secrète ennemie. Mais Ramsey a des doutes. Les psychoses n’apparaissent pas par magie. En un sens, il voit le sous-marin comme une matrice, la mer comme un liquide amniotique. L’équipage va entrer dans un processus de maturation qui mène à une naissance. Une grande crise, oui. Mais comment la contrôler ?

Mon avis :

Pour découvrir les romans de Frank Herbert, je ne suis pas allée chercher son roman le plus connu, à savoir Dune. Non, pour une fois, j’ai été logique ; j’ai lu son tout premier roman, Le dragon sous la mer.

Nous sommes dans un roman de science-fiction/anticipation, si j’ose le classifier ainsi. Nous sommes en effet dans une situation presque plausible : vider des puits de pétrole sous-marin contrôlés par l’ennemi, et ramener le butin aux Etats-Unis. Presque. Le monde n’est pas celui dans lequel l’on vivait dans les années 50, même si quelques repères peuvent aider à ne pas perdre pied. L’action se passe en effet essentiellement sous l’eau, dans un sous-marin, un sous-marin qui ne comporte que quatre membres d’équipage, dont le capitaine et un psychologue, embarqué sous couverture afin de déjouer, grâce à un appareil de son invention, les effets d’une psychose artificielle. Au fur et à mesure de sa mission, Ramsey, le psychologue, aura des doutes, ne serait-ce qu’à cause de la présence d’un hibernant, c’est à dire d’un espion. Oui, mais qui ? Avantage pour Ramsey : il sait très bien qu’il n’est pas un hibernant. Inconvénient, pour lui : il est deux fois plus suspect aux yeux des autres, puisqu’il n’est pas tout jeune et que son grade n’est pas en rapport avec son âge. Deuxième inconvénient : impossible de repartir en arrière, surtout quand des découvertes plus inquiétantes les unes que les autres se succèdent.

Il faut aimer le monde des sous-marins, les termes techniques qui m’ont obligée à m’accrocher, parfois, pour lire ce récit. Cela ne m’a pas empêché de trouver cette lecture agréable, même si le terme peut étonner eu égard au sujet. Ce qui peut être considéré comme de la folie sur terre, ne l’est pas sous la mer, tant il est important de savoir créer une cohésion entre les différents membres d’équipage, tant il est important aussi de pouvoir re-naître, de croire en quelque chose. Ce roman est court (250 pages), mais il créé un univers riche et cohérent.

A découvrir, et pas seulement pour les fans de Frank Herbert.