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Agatha de Françoise Dargent

Présentation de l’éditeur :

Agatha vit seule avec sa mère depuis la mort de son père. Elle s’ennuie. Alors elle lit. Tout ce qui lui tombe sous la main. Surtout des romans policiers. Elle lit, et elle imagine des histoires de meurtre et de disparition.
Livre après livre, rêve après rêve, elle grandit. Paris, l’Égypte : Agatha brûle de voir le monde. Elle a soif de goûter à tout ce que la vie peut lui offrir.
Plus tard, Agatha Miller prendra sa plume pour écrire. Son premier roman policier sera signé Agatha Christie.

Mon avis : 

Ecrire une biographie romancée n’est pas chose aisée, parce qu’il faut à la fois coller à la réalité historique et écrire un texte plaisant à lire. De ce point de vue, je peux dire qu’Agatha est une réussite.

Ce récit ne prétend pas que l’enfance, l’adolescence d’Agatha Miller contenaient toute son oeuvre à venir en germe, non. Elle ne prétend pas non plus qu’un homme a transformé la tendre jeune femme en écrivain, non – en effet, pour certains, derrière la femme qui écrit, cherchez l’homme qui guide, corrige, inspire. Agatha est la petite dernière de trois enfants, aimée par sa mère et sa soeur aînée qui est restée proche d’elle malgré son mariage et la naissance de son fils. Elle était aimée par son père aussi, cela ne fait aucun doute, mais celui-ci est décédé prématurément, laissant sa femme et sa fille dans une situation financière compliquée.

Plus que sur la naissance d’un auteur – Agatha a toujours aimé écrire, son père, sa soeur, l’y ont encouragé – ce livre nous montre l’éducation réservée aux filles aisées au tout début du XXe siècle. Tout était fait pour les maintenir dans une certaine forme d’ignorance – même les pensions avaient pour but de les préparer à une vie mondaine, une vie d’épouse, non à les cultiver ou à entretenir leur curiosité. Même jouer au théâtre pouvait se révéler fort compliqué, il fallait compter avec les costumes, pas toujours conformes à l’idée que l’on se fait d’une tenue idéale pour une jeune fille. Ne parlons même pas de nager, sport, pourtant, dans lequel la jeune fille excellait. Agatha n’est pas naïve, non, elle est maintenue dans l’ignorance de certaines choses de la vie, tout comme ses amies – même les soeurs aînées « oublient » de transmettre certaines informations à leurs jeunes soeurs, parce qu’elles ont oublié ce par quoi elles sont passées, ou parce qu’elles respectent les interdits qui ont été posées par leurs mères.

Le but ultime est de trouver un mari pour sa fille -un bon mari, qui aura une bonne situation. Si beaucoup de jeunes gens gravitent autour d’Agatha, qui apprend, entre autre, comment tenir un carnet de bal, il n’est pas encore question d’une grande histoire d’amour pour la jeune fille, mais d’amour comme on peut en ressentir à l’adolescence, quitte à découvrir que l’objet de vos soupirs n’est plus tout à fait celui qui faisait rêver.

Agatha est un joli roman pour raconter qu’en fait un écrivain a toujours écrit, même quand il n’était pas publié.

 

Fintan Fedora, le pire explorateur du monde, à la poursuite du chocoprune

9782226255242g

Présentation de l’éditeur :

Issu d’une famille qui a fait fortune dans les biscuits fins, le jeune Fintan Fedora ne souffre que d’une chose : son incommensurable maladresse. Jugé incapable d’entreprendre quoi que ce soit par ses proches, Fintan décide de leur prouver le contraire et part avec son majordome, le flegmatique Gribbley, sur la piste du Chocoprune, le meilleur fruit au monde, qui se trouverait en Amazonie.

Mon avis :

J’ai lu ce roman hier d’une traite, dans le train qui me ramenait vers la Normandie et je crains d’adopter un ton un peu docte en rédigeant cette chronique.

En effet, j’ai vraiment eu là, entre les mains, un roman de littérature jeunesse, pour les jeunes lectures à partir de neuf ans. Le livre a beau mesuré 338 pages, il est vraiment écrit gros et comporte de nombreuses illustrations, ce qui ne devrait donc pas faire reculer le public auquel il est destiné. Surtout, l’intrigue est conçu pour lui plaire. Elle est simple et répétitive. Fintan, accompagné de son fidèle majordome Grobbley (docteur ès réparation en catastrophe en tout genre) partent en Amazonie trouver un fruit extrêmement rare, le chocoprune, et subissent de très nombreux péripéties, causées par les maladresses de Fintan et par les « méchants » qui les poursuivent.

Les maladresses de Fintan pourraient être totalement réjouissantes, un peu comme celle de Miss Seeton ou du grand Blond avec une chaussure noire. La différence est que si l’on se réjouissait des catastrophes provoquées par François Perrin, c’est parce qu’il déjouait les pièges que les authentiques méchants lui tendaient. Dans ce livre, Fintan provoque des dégâts parfois considérables sans se soucier de ceux qui l’entourent. Il ne pense qu’à lui, uniquement à lui, et tant pis si Gribbley est malade pendant plusieurs jours puisque lui va très bien (et ne se soucie pas que son majordome et compagnon d’infortune soit malade), tant pis s’il « emprunte » des objets qui ne lui appartiennent pas et se moquent de ce que disent leurs propriétaires. Je vous en passe et des bien pires. Bien sûr, cela pourrait être l’occasion d’une discussion entre parents et enfants après lecture de ce livre. Encore faut-il que les lectures soient accompagnées, ce qui n’est pas toujours le cas (dit la personne qui a rencontré des professeurs qui ne lisent pas les livres qu’ils proposent à leurs élèves).

Toutes ses aventures feront-elles évoluer le jeune Fintan ? Pas vraiment, et le narrateur ne nous le cache pas. Fintan a juste vieilli de trois semaines, il s’est (un peu) préoccupé de réparer les dégâts qu’il a causés, et est ravi de voir que le regard que son père posait sur lui a changé. De quoi repartir très vite pour de nouvelles aventures.

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Challenge Jeunesse/Young Adult

Le challenge Jeunesse/Young Adult  est terminé… Et bien que je ne ressente plus d’appétence particulière pour les challenges, j’ai souhaité me réinscrire cette année : une réinscription n’est pas une innovation.

Il est organisé cette année par Mutinelle avec l’aide de Kalea

Comme l’année dernière, il existe cinq catégories, mais là, je dois dire que les organisatrices ont vu grand (tant mieux pour moi) :

• Catégorie 1 : Aux frontières du rêve => Au moins 10 ouvrages
• Catégorie 2 : Badine avec les royaumes de l’enfance => Au moins 20 ouvrages
• Catégorie 3 : À su garder son cœur de mioche => Au moins 35 ouvrages
• Catégorie 4 : Peter Pan dans l’âme => Au moins 50 ouvrages
• Catégorie 5 : Vit dans un conte de fées => Plus de 60 ouvrages.

Je vous laisse deviner quelle catégorie j’ai choisie.

Le challenge dure un an, du 1er octobre 2012 au 30 septembre 2013.

Les inscriptions seront closes le 31 décembre. Pour s’inscrire, il suffit de déposer un commentaire sur le blog de Mutinelle ou sur celui de Kalea.

Il est possible de changer de catégorie dans l’année (j’ai pris mes précautions tout de suite).

Tous les livres jeunesses sont acceptés,  de la bibliothèque rose au récentes collections. Je compte donc bien inscrire quelques livres lus en VO, comme The Spook destiny (enfin, quand je l’aurai lu) ou des oeuvres de Roald Dahl.