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Qui va à la chasse de M.C. Beaton

Présentation de l’éditeur :

Lorsque Priscilla Halburton-Smythe ramène à Lochdubh son nouveau fiancé, un dramaturge londonien, tout le monde est enchanté… sauf Hamish Macbeth, amoureux transi de la jeune femme. Mais ses affaires de cœur devront attendre un peu : un des invités aux fiançailles de Priscilla, l’affreux goujat Peter Bartlett, est retrouvé assassiné pendant une partie de chasse à la grouse.
Chargé des premières investigations, Hamish Macbeth fait face à une brochette de suspects huppés, qui avaient tous une bonne raison d’attenter à la vie de l’ignoble capitaine Bartlett.

Mon avis :

Hamish est le personnage le plus sympathique de la série. C’est normal, me direz-vous, il est le héros. Oui, mais Agatha Raisin a beau être l’héroïne de l’autre série de MC Beaton, elle n’est pas toujours sympathique. Lui, Hamish, trouve toujours moyen d’être sympathique, même quand il « trafique » un peu – après tout, il le fait pour améliorer son ordinaire, lui qui aide tellement sa famille, et s’acquitte assez bien de son métier, n’empêchant personne, après tout, de vivre de son mieux.

Priscilla, par contre, c’est une autre affaire. Elle semble sortie d’un autre temps, elle est très éloignée des jeunes femmes dynamiques crées par Agatha Christie. Elle a un travail, des amis, et pourtant, elle veut plaire à ses parents en épousant un homme qui leur convienne – elle est fille unique, il est des choses qu’elle pense ne pas pouvoir se permettre. Son fiancé, un dramaturge reconnu, est donc tout à fait acceptable pour ses parents, qui vont en plus avoir le bonheur de recevoir de nombreux invités, heureux pour les fiancés, disons plutôt heureux de rencontrer la coqueluche de tout Londres.

Si le thème du premier volume était la pêche, ici, il est question de la chasse, et de la difficulté de trouver le gibier que l’on veut : les grouses sont rares. Les meurtres le sont un peu moins, puisqu’un des invités est retrouvé mort. Les accidents de chasse sont bien plus fréquents qu’on ne le pense, et ont le mérite d’arranger tout le monde, la police en premier. Toute la police  ? Non, Hamish met en doute cette thèse et démontre que Peter Bartlett, grand séducteur et grand goujat a bel et bien été assassiné.

L’enquête s’annonce non pas difficile, mais pleine de méandre : pourquoi ne pas revenir tout simplement à la thèse de l’accident ? Il est franchement des personnes qui aiment se compliquer l’existence ! Il est aussi des personnes qui, même si un suspect avoue, est arrêté, continue à enquêter sous prétexte que… N’anticipons pas ! Hamish est sympathique, jusque dans sa manière de profiter de certaines situations, alors que beaucoup des illustres invités des Halburton-Smythe sont des rustres, des pintades de la pire espèce. Quand je vous disais que la saison de la chasse était ouverte….

Dernier argument : les Highlands sont toujours décrits de manière somptueuse, et Hamish MacBeth aime toujours autant parcourir la lande, même si c’est à la recherche d’indices.

 

Agatha Raisin, tome 16 : jamais deux sans trois de M.C. Beaton

Présentation de l’éditeur :

Lasse de courir après des chats et des chiens égarés, Agatha accepte la sollicitation d’un certain Robert Smedley : cet homme fortuné est persuadé que son épouse le trompe. Rien de plus tentant pour notre extravagante Agatha que de coincer la jeune, jolie et très dévote Mrs Smedley, un peu trop parfaite pour être honnête. Mais c’était compter sans une autre affaire de disparition qui lui tombe sur le coin du nez. Jamais deux sans trois ?

Mon avis :

L’agence de détective d’Agatha Raisin marche bien, très bien, presque trop bien pour Agatha qui parfois est lasse de devoir enquêter sur certaines affaires. Du coup, elle délègue, notre chère Agatha, elle délègue même énormément, au point que ce sont quasiment ses employés qui font le gros du travail à sa place. L’affaire qui ouvre ce seizième volume est tout simple : un homme, Mr Smedley, très jaloux, veut qu’Agatha suive sa femme et trouve des preuves de son adultère. La routine, on vous dit. La différence est qu’Agatha ne trouve absolument rien, la jeune femme semble parfaite en tout point, même madame Bloxby, qui la connaît bien, ne peut que le certifier : Mrs Smedley est très investie dans la vie de la paroisse, elle n’a absolument rien à cacher. Bref, cette affaire semble vraiment des plus évidentes, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes des détectives privés. Cependant, Agatha doit s’occuper aussi d’affaires plus poignante : une adolescente a été assassinée, passant ainsi du statut d’ado disparue, voire de fugueuse, à victime d’un crime atroce. Là aussi, Agatha va mener l’enquête, pas seulement parce que toute publicité est bonne à prendre, mais parce qu’elle est touchée par la douleur des parents de la jeune fille, qui découvrent qu’ils n’en savaient pas autant qu’ils le croyaient sur la vie de leur fille.

Agatha, la quinquagénaire qui ne veut surtout pas admettre les petits mots liés à l’âge, se retrouve donc à découvrir non pas la vie secrète des adolescentes (cela ferait un beau titre) mais les petites misères des ados, leur capacité à être manipulée en rêvant d’amour, d’un avenir meilleur, ou tout simplement en ayant peur que d’autres petits secrets soient dévoilés. Elle est aussi obligée de se replonger dans sa simple affaire Smedley quand Mr Smedley est assassiné à son bureau. Bien sûr, sa femme ne peut pas être la coupable, je vous rappelle qu’elle est parfaite ! Par contre, son mari ne l’était pas – chercher ses ennemis n’est pas très difficile, par contre se demander pourquoi sa femme n’en faisait pas ouvertement partie l’est davantage !

Comme le quinzième tome, Jamais deux sans trois est très agréable à lire, les rebondissements sont nombreux, les membres de l’agence de détective d’Agatha sont attachants et le dénouement nous rappelle qu’il faut toujours aller au-delà des apparences.

Hamish Macbeth, tome 1 : Qui prend la mouche de MC Beaton

édition Albin Michel – 252 pages.

Présentation de l’éditeur :

Policier du petit village de Lochdubh situé au beau milieu des Highlands en Écosse, Hamish Macbeth manque totalement d’ambition professionnelle mais il peut cependant compter sur son intuition naturelle pour mener à bien ses enquêtes. Ses qualités lui seront bien utiles quand le corps sans vie de Lady Jane Winters, langue de vipère notoire et participante au stage de pêche à la mouche du village, est retrouvé dans la rivière. Secondé par la délicieuse Priscilla Halburton-Smythe, Hamish s’immerge en eaux troubles pour démasquer l’assassin.

Mon avis :

Tout d’abord, il est difficile de résister à la tentation de dresser un parallèle entre Hamish MacBeth, héros de M.C. Beaton apparu en 1995 et Agatha Raisin, dont traduction de la dix-septième aventure paraîtra bientôt . Je vais donc tacher de vous parler simplement de Hamish. Il est un personnage rare, parce qu’il en faut beaucoup pour lui faire perdre son calme. D’ailleurs, je ne suis même pas sûre qu’il soit capable de perdre son calme, de s’énerver, de cracher des jurons à droite et à gauche, non. Par contre, Il est capable de dire posément ce qu’il pense à quelqu’un, et tant pis si son propos est particulièrement vache. La peur de perdre son poste à cause de son franc-parler ? Il ne connait pas, puisque je ne suis pas sûre que beaucoup de policiers aient envie de s’enterrer au beau milieu des Highlands – par contre, fermer ce petit poste isolé, pourquoi pas ?
Non loin de là, se trouve une école de pêche à la mouche, dont les propriétaires John et Heather accueillent de nouveaux stagiaires. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’amour de la pêche réunit des personnes pour le moins disparate, dont une a vite fait de se mettre tout le monde à dos : Lady Janes Winters. J’aimerai bien vous dire que je lui trouve des circonstances atténuantes, c’est faux. Cependant, je dois dire qu’elle tire sa force du fait que tous ou presque ont des choses à cacher – ou plutôt des choses qu’ils n’assument pas, contrairement à Hamish. En lisant ses propos, je n’ai rêvé que d’une chose : que tous se liguent contre elle et l’envoient dans les bruyères de la lande. Ce n’est pas vraiment ce qui va se passer, mais c’est ainsi que va débuter l’enquête, quand le cadavre de lady Jane est retrouvé.
Nous sommes dans les années 90, ou plutôt, nous sommes dans les années Tchatcher. Même au fin fond des Highlands, les différences entre les classes sociales sont très marquées, alors quand s’ajoute en plus un portefeuille bien garnie, il devient impossible, impensable, de nouer une relation, ou d’envisager d’en nouer une à moins d’être rêveur(se). Il est plus facile d’enquêter, ou presque, à condition de rester à l’écoute de ce que l’on ne vous dit pas vraiment.
Dernier point : ne ratez pas les superbes descriptions des Highlands.

Agatha Raisin enquête, tome 15 : Bal fatal par M.C. Beaton


Présentation de l’éditeur :

Au cours de cette nouvelle enquête, la détective Agatha Raisin est chargée de découvrir qui menace de mort la fille de la riche divorcée Catherine Laggat-Brown. Avec l’aide de son fidèle ami sir Charles Fraith, elle tente de résoudre la première grosse affaire de sa nouvelle agence de détectives.

Mon avis :

Autant vous le dire tout de suite, ce quinzième tome est à mes yeux un des meilleurs de la série. Agatha Raisin a enfin ouvert une agence de détective et celle-ci marche très bien ! Certes, il lui faut parfois effectuer des enquêtes « de routine », comme retrouver un animal perdu ou trouver les preuves d’un adultère, mais globalement, ce nouveau métier l’enchante, elle a engagé du personnel, et parfois, des affaires singulières se présentent, comme ce père qui préfère retrouver sa voiture plutôt que son fils, ou cette femme qui engage Agatha parce que sa fille, bientôt mariée, est menacée de mort. La menace est d’ailleurs mise à exécution, et après cette tentative ratée, il ne reste plus à Agatha qu’à enquêter.

L’action ne manque pas dans ce volume. L’action, et l’introspection : Agatha se remet en cause, et se rend compte à quel point l’amitié est précieuse, au point de vraiment donner du sien pour préserver ses amitiés. Les exemples en seront nombreux dans ce roman, dans lequel elle ne cesse de se démener, pour trouver la vérité. Elle ne cesse aussi d’être menacée : jamais nous n’avons été aussi prêts de perdre Agatha Raisin ! Il faut dire qu’elle a vraiment un don pour se bien entourer, et oublier, parfois, les précautions les plus élémentaires.

Féministe, Agatha Raisin ? Oui, même si elle passe son temps à tomber amoureuse, et ne parvient pas toujours à oublier James.  Pourtant, elle reste indépendante et aide certaines des femmes qu’elle croise à se libérer d’une relation toxique. Oui, il n’est pas toujours facile d’aller porter plainte, oui, un homme qui vous bat un jour peut vous battre à nouveau et ne s’arrêtera pas. Il est des femmes qui laissent les hommes qui partagent leur vie leur imposer leur point de vue – cela leur épargne aussi de réfléchir. Il est aussi des femmes, comme la douce Mrs Bloxby, qui respecte l’opinion de leur mari et agisse cependant comme elle l’entende : Agatha reste son ami, quoi qu’en dise son mari.

Ce quinzième tome montre Agatha en action, Agatha vieillissante, mais aussi sir Charles et son cher Gustav, Roy, ou encore les chats d’Agatha, dont elle prend grand soin.

Un Noël à Jérusalem d’Anne Perry

édition 10/18 – 156 pages.

Présentation de l’éditeur :

Noël 1900.
Victor Narraway, le supérieur de Thomas Pitt, et sa nouvelle femme Vespasia font un voyage en train de Jaffa à Jérusalem. Bien qu’ils passent un agréable moment ensemble et fassent de nouvelles rencontres, Vespasia commence bientôt à soupçonner que quelqu’un les suit et les épie.
Bientôt, une de leurs nouvelles connaissances est retrouvée assassinée, le seul indice étant un mystérieux morceau de parchemin écrit dans une langue étrangère, et un message implorant Narraway de poursuivre la quête du défunt. Persuadés de l’importance de cette quête, Narraway et Vespasia décident d’exaucer la dernière volonté de leur ami décédé.

Mon avis :

Tous les ans, ou presque, je lis l’enquête d’Anne Perry qui se déroule à la période de Noël. Cette enquête permet en général de retrouver un personnage secondaire de la série, et de le développer. Ici, c’est Vespasia et son mari Victor Narraway qui sont mis à l’honneur : tout deux partent à Jérusalem. Hélas ! Un crime est commis, ils choisissent de mettre à l’abri un message que le disparu leur avait confié juste avant d’être assassiné.
Le voyage en Orient aurait pu être fort passionnant, avec les incidents et les rencontres qui l’émaillent. Il n’en est rien – ou si peu. Ce qui m’a gênée après le premier tiers du roman est le style. Les tournures interrogatives abonnent ! Que dis-je, l’on trouve parfois une demi-douzaine de questions par pages, non des questions qui admettent une réponse, mais un questionnement du personnage, questionnement sur le voyage, leur mission, mais aussi sur ces croyances, le sens de la fête de Noël et de tout ce qui l’entoure – comme l’étoile qui a mené les rois Mages en Galilée.Disons que cela peut être intéressant, mais encore aurait-il fallu que cela apporte quelque chose sur notre connaissance des personnes, ou encore au développement de l’intrigue – celle-ci est vraiment trop brève.
Puis, Vespasia est parfois un peu agaçante, je n’ai pas l’impression que ce court roman ait apporté grand chose au personnage, si ce n’est ressassé ce que nous savons déjà – Vespasia, qui est restée une belle femme en dépit du temps qui passe, Vespasia, qui a eu une vie aventureuse, Vespasia, qui a reçu une excellente éducation de la part de son père. Si cela peut être intéressant pour quelqu’un qui ne connaît pas le personnages, pour ma part, j’ai eu surtout l’impression que c’était très répétitif.
La lecture n’a pas été désagréable, mais elle ne m’a pas apporté le plaisir que j’en attendais.

 

Gare aux fantômes de MC Beaton – ou Agatha Raisin, tome 14

Présentation de l’éditeur :

Croyez-vous aux fantômes ? Mrs. Whiterspoon, une vieille mégère peu aimée des habitants de Carsely, se plaint de visites spectrales. Chuchotements, bruits de pas, brouillard suspect… sa maison serait hantée ! Les blagues vont bon train au village : mensonges ou hallucinations ?Lorsque la vieille dame est assassinée, plus personne ne rit : s’agit-il d’une farce qui a mal tourné ou d’un règlement de compte ?

Mon avis  :

(Soupirs).
Bon, j’aime bien les enquêtes d’Agatha Raisin, mais je vais vous faire un aveu : je les achète uniquement pour faire plaisir à ma meilleure amie qui est totalement accro à cette série, je les lis et les lui prête après les avoir lus.
Bon (deuxième) : je dois dire que ce quatorzième volume n’est pas mirifique.
James ? Disparu.
Charles ? Pas vraiment là.
Roy ? Visite éclair.
Bill ? Il reste ami avec Agatha mais elle est tellement pénible qu’il a bien du mérite.
Un nouveau voisin s’est installé et Agatha redevient une adolescente amoureuse, passant un temps fou à chercher des vêtements, à se coiffer, à trouver le bon maquillage et la bonne paire de chaussures. Au secours !
L’enquête ? Quelle enquête ??? Contrairement au volume précédent, elle est très longue à se mettre en route – comptez une bonne centaine de pages pour entrer dans le vif du sujet. Il serait aussi question de fantômes, mais personne n’y croit un seul instant, pas même la personne dont la maison est hantée. Il n’est guère qu’Agatha pour prendre peur et prendre ses jambes à son cou, suscitant ainsi des moqueries – et elle n’a pas fini d’en entendre. La femme du pasteur reste, indéfectiblement, sa meilleure amie, d’autres dames du comité lui apportent leur soutien mais franchement, je me suis ennuyée ferme dans ce nouveau volume de ses aventures.
Gare aux fantômes ? Un bon roman pour adolescentes.

Agatha Raisin, tome 3 : pas de pot pour la jardinière

Présentation de l’éditeur :

De retour dans les Cotswolds après de longues vacances, Agatha Raisin découvre que son voisin James Lacey, objet de tous ses fantasmes, est tombé sous le charme d’une nouvelle venue au village. Aussi élégante qu’amusante, Mary Fortune est une jardinière hors pair, et la journée portes ouvertes approchent.

Mon avis :

« J’ai fait trois fois le tour du monde ». Ah, pardon, je m’égare, je suis en train de reprendre les Cloches de Corneville, grand succès de l’opérette. Il n’empêche : Agatha revient d’un long voyage et… bof. Elle se surprend à aimer de plus en plus le petit village où elle vit depuis sa retraite dorée.
En son absence, miracle : pas un meurtre. Peut-être justement parce qu’Agatha n’était pas là, aurait lancé une toute nouvelle habitante du village, Mary. Elle semble pourtant charmante, tout le monde l’apprécie, y compris James Lacey, pour lequel Agatha soupire toujours en secret. Cependant, Agatha a changé – et oui. Elle sympathise avec Mary – ne peuvent-elles être toutes les deux amies avec James ? Ne peuvent-elles pas être toutes les deux amies ? Après tout, Mary et Agatha sont toutes les deux des étrangères dans ce village !
Agatha s’est de plus trouvée un nouveau dada – non, elle ne s’est pas mise à l’équitation. Elle se lance dans le jardinage, discipline dans laquelle elle est aussi douée que la cuisine. Le fait que Mary et James jardinent tout deux n’est pas du tout en lien avec cette décision, non.
Bref, tout va bien, absolument tout. Agatha retrouve ses chats, ses amis, reprend le rythme de la vie au village, se met même au régime, et … quelqu’un saccage les uns après les autres les jardins des participants au concours – non, parce qu’il y a un concours, sinon, à quoi bon jardiner ? (Note : à quand un concours mêlant cuisine et jardinage, avec l’obligation de cuisiner des produits de son potager ? La police enquête, et Agatha ronge son frein, parce que, franchement, elle n’est pas très efficace. Surtout, le pire survient bientôt : un meurtre est commis et c’est Agatha, accompagnée de James, qui a découvert le corps, placé de manière à humilier la personne assassinée. Qui a pu commettre ce meurtre ?
Agatha a beau être sous le choc, elle ne va pas rester sans rien faire, même si presque tout le monde lui dit de ne pas le faire et que James constate que… Agatha est devenue raisonnable. Enfin presque.
Lire ce roman est agréable, pas tant pour l’aspect policier mais pour la peinture de la vie dans un petit village anglais, village que les londoniens en visite peuvent critiquer vertement pour leur moeurs, eux qui les accusent de consanguinité et de sorcellerie, eux qui trouvent leurs meurtres plus civilisés. Mais bien sûr.
Ce qui est certain est l’attachement d’Agatha pour son village, et l’attachement que certains villageois ont pour elle. Qu’en sera-t-il dans le tome suivant, alors qu’Agatha s’apprête à passer six mois à Londres ? Vous le saurez…. demain.