Hercule,chat policier, tome 1 de Christian Grenier

Présentation de l’éditeur :

Madame Bodin, la voisine des jumelles Albane et Joyeuse a été cambriolée. Il n’y a aucune trace d’infraction hormis une chatière démontée sur une terrasse. Le chat Hercule suppose que le voleur est passé par les toits et mène l’enquête.

Mon avis :

Voici le premier tome des aventures d’Hercule (comme Hercule Poirot ?) un charmant chat d’appartement que ses propriétaires tiennent à garder en sécurité dans l’appartement. Aussi doit-il ruser pour sortir : il n’a pas la chance d’avoir, comme ses voisines les trois siamoises, une chatière à disposition, qui ne s’ouvre qu’avec la puce électronique contenue dans leur collier. On n’arrête pas le progrès.

Et justement, c’est à cause d’une chatière démontée qu’un cambrioleur a pu s’introduire dans l’appartement de madame Bodin, et c’est toujours à cause de cette chatière que les assurances renâclent à indemniser la victime, qui aurait dû prendre plus de précautions pour protéger ses biens. Autant dire que le sang d’Hercule ne fait qu’un tour, surtout qu’il partage le quotidien de Joyeuse et Albane, jumelles, filles d’un couple de policiers, Logicielle et…. Non, je ne révélerai toujours pas le nom de son conjoint, je dirai simplement qu’il fume parfois sur le balcon, ce qui permet à Hercule de prendre l’air, et qu’il est prêt à effectuer des acrobaties pour récupérer Hercule en difficulté.

C’est à une enquête rondement menée et bien construite que nous assistons. Elle a tout pour plaire aux plus jeunes et pour les initier à un genre que j’apprécie particulièrement. Hercule, sa famille, et les autres habitants de l’immeuble sont particulièrement attachants. Bref, encore un livre réussi signé Christian Grenier.

 

Les deux coups de minuit de Samuel Sutra

Présentation de l’éditeur :

Les coups de Tonton ? Un sans-faute, toujours ! Enfin, presque toujours… On n’ira pas jusqu’à dire que cette fois-ci, il y a eu une exception, mais il faut avouer qu’au lendemain de ce coup fumant dans un palace parisien, il y a comme du jeu dans la mécanique du baron de la truande. En effet, alors que le boss se réveille d’une soirée bien arrosée, il découvre sa maison totalement retournée. Plus rien n’est à sa place hormis le papier peint sur les murs. Mais que s’est-il passé ? Son équipe fait une drôle de mine, deux membres sont absents, et pire que tout : le fric récupéré la veille a disparu ! Il suffirait pourtant de poser les bonnes questions à cet inconnu vautré sur le divan, qui doit tout savoir de ce qui s’est passé durant la nuit. Mais Tonton a beau insister, l’invité surprise refuse obstinément de répondre. Il faut dire que les cadavres sont rarement bavards…

Mon avis : 

Il m’est toujours difficile d’écrire un avis sur un roman de Samuel Sutra – pas facile de faire aussi bien, de donner envie de le le lire sans trop en dévoiler.

Disons que cette fois-ci, tout s’est bien terminé, ce qui ne change guère des habitudes de Tonton et des siens, n’est-ce pas ? Sauf que là, après que le coup est accompli et que l’on peut fêter sa réussite tranquillement, joyeusement, festivement, vient la gueule de bois, et non des moindres : non seulement le butin a disparu, mais un cadavre est apparu. Tonton prend très mal les choses :

– Caner dans mon salon ! Sans se présenter ! s’emporta Tonton. Non, mais ce mec mériterait que je le ranime pour l’achever, tiens !

La colère de Tonton ne sera pas terrible, non, elle ne sera pas dévastatrice, non, elle sera à la mesure des désagréments qu’il a subis. Je ne vous en dresserai pas la liste, puisqu’il faut d’abord que Tonton et son équipe reconstituent ce qui s’est passé entre le casse, réussi, et le moment où ils se sont réveillés, après, semble-t-il, le passage d’Attila lui-même vu l’état de désordre régnant dans la maison. Et c’est pile au moment où l’on aurait besoin de Donatienne, femme de ménage officielle que sa disparition est constatée. Ce n’est pas la peine de dire que le petit personnel, ce n’est plus ce que c’était, nous sommes déjà au courant, mais comme c’est elle qui a mis Tonton sur le coup…

Tout sera examiné, réexaminer, passer au crible pour tout dire, pire qu’une enquête de police pour déterminer le ou les responsables. Filatures, interrogatoires, visionnage de video, oui nos as du cambriolage s’acharne, au service secret de la vérité. Et je peux vous dire que celle-ci dépasse l’imagination, même pour des personnes aussi hors-normes que Tonton et sa bande. Un seul commentaire : copier, ce n’est pas joli-joli, surtout quand on ne dispose pas, dans sa bande, de membres aussi brillants, aussi inimitables que Gérard et son neveu Pierre.

Une seule conclusion s’impose : si vous ne connaissez pas les six volumes des aventures de Tonton et sa bande, n’hésitez pas à les découvrir !

Karst de David Humbert

Présentation de l’éditeur :

Trop curieux, trop honnête. Pour le lieutenant Paul Kubler, la sanction est un aller simple Paris-Rouen, avec affectation dans un commissariat de quartier de la cité normande, sa ville natale. Les premiers dossiers n’ont pas de quoi faire vibrer cet ex du quai des Orfèvres: promeneurs agressés dans les bois, ouvriers en colère pour cause de plan social? Mais un matin, les robinets des Rouennais commencent à crachoter de l’eau en Technicolor. Rose pâle, puis vert fluo. Quelqu’un pollue les sources. Du ministère de la Santé à la préfecture, on met la pression: il faut éviter l’affolement des usagers et stopper la crise. À cent à l’heure sur sa vieille Honda ou suspendu en spéléo au coeur des grottes, Kubler doit à tout prix découvrir le secret des profondeurs de la craie, le secret du karst.

Mon avis :

Si vous aimez les romans policiers et la ville de Rouen, ce livre est fait pour vous ! Si vous ne connaissez pas Rouen, il est fait pour vous aussi : la ville est très bien décrite, son journal local aussi. Bref, l’auteur connaît son affaire – j’ai parfois été suffisamment agacée par des descriptions erronées pour le signaler.
Rouen n’est pas une ville que découvre Paul Kubler, l’enquêteur de ce livre. C’est même un retour pour lui, après avoir pourtant « réussi » à Paris. Trop honnête, trop envie de faire éclater des vérités que certains n’avaient pas envie d’entendre. Donc, direction Rouen, et des policiers qui n’ont pas vraiment envie de découvrir ce « nouveau ».
Il faut dire que tout est calme, ou presque, et ses premières missions semblent plutôt de la routine, comme la surveillance d’une manifestation. Cette dernière est malheureusement ancrée dans l’air du temps, entre plan de redressement et fermeture programmée. Même la coloration de l’eau passe presque inaperçue – une erreur, cela arrive. Deux, cela fait beaucoup – trop. Que cherche donc le ou les personnes qui se livrent à ces « plaisanteries » ?
Oui, Paul Kubler est amené à mener une enquête minutieuse, en respectant les procédures. Il est possible d’écrire un roman policier solide et sérieux sans pour autant assommer le lecteur avec des pages et des pages d’explications indigestes. Il est possible aussi de parler des eaux, de la craie, du karst, des domaines qui ne semblent pas vraiment séduisants de prime abord sans être ennuyeux ou dogmatiques : il est toujours utile d’avoir un personnage sympathique, qui n’y connaît pas grand chose mais se montre de bonne volonté pour apprendre, auquel le lecteur peut s’identifier – le lieutenant Paul Kubler, bien entendu.
Il est un personnage réellement attachant, jusque dans sa vie personnelle qui ne déborde pas sur l’enquête. Il en a une, j’ai envie de dire « heureusement » – rien n’oblige les policiers à ne penser à leurs enquêtes constamment. Il a une famille, des amis, des connaissances, bref, une vie sociale – un personnage qui donne envie de le suivre.
En effet, Karst est un premier roman. J’espère que David Humbert en écrira d’autres.

Des femmes remarquables de Barbara Pym

Présentation de l’éditeur : 

Londres, dans les années 1950. Mildred Lathbury, jeune femme célibataire au quotidien partagé entre la vie de la paroisse et les tâches domestiques, voit son existence bouleversée lorsque débarque dans son immeuble une fougueuse anthropologue au bras d’un très bel homme…

Merci à Netgalley et aux éditions Belfond pour ce partenariat.

Mon avis :

Barbara Pym est une auteur à mes yeux injustement oubliée, rarement éditée ou rééditée. Cette nouvelle parution est l’occasion de la redécouvrir.
L’action se situe dans le Londres de l’après seconde guerre mondiale, ce qui ne veut pas dire que la situation soit larmoyante. Le milieu dans lequel la narratrice évolue semble assez épargné : des vieilles filles et des vieux garçons qui ont des emplois de bureau, des pasteurs célibataires et pas toujours jeunes.
Londres, oui, mais surtout un de ses quartiers, un quartier de la classe moyenne, ni chic, ni miséreux. Les appartements disposent d’une salle d’eau – à partager. Ou comment discuter avec ses voisins de l’achat du papier toilette et du récurage de la baignoire.
Et justement, le quotidien de Mildred se trouve modifié par l’arrivée d’un couple de locataire, bien différent de ceux qu’elle côtoie. Elle est anthropologue, il est un officier qui a brillé surtout par ses talents d’intendant. Ils se sont mariés, parce que c’était la guerre – et leur couple résiste mal au retour à la vie civile. Le second bouleversement est que le pasteur et sa soeur louent une partie de leur logement à une veuve de pasteur – bien différente de l’idée que l’on peut se faire d’une veuve de pasteur en lisant ce roman.
Bouleversements, oui, mais Mildred n’est pas du genre à se laisser abattre : elle est fille de pasteur, et a l’habitude de tous les impondérables de la vie de pasteur. Elle se définit elle-même comme étant assez commune, banale, avec son travail à mi-temps hors-norme (elle aide les femmes nécessiteuses), sa vie quotidienne si bien réglée, ses vêtements passe-partout. Bref, elle se juge avec justesse, sans s’embellir, sans se dévaloriser. Elle est certes une vieille fille, ce qui n’est pas forcément bien vu, ce qui fait aussi que certaines personnes lui prêtent des sentiments amoureux, des espoirs qui ne sont pas les siens. Mildred, qui connaît bien les petits soucis, les petits conflits que le quotidien peut engendrer – combien de rupture à cause d’un plat brûlé ? – a la sagesse de laisser dire, mais pas de laisser s’installer des situations qui ne lui conviendraient pas.
Oui, Barbara Pym s’intéresse au quotidien, à l’ordinaire, à ses femmes remarquables qui entourent non pas de grands hommes, mais des hommes dont les activités sont répétitives, pas forcément agréables, mais nécessaires pour qu’une communauté fonctionne. Ses femmes remarquables ne sont pas seulement leurs épouses, non, plutôt leurs soeurs, des vieilles filles, les religieuses aussi, des personnes si discrètes que les hommes les remarquent à peine.
Mildred jette un regard non dénué d’humour et d’ironie sur ceux qui l’entourent. Telle une miss Marple sans enquête policière, elle ne manque pas de lucidité sur la nature humaine, bien qu’elle aimerait parfois qu’elle soit différente.
Des femmes remarquables, un roman à remettre en lumière.

L’étreinte des flammes de Patricia Briggs

Présentation de l’éditeur :

La tension entre les faes et les humains est à son comble. Lorsque la meute est amenée à affronter un troll déchaîné, la présence d’Aiden, enfant humain enlevé il y a des siècles par les faes, pourrait bien être la seule chose susceptible d’empêcher la guerre qui s’annonce.
Prêts à le protéger coûte que coûte, Mercy, Adam et la meute devront défier le Marrok, les humains et les faes. Mais qui les protégera de celui qui a reçu l’étreinte des flammes ?

Mon avis : 

Lire les aventures de Mercy Thompson est pour moi un divertissement. Elle est une de mes héroïnes de littérature de l’imaginaire préférée, tout simplement parce qu’elle est tout à fait capable de se débrouiller seule, sans attendre que quelqu’un la tire d’un mauvais pas ou lui cuisine des brownies. Oui, Mercy est une jeune femme polyvalente, aussi à l’aise dans son garage que dans une cuisine. Elle est heureuse avec Adam, le chef de la meute, et l’auteur, pour nous prouver leur bonheur, ne ressent pas le besoin de nous faire partager pendant des centaines de pages leurs ébats amoureux (oui, c’est une spéciale dédicace à Anita Blake).

Tout va bien ou presque, tout est presque calme – mais si les choses l’étaient, il n’y aurait pas de tome 9. Mercy est appelée en urgence parce qu’un troll fait des siennes – elle a déjà eu bien des créatures à affronter, mais un troll, c’est de l’inédit. Et je ne parle même pas du choc visuel induit par la laideur de la bestiole, proportionnelle à sa nuisance. La meute est de la partie, bien entendu, ainsi qu’un nouveau venu (voir le tome précédent) qui brûlait d’envie d’en découdre.

L’enjeu de cette bataille ? Le véritable, entendons-nous. Un enfant.  Pas n’importe quel enfant, non , un enfant enlevé par les faes (voir toutes les légendes à ce sujet) et qui a réussi à s’échapper vivant du monde féérique. Un enfant que ce monde veut récupérer, bien entendu, et que les faes à la surface n’ont pas vraiment envie de voir vivre très longtemps. A qui a-t-il demandé protection ? Et qui se chargera de le protéger ? Mercy, et Adam avec elle, Adam qui va mettre quelques points sur les i, et quelques barres sur les t, non que Mercy ne soit capable de se débrouiller seule voir plus haut), mais parce qu’Adam en assez de voir certains membres de la meute se permettre de contester Mercy. Là aussi, ça va chauffer – et les pompiers connaîtront bientôt par coeur l’adresse de la meute.

Certains personnages que j’aimais bien sont un peu en retrait dans ce tome – ils n’ont pas disparu pour autant. Ce sont les faes qui tiennent le haut du pavé, et les conséquences de décisions prises dans les tomes précédents. Prises et presque regrettées pour certains qui n’avaient pas pensé à toutes les répercussions possibles. Même si les faes sont des créatures très anciennes – et ce n’est pas le mentor de Mercy qui dira le contraire – l’entente ne règne pas entre eux, si ce n’est pour convoiter plus de pouvoir et assouvir ses instincts. les dégâts ? On verra plus tard, il y aura bien quelqu’un pour balayer, nettoyer, voire laisser en l’état, ce n’est pas bien grave.

Si certains sont en retrait (et toujours fidèles au poste pour Mercy), un autre couple pour le moins atypique fait son apparition. Le reverrons-nous ? Pourquoi pas ! il est toujours amusant, même pour elle, de découvrir Mercy en conseiller conjugal.

Un tome qui plaira aux fans et poursuit les lignes narratives de la série.

Les sorcières de Savannah, tome 2 : la source de JD Horn.

Présentation de l’éditeur :

Derrière les jolies façades historiques et les parcs verdoyants de la ville de Savannah se cache une autre réalité. De grandes familles de sorciers œuvrent dans l’ombre pour protéger leur univers et leurs traditions magiques des forces obscures qui les menacent.Quand la jeune Mercy Taylor, enceinte de son premier enfant, se retrouve à la tête de l’une des familles de sorciers les plus puissantes du Sud, elle lutte encore pour maîtriser ses pouvoirs. Pour ne rien arranger, la mère de la jeune femme, qu’elle croyait morte à sa naissance, réapparaît soudainement et lui fait promettre de garder le secret de son retour. Alors que le danger et la destruction guettent, Mercy comprend qu’elle va devoir percer le secret qui se cache derrière les pouvoirs magiques de sa famille – avant que celui-ci ne l’anéantisse pour de bon. Second tome des « Sortilèges de Savannah », La Source emporte le lecteur dans une aventure haletante et ensorcelante.

Merci à Netgalley et aux éditions Amazon crossing pour ce partenariat.

Mon avis : 

Je conseillerai absolument de lire le tome 1 avant celui-ci. Logique, me direz-vous. Certes, mais je me suis sentie complètement perdue pendant les premières pages, découvrant les personnages et ne saisissant pas toujours les liens qui les unissent. C’est dans ces cas-là que je me dis qu’un petit arbre généalogique, au début du texte, ne serait pas superflu, même si les apparences sont parfois trompeuses.

Mercy Taylor est l’héroïne et la narratrice de ce roman. Nous verrons tout à travers ses yeux, nous verrons tout à travers ses doutes et ses incertitudes. Elle partage le même prénom, les mêmes initiales qu’une de mes héroïnes favorites, mais elle est une sorcière, une Veilleuse même, une des treize que comporte le monde et qui a la tâche de veiller (comme son titre l’indique) sur la ligne. Elle apparaît comme en léger décalage avec le monde qui l’entoure, et pas seulement à cause de ses pouvoirs magiques. Elle vient seulement de les découvrir ! Surtout, plusieurs de ses proches ont tenté de la tuer lors du premier volume, dont sa propre soeur jumelle Maisie qui a disparu depuis et qu’elle recherche assidûment. Même si votre jumelle veut vous dégommer (ce qui est bien plus fréquent dans les romans que dans la vie réelle, heureusement), il n’est pas interdit de tenir à elle, surtout quand il ne vous reste pas grand chose de vos certitudes passées. Fait plus rare dans les romans de fantasy, Mercy est enceinte de quelques mois, et sa belle-mère la pousse à régulariser au plus vite, pour le bien de l’enfant : il ne faut pas que la mariée ait l’air enceinte sur les photos du mariage, ce pourrait être gênant plus tard (surtout si le petit est nul en maths et ne s’aperçoit pas que moins de neuf mois s’est écoulé entre le mariage et sa naissance). Et oui, nous sommes dans le Sud profond, bien profond et il est encore des choses qui dérangent, même si l’on affirme que Savannah est une belle ville.

Je ne dirai pas que l’intrigue part dans plusieurs directions, je dirai que les intrigues sont multiples et que les aspirations des personnages secondaires, très nombreux, sont en contradiction avec ceux de l’héroïne, pour ne pas dire en opposition. Attention ! Ce n’est pas que Mercy (j’ai tendance à l’appeler Maisie, du nom de sa soeur jumelle présente en filigrane dans ses pensées) ne sait pas ce qu’elle veut, c’est qu’elle ne sait plus où elle en est. Elle sait que bien des faits lui ont été cachés, reste à savoir si cela a été fait sciemment, ou non. Reste à savoir aussi ce que savent les autres – pas facile de se trouver face à quelqu’un de parfaitement ignorant des réalités magiques. Pas facile non plus de rencontrer quelqu’un qui connaît un autre univers magique et méconnaît le votre, engendrant parfois des catastrophes. Les univers dans lesquels évolue Maisie sont loin d’être manichéens. Ne cherchez pas de réconfort auprès de quelqu’un, il est difficile d’avoir des certitudes. Même une personne exécrée peut s’avérer n’être pas si détestable, pour peu que l’on accepte des travers …. humains. C’est toujours mieux que des travers sorciers.

Les sorcières de Savannah ne sont pas une lecture confortable, sauf peut-être pour les personnes qui ont plus l’habitude que moi de se plonger dans un univers très « sorcier ».  J’ai envie de connaitre la suite (cette saga comporte trois tomes et un spin-off) même si ce n’est pas vraiment une urgence.

Un peu de musique

Le hasard fait bien les choses.
Quand je me rends dans la belle ville de Rouen, je vais très souvent au chocolate bar, établissement qui, comme son nom l’indique, est spécialisé dans les boissons au chocolat.
La musique qu’ils diffusent est des plus audibles, ce qui est un plus (il est des endroits desquels je sors encore plus vite que je n’y rentre). L’avant-dernière fois que j’y suis allée, j’ai entendu cette chanson, mais je n’ai pas eu le réflexe – trop de monde – de demander qui chantait. Cette fois-ci, j’ai posé la question.
Comme j’aime beaucoup ce titre, je le partage :