Les voisins du 9 de Felicity Everett

Présentation de l’éditeur :

Vous allez adorer faire leur connaissance…Sara, mère de famille s’ennuie dans sa vie bourgeoise et monotone. Aussi l’emménagement, dans son petit quartier londonien, d’un nouveau couple bobo à souhait, est accueilli chaleureusement. Invitée à la crémaillère de leurs nouveaux voisins, Sara et son mari sont fascinés. Tant de charisme, de spontanéité et de talent chez ces artistes tout juste revenu d’Espagne. Lou et Gavin sont simplement… irrésistibles. Au contact de Lou, Sara commence progressivement à changer. Bienveillance ou jalousie, amitié ou obsession, confiance ou trahison. La frontière est mince et la rue facile à traverser.

Mon avis :

En refermant ce livre, on peut se demander comment on en est arrivé là. Influençable, notre personnage principale, Sara ? Oui, mais pas seulement, sinon, cela n’expliquerait pas « tout ce qui est survenu ». Je voudrai vous dire que ce n’a pas été si grave, chacun jugera à l’aune de ses exigences de vie, de son désir de construire ou pas quelque chose avec quelqu’un sur la durée.

Bien sûr, le lecteur a une certaine distance, et comprend le caractère toxique de cette relation entre Sara et ses nouveaux voisins. Bobo ? Non, pas vraiment, parce que le premier « bo » est pour bourgeois, et ceux-ci ne sont pas nécessairement des artistes. Même, ils sont des exigences au niveau de leur qualité de vie, pour eux, pour leurs enfants, pour l’avenir, ce qui, à mon avis, n’est pas le cas de Gavin et Lou. Certes, ils permettent d’introduire des notions intéressantes, comme la place de l’artiste et de sa créativité dans la société, comment être artistes et parents. Il est aussi question, très légèrement, en filigrane, de la théorie du genre, puisque Sara prend Dash, le fils de son adorable voisine, pour une fille – mais Lou, au prénom tout aussi ambiguë, détrompe très vite la jeune femme.

Je crois que j’attendais bien plus de ce roman. Il est rangé dans la catégorie des thrillers psychologiques, mais je n’ai pas vraiment ressenti de frissons, d’angoisse, non qu’il ne puisse rien se passer dans les banlieues anglaises, ce n’est pas cela. Disons que je n’ai pas été suffisamment sensible aux charismes de nos deux artistes pour les sentir comme des menaces. Ce sont des personnes insouciantes, au mode de vie différent, qui s’imposent aux autres sans tenir compte des autres, justement, emportant un temps tout sur leur passage. Pour utiliser un autre mot, ce sont des profiteurs qui ont la gentillesse de laisser les autres les décharger le plus possible de tout ce qui les ennuie. Si encore ils avaient servi de révélateur pour dénoncer quelque chose, j’ai presque envie de dire n’importe quoi si ce n’est l’ennui qui ronge Sara et le conformisme de Neil. Néanmoins, les personnages « comme il faut » – Simon et Carol – ne sont pas si désagréables que cela puisqu’ils mènent la vie qu’ils ont choisi, jusqu’au bout – et tant pis si, parfois, elle est un peu ennuyeuse.

Je terminerai en parlant des maisons. Pourquoi avoir une maison ? Pour soi, pour les autres ? Que signifie prendre soin de sa maison, la garder solide ? Métaphore du foyer, ou du fait que l’on n’en a rien à faire de celui-ci ? A méditer.

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Artifices de Didier Fossey

Présentation de l’éditeur :

Avril 2013 Hôpital psychiatrique de Cadillac.
Après trois années d’internement, un tueur en série est autorisé à quitter sa cellule, sous haute surveillance, pour des sorties régulières dans le parc…
Deux ans plus tard…Forêt de Rambouillet.
Un corps est retrouvé ligoté à un arbre, sauvagement mutilé par des feux d’artifices. La violence du crime est sans précédent. L’enquête est confiée à Boris Le Guenn, commandant au 36 quai des Orfèvres. Une experte en explosifs vient l’épauler dans cette affaire.
Tandis que d’autres meurtres se succèdent sur le même mode opératoire, un inconnu s’introduit au domicile du commandant Le Guenn et se met à le harceler par téléphone. Il semble en savoir long sur lui…
Qui peut bien lui en vouloir ?
Et si le passé de chacun était un premier indice…?

Notre avis : 

« Il y avait longtemps que je ne m’étais pas plongé dans un livre avec autant d’intérêt. Histoire très intéressante avec des interrogations permanentes …il y avait longtemps que j’avais  un tel plaisir à lire un roman » Ce premier avis n’est pas de moi, mais de mon père, à qui j’ai offert ce roman et qui l’a lu bien plus vite que moi.
Quatrième enquête du commandant Boris Le Guenn – rien ne va plus dans sa vie privée, ce qui arrive à beaucoup, beaucoup de policiers qui ne comptent pas vraiment leurs heures, ne peuvent pas dire à quelle heure ils rentreront, et ne laissent pas forcément leurs préoccupations professionnelles au seuil de leur domicile. Bref, sa femme est partie, emmenant leurs enfants et leur chien, qui lui aussi commençait à bouder son maître.
Par contre, au niveau de sa vie professionnelle, le commandant ne chôme pas, ce qui ne surprendra personne. Qu’un homme soit retrouvé mort, c’est une chose, que le mode opératoire choisi soit inhabituel en est une autre. Les feux d’artifices sont plutôt associés à la fête, au bonheur qu’à une mort douloureuse. Bref, ce n’est pas tant l’objet qui compte que ce que l’on en fait.
Comme si cette affaire n’était pas assez compliquée, le commandant voit resurgir quelqu’un qui a une dent contre lui – enfin, la mâchoire entière serait plus juste. Ce n’est pas que ce n’était pas le moment – le « problème » a commencé à se manifester à la fin du tome 3 – c’est que Le Guenn n’est pas vraiment du genre à faire passer ses soucis, fussent-ils liés à son métier, avant une enquête en cours dans laquelle les meurtres se succèdent.
Je ne veux pas trop en dévoiler non plus sur ce roman habilement construit. Plonger dans le passé de certains personnages, c’est aussi montrer les failles de notre société. Ne rien voir, ne rien dire, affirmer que cela ne nous regarde pas, c’est facile. C’est parfois désespérant à lire aussi.
J’espère que cette chronique jumelle vous donnera envie de lire Artifices.

 

 

 

Psychologues du crime d’Emma Oliveira-Christiaen; Florent Gathérias

Merci aux éditions Fayard et à Netgalley pour ce partenariat.

Présentation de l’éditeur :

Ce mardi 22 février, au petit matin, une dépanneuse tracte une Peugeot 405 beige hors des flots de l’Yonne. L’habitacle est vide mais la voiture est connue des services de police. C’est celle de Marie-Laure que toute la région recherche.
Dix jours plus tard, un corps féminin dérive, dos face au ciel. La jeune fille est identifiée et les résultats de l’autopsie révèlent qu’elle a été assassinée.
Pour cette affaire, comme pour les quatre autres révélées dans ce livre, la police fait appel à deux psychocriminologues afin d’aider ses enquêteurs : Florent Gathérias et Emma Oliveira. Suivant leur rigueur méthodologique sans cesse renouvelée, les deux professionnels ont pour mission de traquer les détails permettant de cerner la personnalité du criminel.

Mon avis :

J’ai demandé ce livre en partenariat à Netgalley parce que, parce que… ma mère avait vu à la télévision une interview des auteurs et a pensé que ce livre pourrait me plaire. Note : ma mère me connaît bien.
Je ne vous cacherai pas qu’il est des pages qui sont dures à lire. Celles qui nous plongent dans l’actualité, celles qui nous parlent des attentats qui, où qu’ils aient eu lieu en France, ont touché tout le monde et nous ont montré notre vulnérabilité. Démonter les mécanismes de penser du tueur – tout sauf confortable.
Oui, les séries qui montent des profileurs, qu’elles soient américaines ou françaises, sont très nombreuses. Les auteurs en parlent, rapidement, parce que le livre tout entier nous montre leur travail, au quotidien, et cela suffit à démontrer que les séries sont très éloignées de la réalité. Être un psychologue du crime est un travail minutieux, souvent tributaire aussi du regard des policiers, pas toujours persuadés que les psychocriminologues leur seront utiles, et de ce que l’on nomme pudiquement les « restrictions budgétaires ».
Les deux auteurs nous montrent la réalité du terrain, au cours de sept affaires différentes. Ils nous montrent surtout qu’il faut du temps, et parfois vraiment très longtemps avant de pouvoir mettre un nom sur les coupables : ne jamais baisser les bras, et penser à ceux qui attendent de savoir. D’ailleurs, les auteurs reconnaissent que faire toute la vérité sur une affaire est illusoire.
Ce livre est passionnant pour tous ceux qui veulent connaître le véritable travail des enquêteurs, les progrès, également, faits par la science : s’appuyer sur des preuves, non sur des aveux qui peuvent être totalement faussées.
N’hésitez pas à le découvrir.

L’autre côté du paradis de Sally Koslow

Présentation de l’éditeur :

Sheilah Graham, de son vrai nom Lily Shiel, issue d’une famille juive venue d’Ukraine dans les années 1910, est abandonnée par sa mère à l’âge de cinq  ans dans  un orphelinat londonnien.  À  sa sortie, pour survivre, elle vend des brosses à dents, avant de  rencontrer un employeur galant, Sir John Gillam  qui, sous le charme de sa beauté et de son tempérament, l’épouse alors qu’elle n’a que dix-neuf  ans  (il en a quarante-deux). Grâce à  lui,  elle fréquente la haute société britannique, rencontre entre autres Randolph  Churchill, un « amant de première classe  », et le marquis de Donegall, qui voudra à son tour l’épouser. En 1934, avec l’accord de son mari dont elle divorcera peu après, elle part aux  États-Unis  où  elle devient chroniqueuse pour divers journaux. Installée à Hollywood, le monde du cinema est à ses pieds.  En 1937, elle rencontre Scott Fitzgerald. Leur histoire d’amour est fulgurante, tumultueuse, durant les trois dernières années de la vie de l’écrivain, dont la notoriété littéraire est sur le déclin. La dépendance à l’alcool de Fitzgerald est terrible, elle manque à plusieurs reprises de ruiner leur passion, mais malgré ses accès de violence et des comportements insupportables, Sheilah Graham lui conservera son amour jusqu’à la fin (il meurt dans ses bras en 1940), après l’avoir aidé à retrouver un dernier élan créatif pour écrire Le Dernier Nabab,  resté inachevé.
Ce biopic écrit d’une plume alerte, emporte le lecteur dans  une histoire d’amour émouvante et méconnue.

Merci aux éditions Jean-Claude Lattès et à Netgalley pour ce partenariat.

Mon avis :

L’envers du paradis, c’était le premier succès de Fitzgerald, c’était aussi, implicitement, le couple Zelda/Francis Scott. Le titre de ce roman biographique est sans doute un clin d’oeil à ce roman. En effet, Zelda est indissociable de Francis, et si on lit ces biographiques, on trouve peu de traces, si ce n’est fugaces, du dernier amour de Fitzgerald.
L’histoire commence d’ailleurs par la fin, quand Francis meurt, à quarante-quatre ans. Sheilah est l’autre femme, celle dont il est amoureux depuis trois ans et demi, celle dont la vie a été bouleversée par sa rencontre avec l’écrivain déchu : en 1936, on ne lit plus, on n’édite plus, on ne publie plus Fitzgerald. Scénariste, tous ses projets ou presque échouent. Il veille sur Zelda, qui est internée. Il entretient une abondante correspondance avec sa fille Scottie, qu’il couvre de conseils. Bref, il n’a pas grand chose pour séduire Sheilah, qui est fiancée à un aristocrate anglais. Il n’empêche : c’est l’étincelle, et l’histoire d’amour commence.
Retour en arrière, comme dans un film : nous découvrons qui est réellement Sheilah, tout ce qu’elle a caché, tout ce qu’elle a mis en oeuvre, ce qu’elle a renié aussi pour en arriver là. L’on découvre alors l’antisémitisme ordinaire du début du XXe siècle, pour ne pas dire un antisémitisme décomplexé, parfaitement assumé par les riches et les heureux de ce monde – et de mieux comprendre pourquoi la petite orpheline ne pouvait dire ses origines. Je ne dirai pas que ce sont les pages les plus intéressantes de ce retour en arrière, parce qu’elles le sont toutes, notamment quand Lily, en Allemagne, ressent le besoin de partir à la recherche de la tombe de son père – et de laisser de côté tous ceux qui apprécient tant la compagnie des officiers nazis.
Retour au présent, après les aléas de sa vie sentimentale, voici sa vie quotidienne avec Fitzgerald, rongé par le doute, par la reconnaissance qui s’est enfui, par l’alcool qui a affaibli son coeur. Ou comment vivre au jour le jour, tout en continuant, pour Sheilah, à exercer son métier de chroniqueuse mondaine. Il ne s’agit pas seulement de faire bouillir la marmite, il s’agit – aussi – de se construire réellement – pour ne plus avoir peur.
Et après ? Oui, nous saurons ce qu’il est advenu après, ou comment Sheilah a, si j’ose dire, accompli ses rêves.
Un livre pour tous ceux qui aiment l’oeuvre de Francis Scott Fitzgerald et qui veulent en savoir plus sur ses années dont on parle peu, et sur l’écriture de son dernier roman inachevé.

Comment attraper un ours qui aime lire de Juliana Léveillé-Trudel et Andrew Katz

Présentation de l’éditeur :

Un jour, Julia se laisse inspirer par une histoire qu’elle lit et apporte dans les bois une collation parfaite (pour un ours). Elle découvre, à sa grande surprise, qu’il n’y a pas que les bonnes odeurs qui peuvent attirer les ours !

Mon avis :

C’est un très bel album que j’ai eu le bonheur de découvrir grâce à Netgalley et aux éditions Chouette CrackBoom! Livres. Les illustrations sont très réussis, très précis, que ce soient les dessins de la nature, les animaux, et l’intérieur des « logements ».
Julia veut rencontrer un ours ! Elle est déjà amie avec Léon (sur la couverture), Charlotte et Georgette, trois animaux de la forêt avec lesquels elle pratique des activités hautement humoristiques. Elle va donc tenter plusieurs manières de l’attraper. Une seule réussit, pas vraiment celle à laquelle il s’attendait.
Oui, Bertrand l’ours aime lire, surtout les histoires qui parlent d’amitié – et les ours trouvent des moyens de se procurer des livres.
Un bel album très coloré sur la lecture, la nature et l’amitié.

Une journée d’automne de Wallace Stegner

édition Gallmeister – 160 pages.

Présentation de l’éditeur :

Suspendue au bras de son mari Alec, Margaret guette avec impatience l’arrivée du train de sa sœur Elspeth, venue d’Écosse pour vivre avec eux dans l’Iowa. Vive et malicieuse, s’émerveillant d’un rien, Elspeth respire la joie de vivre et ne tarde pas à illuminer leur vie de riches fermiers bien installés. Mais alors que l’automne s’annonce, un triangle amoureux se forme peu à peu entre Alec et les deux sœurs. Lorsque survient l’irréparable, celui-ci ne tarde pas à se transformer en piège dramatique. Il faudra alors sauver ce qui peut l’être.

Merci à Babelio et aux éditions Gallmeister pour ce partenariat.

Mon avis :

Une histoire simple.
Nous sommes dans l’Iowa, un état qui ne fait pas parler de lui. Nous découvrons Margaret, dure et digne. Puis, retour en arrière : nous voici dix-huit ans plus tôt, Margaret accueille sa jeune soeur Elspeth, venue tout droit d’Écosse. Elle découvre alors la vie dans une ferme, ou plutôt la vie d’un riche propriétaire fermier, auprès de sa soeur. Margaret semble déjà s’être fossilisée dans sa respectabilité, elle qui veille à ce que rien ne donne prise aux rumeurs. D’où vient cette soif inextinguible de respectabilité au point que la soeur qu’a connu Elspeth disparaît peu à peu dans la froideur, à l’image de ce magnifique mais guindé salon de réception, qui dévore la maison ? Cette sécheresse est contrebalancée dans la narration par les luxuriantes descriptions de la nature, d’une rare poésie.
Puis survient le drame qui scelle le destin de ce trio. En lisant cette partie du récit, et son épilogue, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à une nouvelle de Georges Simenon Le deuil de Fonsine, qui montre aussi la rivalité de deux soeurs – jusqu’au bout, dans sa sécheresse, sans rémission ni pardon. C’est le silence, qui domine alors; l’incapacité, de se parler, de se confier, et au milieu, quelqu’un qui fait comme s’il n’était pas la cause de ce froid silence entre les soeurs. La joie, le bonheur, sont ailleurs, loin des deux soeurs.

Moi, je la prive de toi, toi, tu la prives de moi.

Pas de retour en arrière possible. En filigrane, est aussi évoqué le mal du pays, que certains, comme Ahlquist, ne rêvent que de retrouver.
Roman bref, oui, mais l’analyse est fine, le regard cruel et cette première oeuvre de Wallace Stegner fut justement récompensée à sa parution.

Plumes et écailles – 5

Vous souvenez-vous d’Axelle, la kiné des dragons qui a désormais une infirmerie à son nom ? La revoici aujourd’hui, en pleine forme.

Non, alors là, il ne faut pas exagérer, toutes les catastrophes ne peuvent pas m’être imputées. Ce serait profondément injuste.
Elle est froide ? Je pense bien qu’elle est froide, on est en octobre !
J’ai admis avoir oublié de fermer le robinet qui permet de remplir la piscine de rééducation des dragons. Mais, quand même, je trouve bizarre qu’avec un simple robinet, l’ensemble du terrain adjacent ait été inondé. Mathématiquement, c’est quasi impossible.
Oui, j’ai bien remarqué qu’avant d’être submergé, le terrain était bétonné et légèrement en dessous du niveau des autres terrains. Tout de même.
Oui, le bâtiment aussi est inondé, forcément. Je reste cependant persuadée que le système d’évacuation a un gros soucis !
Cependant, monsieur de Saint-Georges, dites-vous bien que ce n’est pas tous les jours que vous aurez l’occasion de parcourir ce lieu avec des cuissardes pêcheur.
Ah, vous avez aussi envoyé des plongeurs pour colmater la fuite ? Si, si, j’y aurai pensé, un jour, enfin, si j’étais chef d’escadre, ce qui ne m’arrivera jamais.
Quant à monsieur Roissy, mon supérieur hiérarchique, il ne fait jamais de bourdes, lui, peut-être ? Non, parce que la dernière, franchement, elle était savoureuse ! Non, je ne la raconterai pas, j’userai de mon devoir de réserve à ce sujet, et je sais que, si je la raconte, la vengeance de monsieur Roissy sera terrible, du style me confisquer mon stock de thé à la cannelle ou ne pas renouveler notre commande de macarons au chocolat.
Bon, d’accord, il se trouve que sa maison se trouve pile sur le chemin par lequel l’eau va être évacué. Est-ce si grave ? Il a quatre dragons domestiques, il n’aura pas trop de mal à les laver, non ?
Sinon, je crois qu’avec autant d’eau, on pourrait presque créer une équipe de natation synchronisée dragonne !