Résultats de recherche pour : POursuite

Poursuite de Joyce Carol Oates

Présentation de l’éditeur :

De son enfance, Abby garde le souvenir de nuits tourmentées, habitées par un cauchemar récurrent : un champ peuplé d’ossements humains dans lequel elle erre à l’infini. Aujourd’hui Abby a vingt ans et, tandis qu’elle pensait avoir vaincu ses démons, son mariage imminent ravive l’affreux cauchemar. Moins de vingt-quatre heures après la cérémonie, Abby s’engage sur la chaussée et se fait renverser par un bus.

Accident ou résultat d’un geste prémédité ? C’est ce qu’essaie de déterminer son mari, Willem, alors qu’un troublant faisceau d’indices se présente à lui : quelle est donc cette marque rouge autour du poignet droit d’Abby ? Pourquoi se réveille-t-elle en hurlant chaque nuit ?

Mon avis :

Glauque.
C’est le premier mot qui me vient à l’esprit pour qualifier ce livre.
Je l’ai emprunté à la bibliothèque (je l’avais réservé), je l’ai lu très vite, revenue chez moi j’avais déjà parcouru la moitié de l’ouvrage, et je vais le rendre très rapidement aussi.
Certes, le résumé donne une idée du roman.
Ce qui me fait le qualifier de glauque, et non de gore, est qu’il s’agit à la fois d’un roman psychologique et d’un roman social, non d’un thriller cherchant à tout prix l’escalade sanglante, sans s’intéresser aux personnages et à ce qui a conduit à voir une jeune femme d’une vingtaine d’années faire des cauchemars récurrents.
Abby a pourtant tout pour être heureuse. Elle vient de se marier avec Willem, qui l’a imposé à sa famille en dépit de leurs préventions. Une jeune fille dont on ne sait rien ! Une jeune fille dont la famille ne vient même pas au mariage ! La famille de Willem appartient à une branche très stricte de la religion catholique, ajoutant interdit sur interdit. Pas de rapports sexuels avant le mariage (classique), pas de tabac, d’alcool ou de soda (cela l’est moins), pas de vernis à ongle fantaisie pour les femmes… Willem a beau être croyant, il se questionnera sur le fait que cela puisse réellement importer à Dieu que l’on boive des sodas ou que les femmes se mettent du vernis. Le lendemain du mariage, Abby est renversée par un bus et Willem, qui s’est marié pour le meilleur et pour le pire, ne quittera pas le chevet de sa femme, se moquant royalement de son apparence physique (la coupe de cheveux, la barbe ? On oublie) et de ce que sa famille peut penser.
Si nous suivons le retour à la vie d’Abby, prénom qu’elle s’est choisi, prénom dont le but est de tirer un trait sur le passé, nous suivons l’enfance de Myriam Frances, cette petite fille dont les parents l’ont « abandonné » quand elle avait cinq ans. Plutôt, nous suivons les délires du cerveau malade de son père. Critique de l’armée américaine ?. Elle est en tout cas incapable de prévoir les dérives, les dérapages de ses soldats qui reviennent au pays, incapable aussi de voir les problèmes qu’ils avaient déjà avant de s’engager. Critique de la misogynie ordinaire, de l’incapacité à protéger les femmes victimes de violence avant qu’il ne soit trop tard. Dans la manière de se comporter d’Abby au début du livre, j’ai revu la manière dont, trop souvent, les femmes doivent se comporter face aux hommes insistants, ses hommes qui peuvent très vite se mettre en colère si une femme ne répond pas correctement à leurs paroles.
Poursuite est un livre court mais il faut vraiment être bien accroché pour le lire.

Théo et Elisa à la poursuite de la grande baignoire blanche de Pascal Prévot

Présentation de l’éditeur :

Elle sillonne les océans. Elle est le pire cauchemar des marins. Elle est immense et majestueuse. C’est la grande baignoire blanche ! Pour la capturer, une seule solution : faire appel aux plus grands chasseurs de baignoires au monde. Théo, son père et Elisa vont tenter l’impossible et embarquent à bord du célèbre navire l’Ecrevisse des mers.

Mon avis :

J’avais beaucoup apprécié le premier volume des aventures de Théo, apprenti chasseur de baignoire. Quand je suis tombé par hasard sur le second volume de ses aventures, je l’ai aussitôt acquis.

Après les aventures dans le grand froid, nous trouvons ici Théo, son père et Elisa sur les mers, à la poursuite de la mythique grande baignoire blanche. Toute ressemblance avec un roman du XIXe siècle bien connu n’est pas vraiment fortuite. D’ailleurs, si vous regardez la couverture, vous penserez à un autre roman, qui nous entraîne vingt mille lieues sous les mers. Je reconnais cependant que Jules Verne n’avait pas pensé à inclure une momie dans l’aventure, mais pourquoi pas ? Avec son goût du voyage, il se trouve être un allié précieux pour les deux jeunes adolescents.

Le récit ne manque ni de péripéties, ni d’humour. C’est à un vrai manuel de chasseur de baignoire, douche et autres robinets que nous avons à faire, et cela nous permet de découvrir des espèces rares, mais aussi des professions étonnantes : C’est ainsi que nous avons appris l’existence d’un métier que nous ne connaissions pas : concierge de robinet. Cela permet aussi d’en savoir un peu plus sur la profession d’Adélaïde, la mère de Théo. Certains sont sceptiques quant au métier de psychologue pour baignoire : pourquoi n’auraient-elles pas droit, elle aussi, à une thérapie ?

Un roman drôle, enlevé, dont vous ne devez absolument pas raté l’épilogue !

Fintan Fedora, le pire explorateur du monde, à la poursuite du chocoprune

9782226255242g

Présentation de l’éditeur :

Issu d’une famille qui a fait fortune dans les biscuits fins, le jeune Fintan Fedora ne souffre que d’une chose : son incommensurable maladresse. Jugé incapable d’entreprendre quoi que ce soit par ses proches, Fintan décide de leur prouver le contraire et part avec son majordome, le flegmatique Gribbley, sur la piste du Chocoprune, le meilleur fruit au monde, qui se trouverait en Amazonie.

Mon avis :

J’ai lu ce roman hier d’une traite, dans le train qui me ramenait vers la Normandie et je crains d’adopter un ton un peu docte en rédigeant cette chronique.

En effet, j’ai vraiment eu là, entre les mains, un roman de littérature jeunesse, pour les jeunes lectures à partir de neuf ans. Le livre a beau mesuré 338 pages, il est vraiment écrit gros et comporte de nombreuses illustrations, ce qui ne devrait donc pas faire reculer le public auquel il est destiné. Surtout, l’intrigue est conçu pour lui plaire. Elle est simple et répétitive. Fintan, accompagné de son fidèle majordome Grobbley (docteur ès réparation en catastrophe en tout genre) partent en Amazonie trouver un fruit extrêmement rare, le chocoprune, et subissent de très nombreux péripéties, causées par les maladresses de Fintan et par les « méchants » qui les poursuivent.

Les maladresses de Fintan pourraient être totalement réjouissantes, un peu comme celle de Miss Seeton ou du grand Blond avec une chaussure noire. La différence est que si l’on se réjouissait des catastrophes provoquées par François Perrin, c’est parce qu’il déjouait les pièges que les authentiques méchants lui tendaient. Dans ce livre, Fintan provoque des dégâts parfois considérables sans se soucier de ceux qui l’entourent. Il ne pense qu’à lui, uniquement à lui, et tant pis si Gribbley est malade pendant plusieurs jours puisque lui va très bien (et ne se soucie pas que son majordome et compagnon d’infortune soit malade), tant pis s’il « emprunte » des objets qui ne lui appartiennent pas et se moquent de ce que disent leurs propriétaires. Je vous en passe et des bien pires. Bien sûr, cela pourrait être l’occasion d’une discussion entre parents et enfants après lecture de ce livre. Encore faut-il que les lectures soient accompagnées, ce qui n’est pas toujours le cas (dit la personne qui a rencontré des professeurs qui ne lisent pas les livres qu’ils proposent à leurs élèves).

Toutes ses aventures feront-elles évoluer le jeune Fintan ? Pas vraiment, et le narrateur ne nous le cache pas. Fintan a juste vieilli de trois semaines, il s’est (un peu) préoccupé de réparer les dégâts qu’il a causés, et est ravi de voir que le regard que son père posait sur lui a changé. De quoi repartir très vite pour de nouvelles aventures.

Challenge-A-table-miss-bunny-1challenge-anglaischall32

Chroniques de Prydain, tome 1 : Le Livre des Trois de Lloyd Alexander

Présentation de l’éditeur :

Au cœur du royaume de Prydain, un jeune garçon rêve d’aventures et de combats à l’épée. Chargé de veiller sur la truie Hen Wen, Taran est loin de se douter que l’animal possède de grands pouvoirs magiques et que l’abominable Roi Cornu est à sa recherche. Lorsque la truie s’échappe de Caer Dallben, Taran se lance à sa poursuite et s’enfonce profondément dans les terres de Prydain. Aidé du seigneur Gwydion, d’une créature nommée Gurgi et de la plus singulière des jeunes filles, Taran doit affronter le Roi Arawn et le Fils du Chaudron, deux êtres maléfiques au service du Roi Cornu. Le jeune garçon deviendra-t-il le héros qu’il a toujours voulu être ?

Mon avis :

Si, comme moi, vous avez vu enfant le film Taram et le chaudron magique, oubliez tout ! Le roman est d’une richesse incroyable par rapport au film – et je ne parle ici que du premier tome, je vous parlerai en temps et en heure des suivants. De même, je ne m’amuserai pas à jouer aux jeux des différences, ce serait nier l’intérêt de cette oeuvre.

Taram rêve d’aventures. Il ne se doutait pas de la manière dont elle surgirait, il ne se doutait pas des épreuves qu’il traverserait. Taram, après tout, n’est qu’un apprenti porcher, chargé de veiller sur une truie. Certes, elle possède des pouvoirs magiques, mais elle ne montre jamais ses pouvoirs à Taram ! Alors que les forces du mal approchent (oui, je sais, je suis un peu mélodramatique), elle s’enfuit – Hen Wren a bien saisi le danger ! Taram, qui était chargé de la protéger, se lance alors à sa recherche.

Sur sa route, il rencontrera une jeune fille qui sait ce qu’elle veut, et fait tout pour prendre son destin en main même si d’autres lui mettent des bâtons dans les roues, un prince courageux, une créature indéfinissable dont on ne sait au début si elle est un allié, un opposant ou simplement un enquiquineur goinfre de première. Il lui faudra courage et patience à lui aussi pour mener à bien sa quête, et savoir se remettre en question aussi.

Bienvenu dans les Chroniques de Prydain.

 

Tu mens ? Tu meurs ! de James Patterson et Candice Fox

édition L’Archipel – 332 pages

Présentation de l’éditeur :

Harriet Blue veut innocenter son frère Sam, accusé du meurtre de trois étudiantes… Pour cela, elle se lance à la poursuite d’un psychopathe dans le Sud australien. Il a menti ? Il doit mourir… Et c’est elle qui le tuera. Troisième épisode de la série australienne du maître du suspense aux 370 millions de livres vendus dans le monde ! La vengeance a un nom : Harriet Blue. Harriet Blue, inspectrice de police à Sydney, est sûre de deux choses : Reagan Banks, le serial killer qui a détruit la vie de son frère, doit cesser de nuire ; et c’est elle qui appuiera sur la détente.
Mais, ce dernier a pris la fuite. Jusqu’à ce que, un jour, le téléphone d’Harriet sonne. À l’autre bout du fil, Banks en personne, qui lui lance ce défi :  » Attrape-moi si tu peux…  »
Harriet n’hésite pas un instant. Elle va trouver ce psychopathe, qu’importe le prix à payer… dût-elle pour cela y laisser la vie ou perdre son job. Elle part à sa poursuite sur la côte sud de l’Australie, avec l’idée d’accomplir sa vengeance.
Banks a menti ? Il doit mourir…

Merci aux éditions de l’Archipel et à Negalley pour ce partenariat.

Mon avis :

Avec les romans de James Patterson, soit cela passe, soit cela casse. Ici, cela casse. Premièrement, je crois que ce n’était pas tout à fait le bon moment pour moi pour lire ce livre, j’ai eu du mal avec le rythme totalement trépidant de ce roman : pas de pause, pas de moyen de souffler, toujours un tueur en série lui-même poursuivi par une policière, elle-même poursuivie par les siens, parce qu’elle est bien décidée à faire justice elle-même (toute ressemblance avec de célèbres personnages policiers américains n’est sans doute pas fortuite).

L’histoire est classique, très classique, presque trop classique malgré les effusions de sang. Nous avons un tueur en série qui cherche à faire le plus de mal possible à ses victimes, dans un minimum de temps, et des policiers qui tentent de l’arrêter, même si l’on peut douter que certains mettent réellement tout en oeuvre pour l’arrêter. Oui, je me suis questionné : penser à sa carrière, c’est une chose, ne pas comprendre que ce qu’on met en place nous valorise, mais peut ne pas empêcher certains crimes d’être commis, est-ce possible ? Oui, si le grand policier en question croit vraiment avoir la science infuse, et se préoccupe peu des victimes – après tout, dans les histoires de tueurs en série (romans, films), il est rare que l’on s’en préoccupe beaucoup.

De même, j’ai trouvé certains faits peu crédibles. Certes, c’est facile à dire quand on lit un récit, mais certains personnages m’ont semblé vraiment trop crédules, tandis que d’autres sombrent dans les stéréotypes. L’un des derniers points qui m’a dérangé est la manière dont les chapitres sont découpés, sans véritable unité narrative, comme si faire des chapitres courts devait donner envie de lire plus.

Le roman se terminer sur un clifhanger, je pense donc qu’il y aura un quatrième tome des aventures d’Harriet Blue.

Premier bilan du challenge polar et thriller 2021-2022

Bonjour à tous

Il est déjà l’heure du premier bilan de l’année du challenge polar et thriller.

Comme l’an dernier, je dis qu’il est le plus facile à faire, le plus facile aussi à vérifier pour les participantes. J’espère n’avoir oublié personne, ni n’avoir oublié de liens. J’ajoute que les inscriptions sont ouvertes toute l’année.

Nous sommes à ce jour 17 participantes et 48 lectures partagées. Contrairement à l’année dernière, je prends la tête (de peu) du challenge, avec essentiellement des lectures anglaises françaises et Belette est… juste derrière moi.

Voici le récapitulatif des chroniques des participantes.  N’hésitez pas à puiser des idées de lecture dans les titres chroniqués.

Bon dimanche à tous, et je vous donne rendez-vous le 13 ou le 20 septembre pour le second bilan. Bonnes lectures à tou(te)s.

Béa – Une comète : 1 Et ils oublieront la colère- Elsa Marpeau

Belette : 1 1991 : Franck Thilliez 2 Les folles enquêtes de Magritte et Georgette – 01 – Nom d’une pipe ! : Nadine Monfils 3 Blacksad – Tome 3 – Âme rouge : Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido 4 Le Prince de la nuit – Tome 8 – Anna : Yves Swolfs et Thimothée Montaigne  5 Le Prieuré de l’Oranger : Samantha Shannon 6 Le Prince de la nuit – Tome 9 – Arkanéa : Yves Swolfs et Thimothée Montaigne 7 Toucher le noir : Yvan Fauth et Collectif 8 La chasse : Gabriel Bergmoser 9 Le Gibier : Nicolas Lebel 10 L’Été sans retour : Giuseppe Santoliquido 11 Bal tragique à Windsor – Sa Majesté mène l’enquête 01 : S.J. Bennett 12 [Angor] – Franck Sharko & Lucie Hennebelle 04 de Franck Thilliez

Bidib (Montalbano) : son billet de présentation1 Arsène Lupin contre Herlock Sholmès de Maurice Leblanc 2, 3 , 4 : Arsène Lupin : les origines, l’homme gribouillé et Akkinen zone toxique

Ju lit les mots :

la sorciere des  mots (Miss Marple) : 1 1991 de Frank Thilliez

Les lectures de Maud :

Les voyages de K (Erlendur Sveinsson) : 1 Toucher le noir – un recueil de nouvelles sous la direction d’Yvan Fauth 2 Nos monstres, d’Angela Marsons 3 Diamants sur macchabées, de Michael Fenris 4 De l’idée au crime parfait – mon atelier d’écriture, d’Elizabeth George

Lydia : 1 Victor Hugo, aux frontières de l’exil d’Esther Gil et Laurent Paturaud.

Light And Smell  (Imogène):

Livre d’un jour : 1 Noir d’Espagne de Philippe Huet 2 Noir diadème de Gilles Sebhan 3 Crimes et beurre salé de Héléna Marie 4 Le journal de ma disparition de Camilla Grebe

Manika27 :

Martine : son billet de présentation 1 Un accident est si vite arrivé de Sophie Loubière 2 Gare aux fantômes de M.C. Beaton 3 Bal fatal de M.C. Beaton  4 Jamais deux sans trois de MC Beaton.

PatiVore : son billet de présentation

Sandrine (rue du petit village) :

Sandrion : 1 et 2 Salut à toi o mon frère et la vie en rose de Marin Ledun

Sharon :1 Meurtre avec (pré)méditation de Robert Thorogood 2 Hamish Macbeth, tome 9 : Petits crimes entre voisins de M.C. Beaton 3 Les enquêtes de Lady Hardcastle : Petits meurtres en campagne de T.E. Kinsey 4 Les enquêtes de lady Hardcastle, tome 2 : Meurtres dans un village anglais 5 Le carnaval des ombres de R.J. Ellory 6 La geisha de Yokohama de Charles Haquet 7 Intrigue au Kodogan de Charles Haquet 8 L’Assassinat du Pont-Rouge de Charles Barbara 9 Pietà de Daniel Cole 10 Une arête dans la gorge de Christophe Royer 11 Les veuves de Malabar Hill de Sujata Massey 12 Seule la haine de David Ruiz Martin 13 Poursuite de Joyce Carol Oates 14 Mon crime de Rodolphe Bringer

Tortellini : son billet de présentation 1 Toucher le noir, un recueil de nouvelles sous la direction d’Yvan Fauth

Challenge polar et Thriller 2021-2022

Béa – Une comète : 1 Et ils oublieront la colère- Elsa Marpeau

Belette : 1 1991 : Franck Thilliez 2 Les folles enquêtes de Magritte et Georgette – 01 – Nom d’une pipe ! : Nadine Monfils 3 Blacksad – Tome 3 – Âme rouge : Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido 4 Le Prince de la nuit – Tome 8 – Anna : Yves Swolfs et Thimothée Montaigne  5 Le Prieuré de l’Oranger : Samantha Shannon 6 Le Prince de la nuit – Tome 9 – Arkanéa : Yves Swolfs et Thimothée Montaigne 7 Toucher le noir : Yvan Fauth et Collectif 8 La chasse : Gabriel Bergmoser 9 Le Gibier : Nicolas Lebel 10 L’Été sans retour : Giuseppe Santoliquido 11 Bal tragique à Windsor – Sa Majesté mène l’enquête 01 : S.J. Bennett 12 [Angor] – Franck Sharko & Lucie Hennebelle 04 de Franck Thilliez 13 À Vif de René Manzor 14 Black Butler – Tome 30 : Yana Toboso 15 Orcs & Gobelins – Tome 12 – Pest : Sylvain Cordurié et Bojan Vukic

Bidib (Montalbano) : son billet de présentation1 Arsène Lupin contre Herlock Sholmès de Maurice Leblanc 2, 3 , 4 : Arsène Lupin : les origines, l’homme gribouillé et Akkinen zone toxique

Ju lit les mots :

la sorciere des  mots (Miss Marple) : 1 1991 de Frank Thilliez

Les lectures de Maud :

Les voyages de K (Erlendur Sveinsson) : 1 Toucher le noir – un recueil de nouvelles sous la direction d’Yvan Fauth 2 Nos monstres, d’Angela Marsons 3 Diamants sur macchabées, de Michael Fenris 4 De l’idée au crime parfait – mon atelier d’écriture, d’Elizabeth George

Lydia : 1 Victor Hugo, aux frontières de l’exil d’Esther Gil et Laurent Paturaud.

Light And Smell  (Imogène):

Livre d’un jour : 1 Noir d’Espagne de Philippe Huet 2 Noir diadème de Gilles Sebhan 3 Crimes et beurre salé de Héléna Marie 4 Le journal de ma disparition de Camilla Grebe

Manika27 :

Martine : son billet de présentation 1 Un accident est si vite arrivé de Sophie Loubière 2 Gare aux fantômes de M.C. Beaton 3 Bal fatal de M.C. Beaton  4 Jamais deux sans trois de MC Beaton.

Pat0212 :

PatiVore : son billet de présentation

Sandrine (rue du petit village) :

Sandrion : 1 et 2 Salut à toi o mon frère et la vie en rose de Marin Ledun 3 Les détectives du Yorkshire tome 2 : Rendez-vous avec le mal

Sharon :1 Meurtre avec (pré)méditation de Robert Thorogood 2 Hamish Macbeth, tome 9 : Petits crimes entre voisins de M.C. Beaton 3 Les enquêtes de Lady Hardcastle : Petits meurtres en campagne de T.E. Kinsey 4 Les enquêtes de lady Hardcastle, tome 2 : Meurtres dans un village anglais 5 Le carnaval des ombres de R.J. Ellory 6 La geisha de Yokohama de Charles Haquet 7 Intrigue au Kodogan de Charles Haquet 8 L’Assassinat du Pont-Rouge de Charles Barbara 9 Pietà de Daniel Cole 10 Une arête dans la gorge de Christophe Royer 11 Les veuves de Malabar Hill de Sujata Massey 12 Seule la haine de David Ruiz Martin 13 Poursuite de Joyce Carol Oates 14 Mon crime de Rodolphe Bringer 15 L’automne à Cuba de Leonardo Padura 16 Crimes et beurre salé d’Héléna Marie

Tortellini : son billet de présentation 1 Toucher le noir, un recueil de nouvelles sous la direction d’Yvan Fauth

Scarlett et Novak d’Alain Damasio

édition Rageot –

Présentation de l’éditeur :

Novak court. Il est poursuivi et fuit pour sauver sa peau. Heureusement, il a Scarlett avec lui. Scarlett, l’intelligence artificielle de son brightphone. Celle qui connaît toute sa vie, tous ses secrets, qui le guide dans la ville, collecte chaque donnée, chaque information qui le concerne. Celle qui répond autant à ses demandes qu’aux battements de son cœur. Scarlett seule peut le mettre en sécurité. A moins que… Et si c’était elle, précisément, que pourchassaient ses deux assaillants ?

Merci aux éditions Rageot et à Netgalley pour leur confiance.

Mon avis :

« J’ai toute ma vie dans mon téléphone ». Combien de fois ai-je entendu cette phrase ? Souvent. Pour ma part, dans mon téléphone il y a… peu de choses. Et si jamais il était volé, ce serait ennuyeux parce que mon portable m’accompagne depuis presque sept ans maintenant, mais celui qui le volerait ne saurait pas grand chose de moi, mis à part mon répertoire téléphonique, et dans le dossier « téléchargement », la liste des attestations de sortie que je n’ai pas pris la peine d’effacer.

Novak ne peut pas vivre sans son brightphone, et surtout, sans Scarlett, l’intelligence artificielle de son brightphone. Il a des « potes de course », il a « un ami chômeur », ceux-ci restent totalement dépersonnalisés. Il parle aussi de temps en temps avec sa concierge croate – mais pour cela, il se sert du logicielle de traduction de son brightphone. Pratique. Bref, Novak semble tragiquement seul puisque, dans sa course pour se sauver, il fait encore appel à une application pour le tirer de là.

Ce qui est inquiétant dans ce récit n’est pas la course poursuite folle de Novak à travers la ville. Ce qui est inquiétant est le fait qu’il ne peut quasiment plus vivre sans son brightphone. Alors oui, l’on peut ironiser à l’envie sur cette génération qui ne fait plus l’effort de mémoriser puisque les informations peuvent être trouvées sur internet, et oubliées aussitôt, puisqu’elles peuvent être retrouvées (le savoir ne servirait plus à rien, dit-on), qui ne fait plus l’effort de regarder autour d’elle, sauf à travers l’écran de son portable. Oui, le récit est perturbant, à cause de ce qui arrive à Novak. Il est surtout perturbant parce que cette société qui est décrite dans la nouvelle est quasiment la nôtre, et risque de la devenir si nous n’y prenons pas garde. Ce n’est pas seulement une invitation à regarder à nouveau autour de nous, à faire confiance aux autres, c’est une invitation à être vigilent à ce qui se passe dans notre société.

Le peuple des ténèbres de Tony Hillerman

édition Rivage noir – 288 pages

Présentation de l’éditeur :

La femme d’un milliardaire américain engage Jim Chee à titre privé pour retrouver un petit coffre de souvenirs dérobé, selon elle, par le « peuple des ténèbres », c’est-à-dire les membres d’une sorte d’église fondée par un Navajo, mais déclarée illégale par le conseil tribal parce qu’elle autorise, lors de cérémonies, l’usage d’une drogue psychédélique, le peyote. C’est dans Le Peuple des ténèbres qu’apparaît pour la première fois Jim Chee, l’un des deux héros fétiches de Tony Hillerman. Impliqué dans une enquête touffue sur fond de magouille uranifère, poursuivi par un tueur qui possède des bombes à mercure, il se retrouve, comme souvent, confronté à ses propres contradictions.

Mon avis :

Ce livre marque la première apparition littéraire d’un personnage que j’aime beaucoup et que j’ai pu voir évoluer tout au long des récits écrits par Tony Hillerman : Jim Chee. Il ne comprend pas trop pourquoi la riche madame Vines l’a fait venir. Il est d’autres personnes qui peuvent enquêter, d’autres personnes qui sont même sacrément plus légitimes pour enquêter ! Non, elle ne veut pas que l’affaire s’ébruite, elle ne veut pas que son mari soit au courant. Elle pense même que les enquêteurs officiels ne prennent pas l’affaire au sérieux : c’est simplement une boite qui a disparu, une boite, rangée dans un coffre, et qui contient des souvenirs de son mari. Reste à savoir si elle veut vraiment le retrouver par crainte du souci que se ferait son mari, ou pour enfin mieux connaître son mari.

Ce n’est pas que cette affaire dépasse Jim Chee, c’est qu’il n’en voit pas l’intérêt. Non, ce qui est bien plus fort, ce sont les événements qui ont lieu ensuite – une disparition de cadavre, un meurtre; et enfin, quelqu’un qui essaie de tuer Jim Chee, en présence de Mary London, une institutrice de la réserve, jeune femme blanche, passionnée par la culture indienne, et qui ne comprend pas pourquoi un indien est devenu policier – la police, c’est le mal absolu. Il est pourtant une scène saisissante, celle où Mary accompagne Jim, blessé, et où celui-ci perd la notion du temps, de ce qui se passe. Jim veut vivre, et quelques temps plus tard, après une autre tentative de meurtre, s’en voudra d’avoir survécu. Il est des personnes qui ne s’embarrassent pas de la vie humaine, et le tueur qui est à sa poursuite, qui a déjà tué à plusieurs reprises, est de ceux-là.

Reste le mobile. La sorcellerie a alors bon dos. Il est tellement facile d’imaginer que c’est un sorcier qui a fait ceci, qui a fait cela, et de ne surtout pas enquêter plus loin. Alors que si l’on part du principe que le crime, les crimes qui se sont étalés sur plusieurs décennies n’ont pas été commis par des indiens, cela ouvre une toute autre perspective.

Un roman policier sombre, tragique, qui montre à quel point faire le mal est facile, et l’empêcher l’est nettement moins.

Affaires internes de Didier Fossey