Archive | 20 novembre 2022

Marc Renard, tome 4 : Les secrets de La Trinité de Jean-Marc Perret

Présentation de l’éditeur :

Julia Castello, addicte au jeu, criblée de dettes, se trouve harcelée par des créanciers sans scrupules. Au casino de La Baule, elle tente une dernière fois sa chance et perd. Un mystérieux individu, Nicolas Slavko, témoin de sa défaite, se propose alors de la renflouer. À une condition : qu’elle séduise Vincent Céserac, propriétaire d’un magasin de fournitures maritimes à La Trinité-sur-Mer. Acculée, financièrement au bord du gouffre, Julia accepte la proposition sans se douter qu’elle va devenir le jouet d’une terrible machination.

Mon avis : 

Je découvre, avec ce titre, les romans de Jean-Marc Perret, et par là même Marc Renard, détective privé de son état. Il est un vrai détective privé, c’est à dire que, quand nous le rencontrons, il ne nous parle pas de ses activités ô combien passionnantes et trépidantes, non. Il nous le dit bien : être détective, c’est le plus souvent accepter et effectuer des missions de routine, et tant pis si elles sont ennuyeuses, il faut bien vivre. Justement, une nouvelle mission plus conséquente s’offre à lui : retrouver une personne disparue. Ce n’est pas sa femme qui le demande, c’est un ami proche, un ami de plus connu, Antoine Di Car, un animateur télévisée sur le retour dont les blagues font moins rire qu’avant. Vincent Céserac est connu lui aussi, dans son domaine : son magasin de fournitures maritimes est florissant, il possède une superbe maison et collectionne les conquêtes. Lepire ? Ce n’est même pas un secret pour sa femme, qui semble s’en moquer éperduement, en mode : il finit toujours pas revenir. Dit ainsi, l’on pourrait presque croire qu’elle parle d’un animal fugueur. Bien sûr, ce n’est pas si simple – d’autant plus que le lecteur en sait un peu plus que le détective, du moins, quand celui-ci se retrouve chargé de l’affaire.

En effet, nous avons rencontré Julia Castello. Elle est traductrice. Ou plutôt, elle l’a été, cela fait longtemps qu’elle ne traduit plus rien. Elle a vécu une histoire d’amour passionné avec un homme qui lui a fait découvrir une autre vie que la sienne et qui est mort aujourd’hui. L’addiction au jeu, elle l’a gardé, et aujourd’hui, elle doit faire face, elle doit payer ses dettes, et la manière qu’on lui a proposée… Oui, il faut vraiment ne plus avoir d’espoir pour l’accepter, mais ce qu’elle en fera est intéressant à lire. Je sais « intéressant » est un peu court, mais je ne veux pas non plus dévoiler les rebondissements de l’intrigue ! Ils seront là jusqu’au bout, c’est à dire non pas jusqu’au dénouement, mais jusqu’à l’épilogue.

Comme souvent, pour ne pas dire comme toujours, les mobiles sont à chercher dans le passé des victimes – oui, j’utilise le pluriel, parce que « victimes » est un terme large. Le roman, en changeant de focalisation, nous invite à en découvrir un peu plus sur le passé de certains personnages, plus complexes qu’il n’y paraît de prime abord. Cela justifie-t-il ce qui se passe dans le roman ? Non, absolument pas. Cela enrichit la caractérisation des personnages et donnent de la profondeur à l’intrigue.

Une belle découverte.