Une soirée à l’opéra – ou presque : Les capulets et les montaigus de Bellini

Je dis « ou presque » parce que je n’étais pas à l’opéra Bastille, mais au cinéma des Andelys, pour assister, de 19 h 15 à 22 h 17 (je suis précise) à la retransmission en direct de l’opéra de Bellini.

Note : je n’aime pas la musique de Bellini, et cet opéra m’a fait rappeler pourquoi.

Il est d’ailleurs très ennuyeux que tout le monde ait envie de rire dans ce qui devrait être, dans l’opéra, une grande scène tragique (la fin de l’opéra, pour simplifier).

J’ai aimé l’interview de la chef d’orchestre Speranza Scappucci (sa soeur aînée s’appelle Gioia) qui montre l’importance du mode majeur dans l’opéra, et effectivement, je n’entendais presque toujours que du majeur, que l’on associe plutôt à des thèmes joyeux, que du mode mineur. Je ne suis pas « fan » de l’orchestration des opéras de Bellini, qui me semblent toujours « légères », par rapport à ceux des opéras de Mozart, par exemple.

J’aimerai vous dire que l’intrigue est connue, si ce n’est que le livret ne s’inspire que de manière lointaine de la pièce de Shakespeare. Ce qui a importé, c’est la rivalité entre les Montaigu et les Capulet. Juliette et Roméo se connaissent déjà, et Roméo a tué le frère de Juliette, à la guerre, certes, c’est le destin, dira-t-il, mais tuer son adversaire en temps de guerre est courant – simple, clair, net, et précis. Je regrette cependant l’histoire originelle – Roméo est ici un grand chef de guerre.

Cependant, le choix de le faire chanter par une femme. Oups. Pas très crédible pour moi surtout quand la cantatrice Anna Goryachova joue comme l’on jouait l’opéra il y a trente, quarante ans, comme si aucun metteur en scène n’avait jamais fait de travail de mise en scène. Pour la mise en scène, je n’ai pas grand chose à dire non plus, cet opéra n’offrant pas de vastes possibilités pour créer une mise en scène véritablement surprenante. Reste un très bon Capulet, Jean Teigen, très juste, très sobre dans son jeu, dominant véritablement les scènes dans lesquels il apparaît.

Je ne sais pas si je trouverai le temps de retourner à l’opéra/cinéma cette année, mais je suis contente d’avoir pu aller à la première retransmission de la saison.

2 réflexions sur “Une soirée à l’opéra – ou presque : Les capulets et les montaigus de Bellini

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