Archive | 8 septembre 2022

Les Cousins Holmes, tome 2 : La Société des Moustachus par Nathalie Somers

Présentation de l’éditeur : 

Voici une nouvelle enquête insolite pour Honorius et Mary Holmes !

« Ma sœur Mary et moi avons été contactés par une femme qui doute de la fidélité de son mari. Cependant, plusieurs détails me semblent très étranges et chatouillent ma curiosité. Et si cette banale histoire d’adultère cachait en réalité un mystère bien plus grand ? Nos talents de détectives vont être mis à rude épreuve pour démêler le vrai du faux ! Et je ne vous parle même pas de mon petit cousin Sherlock, toujours dans mes pattes, qui s’avère plus casse-pied que jamais… La barbe ! »

Mon avis : 

Merci aux éditions Didier Jeunesse et à Netgalley pour leur confiance.

Honorius Holmes garde encore des séquelles de sa précédente enquête (disons qu’il y a vécu un épisode un peu réfrigérant) qu’une nouvelle enquête d’importance se profile. Non, il ne s’agit pas tant de suivre un mari dont la femme doute de la fidélité. Ce n’est pas motivant pour Honorius, mais il faut bien vivre, et il faut bien que les orphelins vivent aussi – je ne parle pas d’Honorius et de Mary, même s’ils sont orphelins, je parle des enfants de l’orphelinat dont Mary s’occupe généreusement. Seulement, il apparaît très vite que ce n’est pas une affaire d’adultère, c’est tout autre chose, une chose que même le mari suivi ne soupçonne pas, on est honnête ou on ne l’est pas !

Ce second volume est tout aussi enlevé que le premier, et m’a aussi fait penser à une enquête canonique de Sherlock Holmes. Même si nous sommes dans un livre de littérature jeunesse, l’intrigue montre bien que les dangers encourus, et pas seulement par notre jeune détective sont bien réels. Honorius n’oublie pas qu’il a mené une belle carrière de voleur, et qu’il a côtoyé, lorsqu’il exerçait ce métier, des personnes pas franchement recommandables, et pas uniquement parce qu’ils étaient des voleurs/cambrioleurs/braqueurs. Ses personnes parviennent parfaitement à se fondre dans la masse, parce qu’un coup, un casse, demande de la préparation, et un voleur a tout sauf intérêt à attirer l’attention – sauf s’il rencontre quelqu’un qui cherche quelque chose de précis, justement. Je me répète : quelqu’un d’honnête, voire même quelqu’un d’un peu poète, d’un peu déconnecté de la réalité, surtout à une époque où l’on ne parlait pas encore de « connexion » ne peut s’imaginer que la personne en face de lui ne l’est pas !

Et Sherlock ? A l’avenir, il faudra aussi penser à mettre en garde contre les cousins un peu trop observateurs.