Les demoiselles d’honneur préfèrent les kilts

Présentation de l’éditeur :

La meilleure amie de Nelly, Cécilia, se marie dans quelques semaines ! Mais qu’est-ce qu’on organise comme enterrement de vie de célibataire, quand on est une bande de filles plutôt introverties et fans de littérature ?
Nelly a la réponse ! Pour l’enterrement de vie de jeune fille de Cécilia, elle embarque ses demoiselles d’honneur, Louise et Maï-Lan, dans un road trip en Ecosse, sur les traces de leur saga fantastique préférée, Time Turners, à la rencontre du couple phare Calum et Katerine.
Sur la route des Lochs, entre amitié, littérature, secrets et rires, les 4 jeunes femmes vont vivre un moment charnière à l’aube de leurs 30 ans, qui marquera leur vie à jamais…

Mon avis :

Cette lecture, c’est un peu le grand écart avec l’avis que j’ai posté hier.

Je sens que je ne vais pas me faire que des amies en l’écrivant, mais tant pis.

Il est des choses que j’ai aimées, il en est d’autres que je n’ai pas aimé dans ce livre. Je dis toujours que je ne conseillerai pas à un auteur de changer tel ou tel point du récit, c’est son livre, il ou elle sait mieux que moi ce qu’il a voulu dire. Mais en retour, l’auteur ou l’autrice doit accepter que je n’ai pas apprécié certains faits.

Tout d’abord, c’est un roman agréable à lire, il se lit très vite, puisque, après tout, il est question d’un enterrement de vie de célibataire (et non de jeunes filles, quoique la nuance soit très fine). J’ai aimé ce voyage en Ecosse, ses allusions à l’histoire de l’Ecosse, mêlant réalité et fiction puisque nous sommes sur les traces d’un roman, Time turners, qui me semble fortement inspiré par Outlander (jamais lu le livre, jamais vu la série, mais je connais beaucoup de personnes qui sont accro), des hauts lieux où se déroulent son action et celle de la série qui en est dérivée. Pour ce voyage, quatre amies sont réunies, qui sont très différentes. Quoique… à nouveau, si l’on creuse un peu…. Elles sont toutes les quatre passionnées de littérature. A une exception près, elles consomment très peu d’alcool. Elles ont toutes des relations amoureuses longues – Louise est en couple depuis sept ans, Nelly vit une relation à éclipse depuis quatre ans – elles sont toutes les quatre respectueuses et bienveillantes les unes envers les autres. Ce n’est pas si fréquent que cela, même si parfois, je me dis qu’il serait bon qu’elles se secouent les unes les autres – si, si, je ne suis pas une toute jeune trentenaire, mais une quadragénaire qui me demande ce que ces jeunes femmes deviendront dans dix ans, parce que, même si elles s’entendent bien, je ne suis pas certaine qu’elles soient toutes pleinement épanouies, que ce soit dans leur vie personnelle ou dans leur vie professionnelle. En relisant mon avis avant publication, je me suis fait la réflexion aussi qu’aucune n’avait d’animaux de compagnie : un détail, certes, mais un point commun tout de même.  Je me surprends même à me dire que je ne voudrais être à la place d’aucune d’entre elles, ce qui est un comble pour un roman feel good (et sans doute, aucune ne voudrait être à ma place ou à celle de mes amies).  La narratrice est bi, l’une de ses amies fait son coming out et cela se passe plutôt pas mal, tout se règle vite, assez vite d’ailleurs, les discussions franches ont lieu rapidement. Pourquoi pas ? Cependant, je me répète, aucune ne respire le bonheur absolu, pas même la future mariée : elle et son fiancé, même s’ils s’aiment, craignent de mener à bien leurs rêves parce que cela ne plairait pas à leurs familles. La quadragénaire que j’ai vue en a croisé des couples, qui ont renoncé à leurs rêves communs. Bilan : ils ne sont plus en couple.

J’en viens à ce qui m’a gênée, c’est la charge contre JK Rawlings, que je trouve exagérée. A été collée sur l’autrice d’Harry Potter l’étiquette de « transphobe ». Bon. Que la narratrice dise qu’elle a été déçue, je peux l’entendre. Qu’elle souhaite continuer à aimer Harry Potter pour tout ce que ce livre lui a apporté et faire comme si cette série n’avait pas d’auteur, non. Pour moi, cela ne passe pas. Pour quelques phrases, peut-être maladroites, on balaie la somme de travail que l’autrice a fourni pour écrire cette série de sept livres et apporter du bonheur  à tant de personnes  ? C’est un peu un comble pour une aspirante autrice (je parle de Nelly, le personnage qui prononce ces mots). Etre féministe, c’est une chose, jeter la vindicte sur une femme, s’en est une autre.

PS : avis relu. Et je ne changerai pas ce que j’ai écrit.

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