Les résistants de Dieu Chrétiens, juifs et musulmans unis contre le nazisme en France occupée par Jean-Paul Lefebvre-Filleau

Mon avis : 

Merci aux éditions du Rocher et à Netgalley pour ce partenariat.

J’ai mis du temps à lire ce livre, j’ai mis du temps à chroniquer ce livre et, en me relisant, je me dis qu’elle est vraiment brève eu égard à mon ressenti. J’avançais vraiment chapitre par chapitre, prenant le temps de digérer ce que je lisais. Il faut dire que je ne pense pas que l’on puisse aller vers ce livre, lire ce livre si l’on n’est pas intéressé par le sujet, pas forcément celui de la religion  : je suis croyante, ce n’est pas un secret, et anticléricale, cela n’en est pas un non plus.

Ce livre est une somme, qui commence par la montée du nazisme en Allemagne et nous emmène après la seconde guerre mondiale, nous montrant ce que sont devenus ceux qui sont évoqués dans ce livre – ceux dont le destin ne s’est pas terminé brutalement, violemment, cruellement avant ou pendant la guerre. La bibliographie est particulièrement étoffée, et indispensable pour toutes celles et ceux qui auraient envie d’en savoir plus sur telle ou telle personne, elles sont extrêmement nombreuses.

Et si ce livre parle des résistants, il parle aussi des collaborateurs, et je ne parle pas ici de ceux qui ont fermé les yeux, détourné le regard, non, je parle de ceux qui étaient convaincus de la justesse de leur cause. Relire leurs discours, les articles publiés à l’époque est édifiant aussi. Lire ce qu’on fait toutes les personnes qui se sont levés contre le nazisme aussi. Le livre ne parle pas que de la France, il parle aussi abondamment de la Pologne – pays auquel je suis attachée, puisque sans la seconde guerre mondiale, je ne serai pas là à écrire cet avis. 15 % des polonais sont morts, est-il précisé. Cela l’est très rarement.

Oui, des catholiques se sont élevés contre le nazisme, des prêtres, des évêques aussi. Cependant, pour moi, ce sont avant tout des personnes qui ont agi avec courage et conviction, ce n’est pas leur religion que je retiens. Dans le chapitre sur le STO (l’un des derniers, de mémoire), l’on déplore que les ouvriers se soient détournés de la religion – tout comme certains, en 1940, disaient que la défaite de la France avait été causée parce que la France s’était détournée de Dieu. Je me répète : il est des prêtres qui sont très bien, mais pour moi, ce n’est pas parce qu’ils sont prêtres qu’ils sont des hommes bons, ils le sont, par leurs actes, point.

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