Hybride T1 – La Levée du voile par Gwendoline Vervel

Présentation de l’éditeur :

Depuis dix ans, Margot Pommery est exilée dans un pensionnat au fin fond du Vercors. Sa mère, Adélaïde, l’a tenue éloignée de son foyer pour la punir d’un tragique événement, dont elle la tient pour responsable.

Contre toute attente, Margot est pourtant rappelée chez elle en Champagne, pour passer l’intégralité des vacances d’été. Alors qu’elle s’apprête à affronter sa mère, la jeune fille ignore encore les réelles motivations de cette dernière. Car le jour de son seizième anniversaire, Margot doit devenir un être spécial : une elfide. Une malédiction, selon sa mère.

À la fois descendante des elfes et des druides, gardienne d’un savoir ancestral et puissante guerrière en devenir, Margot doit se battre pour assumer sa différence et la faire accepter aux autres. À l’aube d’un destin fantastique et dangereux, la jeune fille peut compter sur ses amis de toujours, Violette et Baptiste, pour affronter avec elle les sombres secrets familiaux et le retour du légendaire tueur d’elfides : le Dépeceur sanguinaire immortel…

Merci aux éditions Scrineo et à Netgalley pour leur confiance.

Mon avis : 

La difficulté n’est pas tant de rédiger un avis, plutôt de savoir si j’ai apprécié ce livre ou pas. Je l’ai lu, rapidement une fois que je l’ai commencé, j’ai voulu savoir comment aller évoluer l’intrigue, et j’ai envie de connaître la suite. Bref, j’ai apprécié cette lecture, même si elle s’écarte de mon genre littéraire de prédilection, à savoir les polars.

Le point fort est la construction de l’intrigue. Nous sommes dans le premier tome d’une trilogie, et parfois, le décor est long à être planté, la mise en place de l’intrigue l’est encore plus, je ne parle même pas de la présentation des personnages et des liens qui les unissent. Rien de tout cela ici, et pourtant, les personnages sont clairement campés, les liens entre les personnages aussi, tout cela à travers le prisme du regard de Margot, l’héroïne de ce roman. Comme une jeune fille du temps jadis, elle a été envoyée en pension à six ans, et n’en est ressortie qu’à seize. Non, pas pour être mariée, pour découvrir un grand secret la concernant : elle est une elfide, ou plutôt, elle le deviendra à seize ans.

Non, je ne vais pas expliquer ce qu’est une elfide, parce que c’est très bien fait dans le récit. Ce qui est intéressant est que la filiation elfide est uniquement féminine : seule une femme peut transmettre ce pouvoir, elle seule décide ce qu’elle décide de révéler ou pas à sa fille (elles ne peuvent avoir que des filles), elle seule décide de l’éducation qu’elle lui donne. Margot découvre en même temps que le lecteur toutes les possibilités que cela offre, tout ce que cette règle a entraîné comme conséquences dans sa propre vie. Attention ! les femmes n’ont pas le monopole de ce savoir qui se transmet de mère, voire de grand-mère, grand-tante en fille, les elfides descendent aussi des druides. La Nature est au centre de leurs missions. Et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, Margot pourrait apprendre, avec les autres adolescentes, à utiliser ses pouvoirs sereinement avec professeurs et tuteurs, elle pourrait même, en dehors de ses cours, mener la vie d’une adolescente ordinaire avec ses amis, assouvir sa passion de l’équitation, si les elfides n’avaient des adversaires bien décidés à les éliminer : les kryms. Entre autre. Leurs ennemis sont bien décidés à les anéantir, sans aucune pitié; Je le dis, certaines scènes, certains faits sont très durs à lire, que cette violence soit physique, morale, ou les deux à la fois. Oui, je revendique le fait d’être peu sensible – à tout ce qui ressemble à de la guimauve, au mélo. Mais les scènes auxquelles je fais allusion sont fortes, percutantes, laissent des traces à la lecture, et montre bien à qui les elfides ont à faire, à des êtres qui aiment sincèrement faire mal, faire le mal et qui y prennent un véritable plaisir, sans demi-mesure aucune. Je reconnais une bonne saga à la qualité de ses « méchants », aux interactions qu’ils génèrent avec autrui : autant vous dire que nous sommes bien partis. De plus, le fameux « camp du bien » a peut-être aussi des choses à cacher, voire des défauts qu’il faudrait corriger, avant qu’il ne soit trop tard.

Une saga à découvrir.

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